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"À Paris, place au peuple !"

Question d’actualité sur les personnes en situations de handicaps environnementaux liées à l’électro-hypersensibilité

Ecoutez, Madame la Maire, je commencerai par dire que je suis profondément scandalisée par le débat qu’il y a eu sur Vélib’ précédemment, pour la simple et bonne raison que, quand je me posais la question ou pas d’une question d’actualité sur Vélib’, on m’a certifié que dans le marché d’appel d’offres, il y avait bien une clause de reprise des personnels et que donc, sous réserve de l’issue du marché d’offres, il n’y avait absolument aucune inquiétude.

Or, je découvre dans les interventions des uns et des autres que finalement dans le marché, vous n’avez mis qu’une clause : “inciter à”. Je comprends pourquoi tous les élus ici regardent leurs chaussures, parce qu’évidemment il y a bien 315 personnes dont l’emploi est menacé.

Je vous le dis et le redis : Vélib’ serait en gestion directe, en vraie gestion directe, on n’aurait pas d’abord ce gaspillage énorme que l’on va avoir avec les bornes et les vélos, et on n’aurait pas cette mise en danger des 315 personnels.

Maintenant, j’en viens au fait de ma question d’actualité, mais je tenais à exprimer ce vif désaccord.

Ma question d’actualité porte aux situations de handicaps environnementaux que subissent les personnes électro-hypersensibles. Ma question d’actualité vise à vous suggérer, Madame la Maire, que la Ville de Paris expérimente la mise en place d’un immeuble “blanc” garantissant à ces personnes électro-hypersensibles un logement sans micro-ondes pulsées.

On a déjà plusieurs fois, et ce sera à nouveau dans la suite de ce Conseil, à aborder le problème des sources d’émissions de micro-ondes pulsées et les usages associés qui ne cessent de se multiplier, et qui vont connaître en plus un accroissement majeur avec, par exemple, le développement des villes dites “intelligentes” et la mise en place de la technologie 5G. Je ne parle même pas du problème du Linky qui fera aussi l’objet d’autres débats.

Ce sont des facteurs déclencheurs de l’électro-hypersensibilité au champ électromagnétique qui se multiplient et le nombre de personnes qui en sont victimes ne cesse d’augmenter de façon très préoccupante. Résultat : on se retrouve face à une situation de handicap lié à l’environnement.

Les personnes électro-hypersensibles, mêmes quand elles essayent de faradiser leur logement, se retrouvent dans des situations à ne même plus pouvoir vivre en ville, ne plus pouvoir se déplacer, ne plus pouvoir travailler normalement.

A travers ce vœu, je souhaite que nous prenions conscience de ce problème et que nous expérimentions, comme cela a pu se faire déjà en 2014 dans la banlieue de Zurich, avec la construction d’un bâtiment blanc adapté aux personnes électro-hypersensibles. Je souhaite que la Ville étudie la mise en place de tels immeubles blancs pour des personnes électro-hypersensibles avec interdiction de toute émission de micro-ondes pulsées à l’intérieur du bâtiment et une limitation de ces dernières aux alentours extérieurs proches, en faisant une zone à émissions limitées, et à créer à cet effet une commission spécifique à laquelle pourraient participer les personnes électro-hypersensibles, parties prenantes de ce projet, et les chercheurs qui travaillent sur cette question.

Je vous remercie.

 

Mme Danielle SIMONNET. – Je vais vous répondre sur la forme et sur le fond.

Sur la forme, je vous trouve assez discourtois, voire minable. Je vous explique pourquoi. Vous êtes très nombreux ici dans cette Assemblée à saluer le fait que, pour une élue comme moi qui suis un groupe à moi toute seule, je suis en capacité d’intervenir sur nombre de sujets et que, s’il y a une élue qui assiste du début à la fin du Conseil de Paris, c’est bien moi.

Je me suis absentée hier deux heures. Oui, j’étais invitée sur France Info. Je le reconnais amplement, la question de mon vœu, je l’ai traduite en question d’actualité. Mais je me dis qu’en reprenant quasiment mot pour mot le même texte, peut-être qu’à la deuxième lecture, vous feriez au moins l’effort de le lire.

Or, maintenant venons-en sur le fond. Sur le fond, Monsieur Julien BARGETON, vous répondez totalement à côté. On peut avoir une charte sur les ondes et, pour autant, malgré l’existence de cette charte, cette charte n’efface pas le fait que vous avez des personnes électro-hypersensibles qui ont par ailleurs une électro-hypersensibilité qui a été provoquée par l’exposition aux ondes pour la plupart et qui de toute façon subissent l’impact des ondes qui ne sont pas simplement les problèmes électromagnétiques liés aux ondes des opérateurs numériques mais de la multiplicité. En effet, cela peut être aussi lié à la Wifi, il y a plein d’autres choses ; quand vous discutez avec des personnes électro-hypersensibles, votre seul smartphone à côté d’elles peut provoquer des maux de tête.

Ainsi, l’expérimentation de bâtiments blancs ne contredit pas la charte que, par ailleurs, je n’approuve pas, certes, mais cela ne contredit pas la question de la charte. Je pense qu’au prochain Conseil de Paris, je représenterai à nouveau le même vœu sans doute mot pour mot, puisqu’en plus je ne l’ai pas écrit seule mais avec des associations de personnes électro-hypersensibles et peut-être que cette troisième fois, vous daignerez enfin la lire.

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