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"À Paris, place au peuple !"

Leur politique libérale, c’est le chaos !

Leur politique libérale, c’est le chaos !

 

Ce Conseil de Paris révèle à quel point la logique libérale qui vise à réduire les dépenses publiques, ne pas mettre les effectifs nécessaires dans les services publics et recourir au privé, peut générer un chaos de dysfonctionnements et de régressions. Dans la compétition entre les libéraux, si LR et Macronistes se livrent au “Hidalgo bashing” et si cette dernière essaye tant bien que mal de se démarquer du gouvernement, leurs politiques diffèrent peu.

Lors de ce  conseil de Paris, au travers de 35 interventions (sur des délibérations et en soutien à 22 voeux que j’avais déposés) je n’ai cessé de défendre nos services publics, leurs effectifs et la remunicipalisation.

 

La tonne de déchets ramassés par les entreprises privées coûte 15€ de plus que via la régie directe, alors pourquoi ne pas remunicipaliser la collecte des déchets à Paris ? Et Recruter de nouveaux éboueurs et agents pour le service de dératisation afin de garantir la propreté et la santé environnementale sur la capitale, n’est-ce pas plus utile que de dépenser 224.580 € pour un rapport via un institut de sondage ?

 

La privatisation du contrôle du stationnement est non seulement un fiasco complet mais saviez-vous qu’en plus, l’une des deux entreprises du marché, Streeteo n’est autre qu’une filiale du concessionnaire Vinci qui gère près de la moitié des parkings municipaux parisiens, pour lesquels ils enregistrent déjà 40 millions d’€ de bénéfices par an ? Ils encaissent donc les bénefs du contrôle du stationnement en surface et en sous sol de la capitale !

 

 

Pire, la course à la réduction des dépenses a conduit en catimini la mairie de Paris à supprimer les colonies de vacances. Parce qu’elle refusait de titulariser 5 vacataires, elle supprime son dispositif, en profite pour économiser 3 millions d’€ sur le dos des colos des enfants et des ados ! Mais la mobilisation des parents a bien l’intention de les contraindre à restaurer le dispositif : les 26 prestataires de la ville pour les colonies sont prêts à accueillir les enfants cet été comme les années passées. Et si la ville n’honore pas son marché, ce sont ces colos qui vont devoir licencier !  Dans le même temps, la ville hypocritement créé l’observatoire de la mixité scolaire et de la réussite éducative, alors que ces colos représentent le dispositif municipale qui respecte le plus la mixité sociale !

 

Le bilan social de cette politique ne cesse de s’alourdir. Des jeunes isolées étrangers laissés à la rue faute de place et en proie à un mic mac kafkaïen entre l’Etat et le département qui refusent à la fois de les reconnaître mineurs et en même temps de les prendre en charge comme majeurs. Les exilés affluent à Paris et le gouvernement entend piétiner le droit d’asile et remettre en cause le droit à l’hébergement d’urgence via l’instauration d’un tri inique dans les centres d’hébergement. J’ai également relayé à ce conseil les besoins d’effectifs des ASEM (Agents spécialisés des écoles maternelles), des bibliothécaires (notamment la bibliothèque de Vaclav Havel confrontée à des problèmes de sécurité, la nécessaire déprécarisation des vacataires des Cours municipaux pour Adultes. Des soignants en souffrance, parfois jusqu’au suicide à l’AP-HP, à cause du manque de moyen et d’effectifs à l’hôpital ; Des résidents d’EHPAD qui subissent des repas bâclés ou des toilettes négligées, une maltraitance institutionnelle potentielle, toujours du fait du manque de personnels. J’ai relayé également les batailles nationales contre la sélection à l’université via la réforme de Parcoursup, la défense des bureaux de poste dont nombre d’entre eux sont menacés à Paris.

 

Côté politique culturelle, j’ai dénoncé le faux “cadeau” de Jeff Koons que Paris devrait refuser. Financé par le mécénat, il sera de fait payé par les contribuables puisque la loi Aillagon permet de défiscaliser les dons à 66%. J’ai exigé des éclaircissements sur le coût pour la ville de la fondation d’art contemporain du milliardaire Pinault. Concernant le 104, j’ai émis l’hypothèse de dissocier les activités de gestion et d’exploitation commerciale  du lieu qui pourraient relever d’une régie directe de la ville et celles des programmations artistiques et culturelles qui devraient relever d’une gestion associative n’ayant pas à rechercher des recettes mais à promouvoir sur le lieu les manifestations artistiques et culturelles. J’ai par contre défendu les artistes et artisans locataires des Frigos dans le 13e qui sont en négociation sur la hausse de leurs loyers et des travaux que la ville doit effectuer. Je continue également de défendre la présence des forains dans la capitale comme la fête foraine de la foire du trône.

