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"À Paris, place au peuple !"

Pour une rue Robespierre à Paris !

Pour une rue Robespierre à Paris !

Plus de 220 ans après sa mort, il n’y a toujours pas de rue Robespierre à Paris, ni aucun lieu portant le nom de cet homme d’Etat.

Robespierre, l”’incorruptible”, pourtant, a été une figure décisive de la Grande Révolution Française et des premiers temps de notre République. Seul contre beaucoup, il s’est battu contre le vote censitaire, contre l’esclavage, contre la peine de mort, contre la guerre. Membre du gouvernement révolutionnaire, il a hérité d’une situation de crise absolue, et a agi avec probité, sens de l’Etat, dévouement à l’intérêt général et public. Beaucoup de nos représentants actuels feraient bien de s’en inspirer !

 

Sans occulter la réflexion critique sur son action, il est temps de sortir de la caricature de Robespierre “tyran sanguinaire”, dont tous les historien-ne-s sérieux ont montré qu’elle était fausse. Il est temps pour Paris de reconnaître enfin l’apport décisif de Robespierre, comme membre important de la Convention qui a fondé notre République, comme homme d’Etat, comme artisan de l’émancipation de notre peuple qui a été l’un des premiers à défendre des principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

 

Osons donner le nom de Robespierre à une rue, une place ou un autre lieu à Paris !

 

C’est ce que je demande dans un vœu que je défendrai au Conseil de Paris le 14 et 15 juin, poursuivant ainsi la bataille menée saous l’ancienne mandature par mon camarade Alexis Corbière et en parallèle aujopurd’hui à la proposition du groupe UDI-Modem de créer un parcours « Révolution française » dans l’espace public parisien. Des historiens spécialistes de la révolutions Française soutiennent ma démarche et souhaitent que mon voeu soit adopté.

 
Les historiens de la Révolution Française souhaitent que Paris honore la mémoire de Maximilien Robespierre par le nom d’une rue ou d’une place.

 

Courrier  de Jean-Luc Chappey, Vice-président de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Maître de conférences habilité à diriger les recherches, de l’Université de Paris 1- Panthéon-Sorbonne – Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066)- Institut d’histoire de la Révolution française

 

Madame la conseillère de Paris

mesdames et messieurs les maires adjoints de la ville de Paris

 

je me permets de vous écrire pour répondre à la lettre de madame Simonnet.

 

J’ai conseillé monsieur Eric Azières sur son projet et me permet d’appuyer avec conviction l’initiative de madame Simonnet concernant la demande d’inscrire le nom de Robespierre dans le paysage parisien.

 

Loin des caricatures ou de la vision idéalisée, je pense qu’il est particulièrement important de réconcilier cette figure centrale de la Révolution française avec la mémoire de Paris.

 

Depuis plusieurs années, des études menées par des chercheurs français et étrangers ont permis de revisiter en profondeur le rôle joué par Maximilien Robespierre au cours de la Révolution, insistant particulièrement sur ses positions novatrices entre les années 1789 et 1793. Ces recherches ont surtout permis de mieux situer cet acteur pendant la période du gouvernement révolutionnaire dite de la Terreur (1793-1794), en s’écartant des interprétations trop simplistes et caricaturales qui ont été construites au lendemain même de son exécution et qui n’ont cessé depuis le 19e siècle d’alimenter la légende noire encore vivante aujourd’hui[1].
Contrairement aux allégations qui ont été forgées par ses adversaires, Robespierre n’a jamais été le deus ex machina de la Révolution et, moins encore, un « dictateur ». Membre du Comité de Salut Public, soumis au contrôle d’une Convention nationale qui n’a cessé d’être l’organe d’expression de la souveraineté nationale, soumis aux règles d’un pouvoir toujours resté collégial,Robespierre a défendu, avec ses partisans, un réel projet politique principalement fondé sur la volonté de défendre et de construire une République dont le principe premier devait être l’égalité sociale. Héritier des Lumières, soucieux de promouvoir les principes de liberté avec ceux d’égalité, Robespierre a combattu en faveur d’une certaine idée de la République, fondée sur les principes de probité (on oublie trop souvent son rôle en faveur de la lutte contre l’arbitraire des représentants de l’Etat et des fonctionnaires) et de « vertu », prises de position qui lui ont valu d’être la cible d’attaques qui ont progressivement conduit à son exécution. Loin d’être le « monstre » ou le « buveur de sang » souvent décrit, Robespierre ne saurait constituer non plus une idole ou une personnalité exceptionnelle. Les biographies récentes qui lui ont été consacrées (Hervé Leuwers, Peter McPhee ou Jean-Clément Martin), les travaux sur les dynamiques politiques portant sur la période 1793-1794 (Michel Biard, Pierre Serna) ont montré que, comme les autres hommes politiques de son temps, Robespierre était le produit de contradictions, de complexités, mais aussi de véritables convictions républicaines qu’il convient aujourd’hui de faire mieux connaître au grand public. Le fait que la ville de Paris décide d’attribuer à une rue le nom de cet acteur politique constituerait un signe fort et un encouragement à tous ceux, enseignants, membres d’associations ou militants, tentent, depuis longtemps, de réconcilier la mémoire de Robespierre, l’un des acteurs incontournables des origines de la République française, avec celle des Parisiens.

