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"À Paris, place au peuple !"

Primes aide sociale à l’enfance : Déprécarisons les agents de la Ville

 

Mme Danielle SIMONNET.- Nous étions déjà plusieurs à être intervenus sur le problème des éducateurs qui se voient supprimer les veilles de nuit, mais de la nuit complète et avec toute la perte de salaire qui va avec, mais aussi sur la non-reconnaissance de la spécificité pédagogique. Quand vous travaillez et que vous faites cela toute la nuit, il y a un rapport qui est autre et qui ne peut pas être interchangeable par n’importe quel professionnel. Il y avait visiblement un refus de la Ville d’entendre cela.

Maintenant arrive cette délibération qui permet une revalorisation de la prime d’internat, mais elle n’y répond que partiellement. Cette prime d’internat, c’est certes une réponse aux bas salaires des agents de catégorie C, c’est une bonne chose et cela faisait longtemps qu’elle était attendue. Sa réévaluation était nécessaire, car depuis 2002, je crois, elle n’avait pas été réévaluée. C’est dire le retard, vu ce que les agents de catégorie C ont dû subir aussi au niveau de l’inflation depuis ces 17 années sans revalorisation. Toutefois, le montant final n’est pas à la hauteur, on aurait dû avoir une augmentation bien plus conséquente. Il y a un vrai problème au niveau de la DASES qui va traiter différemment des agents à échelons et grades égaux, équivalents, puisqu’il va y avoir une différenciation du montant selon les modes de veille des établissements, et cela, c’est une première depuis 2002. Il me semble que vous ne fonctionniez pas comme cela avant. Est-ce que d’ailleurs c’est légal d’agir de la sorte ?

On est sur une compensation pour des cycles horaires décalés. L’agent doit s’inscrire dans un minimum de cycles par mois. En fait, la question, c’est celle du rythme et pas simplement du travail effectué ; c’est ce que cela provoque en termes de pénibilité. Ainsi, on ne va pas répondre, de fait, à travers cette prime, et c’est pour cela qu’il y a une majorité de syndicats qui ne sont absolument pas contents et qui, je crois mais vous me le préciserez, n’ont pas signé le protocole de négociation finale, car on ne répond pas à l’ensemble des problématiques. La perte des salaires de ceux qui ont perdu l’internat est extrêmement conséquente.

Je sais que c’est assez technique et je ne pense pas moi-même maîtriser tout cela, mais on a vraiment une difficulté sur les fonctionnaires de la Ville de Paris avec ce qu’ils subissent en termes de gel des salaires. C’est toujours le même problème, réagir inversement d’une prime, cela exclut en plus tous les agents contractuels, puisque la législation ne permet pas aux contractuels de pouvoir bénéficier des primes. On va avoir en plus cette injustice. Il est donc urgent de revaloriser ces primes, il est urgent également de déprécariser l’ensemble de nos agents, il est urgent – on le redit chaque année – de passer au ratio 100 % promus/promouvables pour qu’il y ait des augmentations de salaire, puisqu’ici nous ne pouvons décider du point d’indice.

Ainsi, même si c’est un effort qui n’avait pas été fait et qui était attendu depuis 2002, on est quand même totalement en deçà des attentes des organisations syndicales.