Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Sur la qualité de vie aux portes de Paris

Mme Danielle SIMONNET.- Cette délibération, si nous l’adoptions, que se passerait-il ? Pas grand-chose, en fait. Les mauvaises logiques de conception très néolibérale de la ville, c’est-à-dire considérer que l’on doit absolument avoir une capitale métropole centre qui joue l’attractivité, et donc, les portes, ce sont simplement les portes d’entrée pour aller vers le centre. Donc, toujours cette logique d’attractivité du territoire. Ce n’est pas ainsi que l’on doit repenser totalement les portes. Il y a tout de même cette idée qui est, hélas, très fortement marquée dans cette délibération, avec également le fait d’assumer de continuer avec le périphérique et la voiture.

Dans le même temps, il y a plein de choses avec lesquelles on ne peut être que d’accord, à savoir repenser la qualité de vie à ces portes. Comment peut-on mieux vivre à ces portes ? Bref, j’ai un peu l’impression qu’il n’y a pas énormément de choses qui changent. Il y a un bel exemple à travers l’aménagement de la porte des Lilas. Sur cette porte, il y a eu beaucoup moins de constructions, beaucoup moins d’hyper-densification. On a pensé “continuité espaces verts” et “équipements publics”, et non pas hyper-densification. C’est ce dont ont besoin les autres portes. Elles ont besoin aussi de penser cela.

Mme Danielle SIMONNET.- Voilà. Je ne voterai pas cette délibération.