 

[1] Marc Belissa et Yannick Bosc, Robespierre. La fabrication d’un mythe. Paris, Ellipses, 2013

 

Je vous remercie pour votre attention et pour le soutien que vous pourriez accorder à la démarche de Danièle Simonnet.

 

Veuillez agréer, mesdames, messieurs, l’expression de mes sentiments respectueux.   

 

Jean-Luc Chappey

 

Vice-président de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Maître de conférences habilité à diriger les recherches

Université de Paris 1- Panthéon-Sorbonne

Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066)

Institut d’histoire de la Révolution française

 

Courrier de Pierre Serna, Professeur d’histoire de la Révolution française à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

 

Madame La Conseillère municipale de la ville de Paris

Mesdames et Messieurs les maires adjoints de la ville de Paris

Sollicité par Madame Simonnet,

Je ne puis qu’abonder dans le sens de mon collègue Jean-Luc Chappey. Nous partageons le souci, débarrassés de toute forme de mythologie ou mythographie au sein de l’Institut d’histoire de la Révolution française , fondée en octobre 1937 par Jean Zay lui –même, d’enseigner les faits et d’éveiller les étudiants à une conscience citoyenne et critique par l’apprentissage du métier d’historien.

Quelques dizaines d’années auparavant, il ya 130 ans le conseil municipal de Paris en 1886, avait eu l’audace de voter le financement de l’enseignement de l’histoire de la révolution dans la Sorbonne Nouvelle, sous la direction d’Alphonse Aulard. L’Etat dut reconnaitre la valeur de l’initiative et décida de financer la chaire d’histoire de la Révolution française, en  1891.

Les réticences à enseigner la Révolution à la fin du XIX e siècle en Sorbonne n’étaient pas moins fortes  jadis que celle de reconnaitre aujourd’hui un espace dans Paris, comme dans d’autres villes,  qui dirait le rôle qu’a joué Robespierre comme homme politique, fondateur avec les autres  conventionnels de la République.

 

Je mesure le courage qu’il faudrait, qu’il faudra et que j’ose espérer vous aurez  pour voter cette proposition.  Néanmoins les travaux d’historiens de sensibilités différentes Australiens,  Français, italiens,  doivent vous aider à prendre cette décision et continuent de démonter  la légende noire d’un homme dictateur.

 

Robespierre hérita d’une situation qu’il n’avait point désirée, dirigea collégialement la France dans la pire des crises imaginables comme le reconnut le grand historien américain Robert Palmer etavec d’autres, se révéla homme d’Etat au moment de fonder un programme pour la République et une défense des valeurs qui, encore aujourd’hui, nous unissent et tissent les liens du vivre ensemble républicain.

Mon collègue Jean Luc Chappey a travaillé sur le programme éducatif de la Convention, sur le lien entre le monde des savants et l’éthique politique voulue en l’an II.  J’ai eu la chance de travailler récemment sur la politique sociale de Robespierre et sa volonté de penser  les moins favorisés au cœur d’une république qui ne laisserait aucun citoyen sur le côté du chemin au nom de son infortune.

Probité, sens de l’Etat, pensée du bien général et publique ont aussi mené Robespierre  avec toute une cohorte de personnes, hommes et femmes aussi présentes autour de lui et agissant de façon concrète dans le Paris du gouvernement révolutionnaire.

Nommer un espace « Robespierre » au-delà du courage  citoyen qui honorerait les promoteurs de cette initiative serait un acte civique, un acte pédagogique, un acte de projection dans le futur d’une république démocratique et d’une démocratie républicaine toujours à perfectionner dans un horizon d’idéalité que la ville de Paris pourrait afficher.

