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"À Paris, place au peuple !"

Sur la délibération portant sur les modifications relatives aux subventions de la Ville aux caisses des écoles pour la restauration scolaire.

Mes chers collègues, Madame l’adjointe au Maire Colombe BROSSEL, nous tenons vraiment à vous exprimer toute notre satisfaction au nom du groupe Communiste et des élu-e-s du Parti de Gauche vis-à-vis de cette délibération.

 

Après la réforme de la tarification de la cantine scolaire de mai 2010, nous passons enfin à l’étape de la péréquation sociale des subventions de la ville aux caisses des écoles et donc, c’est une délibération pour nous très importante. Pour notre groupe, c’est une question de justice sociale importante.

 

Depuis le début de la mandature, nous avions à plusieurs reprises exprimé notre souhait que de telles réformes soient mises en place pour garantir à la fois l’égalité et la qualité dans l’assiette de tous les élèves parisiens de maternelle, primaire, collège et en même temps, voilà une vraie politique de justice sociale dans, à la fois les tarifs et en même temps les péréquations financières de la Ville. Nous en prenons aujourd’hui vraiment le bon chemin : c’est une très bonne chose.

 

Eh oui, n’en déplaise à l’opposition municipale, demander la même participation financière aux familles dans toutes la Capitale et la calculer en fonction des revenus, c’est de la justice sociale !

 

Oui, calculer les subventions accordées par la Ville aux caisses des écoles en fonction notamment des recettes de ces caisses, et corriger les fortes disparités liées aux revenus des familles d’un arrondissement à l’autre, c’est aussi de la justice sociale !

 

Nous avons donc eu raison des multiples vœux présentés, et les associations de parents d’élèves qui ont porté également ces aspirations peuvent se réjouir d’avoir été entendues par la Ville, par notre majorité, par Mme BROSSEL, et que tous les débats et mobilisations qui ont été menés ont porté leurs fruits.

 

Quand la droite continue à s’y opposer, elle dévoile bien sa vraie logique : chacun pour soi en fonction de ses moyens, et peu importe que ce soit la santé et l’équilibre alimentaire d’enfants dont il est question, peu importe si cet équilibre est déterminant pour leur épanouissement et leur réussite scolaire !

 

Je peux vous le dire : dans un arrondissement comme le 20e, le repas du midi est bien souvent le seul équilibré pour un grand nombre, et nous savons pertinemment que ces situations ne sont pas les mêmes dans les autres arrondissements.

 

Alors, je comprends que les maires soient attachés à faire le maximum et essayent d’avoir les moyens maximums, mais nous devons absolument avoir le sens de l’intérêt général pour l’ensemble de la capitale, et pas simplement opposer les intérêts d’habitants d’un arrondissement par rapport à un autre. Et cette réforme permet véritablement d’y contribuer et de penser l’intérêt général de l’ensemble des enfants, quelle que soit leur localisation géographique.

 

Madame la Maire, vous nous avez aussi expliqué qu’un des facteurs les plus discriminants dans la disparité des coûts de revient des repas était parfois lié à la taille des établissements, et donc des arrondissements et de son impact sur les prix à l’achat des aliments servant à la confection des repas.

 

Pour y remédier, vous avez, lors de différents échanges que nous avons pu avoir, envisagé que la Ville puisse accompagner les caisses, et notamment aider les petites caisses à se regrouper pour effectuer leurs achats, et nous pensons que c’est une bonne chose.

 

Je me permets quand même de réagir : si nous avions tous ici, dans tous les arrondissements, la volonté d’instaurer un service public municipal de la restauration scolaire, prendre les commandes dans tout Paris serait d’autant plus efficace, mais nous savons que c’est un grand débat qui va se poursuivre.

 

Cette délibération ne se limite pas par ailleurs à fixer une compensation sociale. Elle propose que la Ville accompagne réellement les caisses, non seulement dans leur bonne gestion, la gestion des coûts, mais également dans la recherche de l’amélioration de la qualité des repas.

 

Chaque caisse va donc se voir proposer un contrat d’objectifs pluriannuel à l’issue de quelques mois d’échanges et co-élaboré avec les caisses.

 

Nous souhaitons que dans le cadre des discussions prévues avec chaque caisse des écoles concernant cette réforme du financement, le mécanisme de convergence des coûts vers une maîtrise des coûts de revient soit bien déconnecté de cette démarche qualité.

 

Le vœu que nous déposons dans ce sens vise à lever les éventuelles craintes, sans doute non fondées, nous le souhaitons, et du coup, par là même, préciser nos objectifs qualité même si je sais qu’ils seront à discuter dans leurs modalités d’application avec les caisses des écoles et, de fait, l’ensemble des partenaires.

 

Concernant la qualité dans l’assiette des élèves, nous souhaitons qu’en plus des produits labellisés ou issus de l’agriculture biologique, nous ajoutions le fait de favoriser les circuits courts de production, et qu’un travail soit bien mené avec le conseil régional – on en avait déjà parlé précédemment – pour encourager l’agriculture paysanne francilienne et aider à son développement.

 

Concernant la qualité du service, nous souhaitons que l’intérêt de la Ville ne se limite pas à la formation des personnels, même si elle est essentielle, mais que celle-ci soit par ailleurs qualifiante et puisse déboucher sur des évolutions de rémunération de carrière.

 

Mais on développe aussi d’autres aspects qui tiennent lieu à la déprécarisation des agents. Vous savez que plus de 90 % des agents, notamment de catégorie C – enfin, équivalent catégorie C -, dans les caisses des écoles, sont en situation précaire. C’est aussi lié à l’absence de service public de la restauration scolaire. J’ai peu de temps, donc je ne développe pas plus sur l’ensemble des personnels, mais il y a vraiment des revendications sur la question des salaires, sur les conditions et les temps de travail.

 

On propose également du coup, une réflexion, c’est-à-dire que ces agents des caisses, qui relèvent…

 

On me demande de conclure, j’aurais dépassé mon temps de parole…

 

Je termine… vous lirez le vœu qui est très précis là-dessus, voilà !
Enfin, nous intervenons aussi sur la question de la qualité du temps des repas, tant pédagogiques…

 

Je conclus : nous sommes ravis de voter pour cette délibération, qui est un vrai progrès pour la justice sociale.

 

Nous vous remercions, Madame BROSSEL, pour tout le travail accompli. Je vous en remercie.