 

Paris n’a pas moins d’audace aujourd’hui qu’il ya 130 ans!

 

Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations les plus cordiales et citoyennes

Pierre Serna

Professeur d’histoire de la Révolution française à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

 

7 Comments

  1. Réponse à Michel Franza à propos d’une rue Robespierre à Paris (Blog du Nouvel Obs)

    Non, Monsieur Michel Franza, la perception de notre Histoire de France n’est pas figée dans la glace !
    Elle ne doit pas pour l’éternité se borner à relayer les délires de l’abbé Proyart, de Galard de Montjoie, de Gaxote, et autre Furet !

    Votre (trop) long article paru dans le blog du « Nouvel Obs » reprend benoitement l’entreprise de dénigrement
    et de calomnies qui noircissent la mémoire de Maximilien Robespierre depuis le 28 juillet 1794.

    Il est dommage Monsieur Michel Franza, qui représentez les intellectuels et le milieu des historiens, ne vouliez regarder notre passé commun que par le bout de la lorgnette qui vous convient le mieux.
    N’avez-vous pas eu l’impression de perdre un peu de votre temps en voulant nous resservir « la soupe anti-Robespierriste », ce “préchi-précha” rabâché depuis si longtemps.
    Oui, car il s’agit bien de perte de temps : depuis plus deux-cents vingt-deux ans, des milliers de pages ont été noircies dans le but d’accabler l’Incorruptible.
    Oui, j’ai bien dit des « milliers de pages » qui, fussent-elles à charges ou à décharge, constituent une formidable biographie consacrée à Robespierre.
    Vérifiez ceci Monsieur Franza, avant d’affirmer péremptoirement
    « il n’est pas un sujet, car peu de biographies lui ont été consacrées ».
    Curieuse analyse de la part d’un historien…

    Oui, j’ai bien dit l’Incorruptible – ce sont ses contemporains qui l’ont gratifié de ce surnom – car il s’agissait d’un homme de bien, soucieux de la légalité, respectueux envers les plus humbles et les plus démunis, qui a toujours su faire preuve d’abnégation et qui n’a jamais recherché un quelconque enrichissement personnel.
    Mais, peut-être, vous qui affirmez « Robespierre est le fils indigne d’une République française », préférez-vous des Danton, Tallien, Fouché, et les exemples contemporains de ces acabits ne manquent pas.

    Vous avez su étayer votre réquisitoire en faisant appel à Mirabeau, (bel exemple de probité de de vertu !) Furet, Mona Ozouf (ou la manière intellectuelle de dénigrer l’œuvre de la Révolution française !) vous avez cité Jean Jaurès, mais que n’avez-vous rappelé la formule de ce grand tribun :
    « Sous ce soleil de juin 93 qui échauffe votre âpre bataille, je suis avec Robespierre, et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. Oui, je suis avec lui parce qu’il a à ce moment toute l’ampleur de la Révolution. »

    « Robespierre, c’est la négation des droits de l’Homme » écrivez-vous. Révisez vos cours Monsieur Franza !
    Relisez les discours de Robespierre contre les peines infâmantes, contre la peine de mort, pour défenses des Juifs et des comédiens, contre la guerre, contre les exactions et les pillages, pour le vote pour tous les citoyens, quelle que soit leur richesse, contre les inégalités de toutes sortes, relisez le discours du 5 février 1794 « sur les principes de morales politique » pour lesquels bon nombre de nos actuels politiques devraient s’inspirer :
    « Nous voulons un ordre de choses où toutes les passions basses et cruelles soient enchaînées,
    toutes les passions bienfaisantes et généreuses éveillées par les lois ;
    où l’ambition soit le désir de mériter la gloire et de servir la patrie ;
    où les distinctions ne naissent que de l’égalité même ;
    où le citoyen soit soumis au magistrat, le magistrat au peuple, et le peuple à la justice ;
    où la patrie assure le bien-être de chaque individu,
    et où chaque individu jouisse avec orgueil de la prospérité et de la gloire de la patrie ;
    où toutes les âmes s’agrandissent par la communication continuelle des sentiments républicains,
    et par le besoin de mériter l’estime d’un grand peuple ;
    où les arts soient les décorations de la liberté, qui les ennoblit ;
    le commerce, la source de la richesse publique,
    et non pas seulement de l’opulence monstrueuse de quelques maisons. »

    « Il synthétise les travers, les égarements, les excès et les crimes de la Révolution » pensez-vous.
    Revoyez le rôle de chacun des révolutionnaires, dont beaucoup « furent gavés de sang et de rapines » et sachez relativiser celui de Robespierre, visitez le Musée des Arts populaires de Cholet, le Mémorial des Lucs sur Boulogne et découvrez que les Vendéens, eux, ont su imputer les crimes sur les véritables assassins.

    Une rue Robespierre à Paris ou ailleurs vous serait intolérable, mais peut-être préfériez-vous des rues Thiers…

    Somme toute, Monsieur Franza, votre démarche n’a rien de nouveau ni d’original.
    Elle ne fait qu’abonder une campagne de dénigrement qui, plus de deux siècles plus tard dépasse le ridicule.
    Après la lamentable « reconstitution » d’un visage obstinément destinée à faire peur,
    après les « pavés » des Bourson, Artarit, Dingli, et d’autres…
    après les reportages visant à lui imputer le génocide vendéen,
    après l’acharnement pour empêcher de créer, voire débaptiser des rues à son nom,
    votre affligeant travail ne prouve qu’une seule chose :
    Robespierre est toujours là !
    Et il dérange toujours tous ceux qui veulent se servir de la République, plus qu’ils ne souhaitent la servir !

    Dominique RONDELOT

    Président de l’AMRID
    Association Maximilien Robespierre pour l’Idéal Démocratique

    21 juin 2016
    2 messidor an 224

  2. Il y a quelques années, certains avaient demandé au Maire de Paris Bertrand Delanoë de nommer une rue de Paris du nom de Robespierre, ce qui serait complètement légitime,en regrettant qu’il y ait une rue Thiers, le massacreur de la Commune. Il avait affirmé à l’époque qu’aucune rue de Paris ne portait ce nom.Or il y en a bien une dans le 16ème arrondissement. Gonflé, Delanoë!
    Aujourd’hui, les réticences (c’est un euphémisme) semblent toujours aussi fortes. Il faut continuer ce louable combat.
    Michel Beaune, provincial qui aime bien Paris(hormis sa pollution), adhérent à l’association des amis de Robespierre. http://www.amis-robespierre.org

  3. Chère Madame,

    Je ne soutiens pas spécialement vos idées mais je vous reconnais beaucoup de courage dans cette proposition qui est tout à fait logique d’un point de vue de l’Histoire de France. La République doit honorer un homme comme lui et nous avons beaucoup à apprendre de sa vision sur ce que doit être un homme politique. Il était un vrai républicain, sans doute trop républicain pour l’époque, et surtout un vrai patriote dans le sens le plus noble du terme. La caricature qui en est faite est grotesque, je l’ai toujours pensé, il suffit de lire ses discours et les dernières études des historiens.

    Bruno Roman
    Doctorant en Histoire

  4. Quelle honte Madame ! Pour moi qui ai perdu une partie de ma famille à ces guerres de Vendée, dont une famille de paysans, que les suppôts de Robespierre ont tué. Ils ont pillé et brûlé leur ferme avant de massacrer tout le monde, François mon aïeul 75 ans, égorgé, Jeanne, sa belle-fille, 34 ans, qui est aussi mon aïeule, égorgée, Marie 32 ans, son autre belle-fille, égorgée, ses cinq petits enfants âgés de 6 ans à 8 mois tous égorgés.
    Sur les 7 enfants, Madame Simonet, deux petits jumeaux ont survécu à leur blessures, dont mon aïeul Jean Louis, arrière grand père de mon père, 6 ans à l’époque, le laissant avec une oreille coupée, et nous sommes là pour le témoigner.
    Trois autres de ses petits enfants sont décédés à la prison du calvaire à Angers.
    C’est un des deux pères mon aïeul Jean qui avait été réquisitionné pour emmener du ravitaillement aux républicains d’Angers qui en rentrant dans sa ferme, a découvert toute sa famille baignant dans leur sang.
    Et beaucoup d’autres de ma famille ont connu le même sort.
    Nous sommes là aujourd’hui, nous les descendants de ces martyrs, pour témoigner.
    Pourquoi autant de barbarie ? Quel crime avaient commis ces petits enfants ? Dites le moi Madame Simonet ?
    Que la malédiction s’abatte sur cette république, née sur le sang de nos petits.
    Il n’y a pas de crimes qui ne restent impunis, cette république périra sur le sang de leur descendants.

  5. C’est du grand n’importe quoi… mais vous êtes fidèle à vous-même, Madame, depuis ces années 2000 où je vous ai découvert à la mairie de Paris… Je ne suis donc pas très étonné de votre énième coup de pub’ pour vous parer d’une étoffe que vous n’avez pas, celle d’une femme politique de premier plan.

    Sachez-le : Robespierre est un nom honteux, celui d’un tyran, d’un homme qui a massacré et souillé les idéaux et les belles lettres de la Révolution des Lumières, il a nié l’humanisme jusque dans ses tripes.

    Toute sa vie durant, sa pierre est restée brute. Au pouvoir, il a été le pire ennemi de la France et des Français que la France n’ait jamais connu, pire que la monarchie absolue, pire que toutes les horreurs que l’Histoire de France comprend.

    En faisant la promotion de Robespierre, vous faîtes la promotion d’une vision parcellaire, détournée, et violente de la Révolution.

    Cela ne va pas dans le sens d’une France apaisée.

    C’est la raison pour laquelle la sagesse devrait vous conduire à retirer ce voeu.

    Arrêtez de vouloir réécrire l’Histoire, vous n’êtes pas historienne, vous ne faîtes que de la politique de quartier.

    Robespierre a défendu la terreur, a combattu l’Etat de droit et a érigé la violence totalitaire pour défendre ses idéaux politiques officiellement et son pouvoir personnel avant tout, rien d’autre.

    Robespierre est le grand manitou d’une secte totalitaire de la Révolution. Pol Pot admirait d’ailleurs Robespierre…

    Le décret du 10 juin 1794 qui institue la Grande Terreur précise en substance que chacun est suspect et même potentiellement coupable. Aucun système de défense n’était prévu. C’était le règne de l’arbitraire. C’est parfaitement contraire à la CEDH car vous n’êtes pas sans ignorer, Madame, que la France se doit de respecter le droit européen des droits de l’Homme…

    Par ignorance inculquée aux masses, puis par stratégie et par esprit partisan, une nouvelle fois, l’extrême-gauche fait honte à ce beau pays qu’est la France.

    Arrêtez de vivre dans le passé pour utiliser à votre profit ledit passé. Vivez dans la vie contemporaine, vivez la réalité, vivez la France moderne et la liberté ! Car oui, nous sommes dans un Etat de droit et dans un pays libre et jamais nous n’accepterons que des gens comme vous viennent ressortir les antiennes du passé.

    Vous êtes à l’image de votre parti, déconnectée totalement de la vie des Français. Quelle est leur préoccupation ? Robespierre ou leur sécurité ? Robespierre ou le terrorisme ? Robespierre ou le pouvoir d’achat ? Robespierre ou l’éducation de leurs enfants ? Robespierre ou la sérénité d’un pays en paix ? Robespierre ou la valorisation du marché du travail ? Jamais Robespierre !

    Vous paraissez jeune, Madame ; mais ce n’est là qu’artifice. Qu’est-ce que vous êtes surannée…

    Dr. Alexandre-Guillaume TOLLINCHI
    Docteur en Droit
    Enseignant universitaire en Droit

    • D’où parlez-vous ? Quelle chaire d’histoire vous autorise à donner des leçons !! Votre commentaire respire la bêtise, l’intolérance et l’ignorance.
      Vous ne pesez rien intellectuellement face aux historiens, des vrais et des reconnus par l’Université française, qui par leurs courriers soutiennent la démarche très honorable de Mme Simonnet.
      Un peu de modestie. Achetez vous donc un cerveau et plongez vous dans livres d’historiens reconnus et spécialistes de la période comme Jean-Clément Martin !!
      Au moins vous apprendrez des choses au lieu de nous imposer votre inculture historique.

  6. Je soutiens totalement la proposition car la grande bourgeoisie post thermidorienne n’a cessé de vouloir faire oublié celles et ceux qui à trente ans et moins en faisant certes des erreurs mais en voulant éradiquer corruption et privilège ont fait notre nation notre république
    Les noms des tueurs de la commune (Thiers et al) fleurissent sur nos plaques de rues
    Certains nombres de noms honteux figurent sur les plans comme les massacreurs delà colonisation nord africaine
    ET PAS LES LEURS
    Saint just Robespierre Couthon et les autres doivent être reconnus .

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  2. Conseil de Paris 13-15 juin : dossier de presse - Danielle Simonnet - Conseillère de Paris et Coordinatrice Nationale du Parti de Gauche - […] La caricature de Robespierre en “tyran sanguinaire” est un mensonge. Le vœu que je dépose pour une rue ou…

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