 

Cette politique est de fait totalement impopulaire. A. Hidalgo opère certains reculs, et tentent de les maquiller en mesures nouvelles. A l’instar du retour de la gratuité pour la carte Emeraude et Amethyste (supprimée en 2012 et explosion des tarifs dans le 1er budget d’Hidalgo de décembre 2014), hélas limitée aux revenus inférieurs à 2200€ par foyer ; de l’annonce de nouveaux postes créés pour le département chargé entre autres de la dératisation, après que la ville n’ait cessé de démanteler le service de santé environnementale ; de l’annonce de la réinstallation de 60 bornes de taxi alors que c’est la ville qui les désinstallées ou laissées à l’abandon depuis des années !

Innovation, ville connectée, économie collaborative :

A ce conseil, le nouveau conseil économique et social “Le conseil des générations futures”, a rendu un rapport de propositions sur l’économie collaborative. J‘ai pour ma part défendu l’idée que la ville devrait enfin s’engager à créer des sociétés coopératives d’intérêts collectifs, afin d’émanciper l’économie du partage des logiques prédatrices, pour les livreurs à vélo par exemple. Mais également dans le co-voiturage de trajets courts. La ville s’engage dans une expérimentation avec une start-up qui pour l’instant propose le service gratuitement, mais le restera t-il ? La ville soutient directement ou indirectement des entreprises et start-up innovantes. J’ai soulevé l’enjeu de conditionner les aides au respect du code du travail en relayant le scandale de la culture d’entreprise toxique à Quantic Dream, entreprise phare du jeu vidéo, localisée dans le 20e. Nous avons aussi pu aborder les questionnements liés à l’ouverture des données : La ville de Paris a été pionnière en lançant dès 2010 sa plateforme d’open data, le programme Data City. Mais l’enjeu doit être de bien garantir l’anonymat des données pour le respect des libertés individuelles et le refus de leurs exploitation lucrative. Dans le registre des innovations technologiques, le conseil a approuvé également l’expérimentation du dispositif “Pollutrack”, qui va permettre avec des capteurs mobiles embarqués sur la flotte des véhicules électriques d’Enedis, de capter notamment les données de particules très fines qui sont les plus toxiques afin d’en mesurer la pollution de l’air en temps réel.

 

Les questions écologiques se sont invitées à ce conseil comme à chaque séance. Une fois de plus j’ai ré-insisté sur l’enjeu de réduire les distances domicile-travail, de repenser l’aménagement du territoire pour garantir dans chaque bassin de vie la mixité d’activité entre emploi, logements, services publics et espaces verts. Mais les projets d’urbanisation de la métropole du Grand Paris, accéléré par les l’organisation des JO paris 2024 (dont la préparation via le COJO et la loi Olympique font craindre le pire) ne vont pas dans ce sens et vont aggraver l’artificialisation des terres, le processus de gentrification accéléré. c’est ce que j’ai dénoncé notamment au sujet des coopérations avec le département de Seine Saint Denis. Nos politiques de planification écologique ne doivent pas par ailleurs dépendre du bon vouloir des entreprises privées à investir dans un fonds verts et se refaire une réputation mensongère via un greenwashing habituel. Paris est par ailleurs une ville ultra dense, j’ai défendu la nécessité de préserver les terrains comme les TEP, terrains sportifs en accès libre non construits. J’ai également de nouveau relayé le refus des habitants du projet de grand Carrefour à l’emplacement de l’ancien Rectorat de Paris et relayé l’exigence d’une concertation réelle avec Icade propriétaire du bâtiment, la ville et le collectif citoyen Carton Rouge. J’ai aussi exprimé mon soutien aux commerçants situé au pied du théâtre du Châtelet qui protestent contre l’envahissement publicitaire des grandes bâches pendant les travaux.

 

Solidarité internationale contre la dérive fasciste en Turquie et laïcité !

Paris est la capitale des Lumières et se doit d’intervenir sur la scène internationale et le Conseil de Paris se doit d’assumer de traiter des questions internationales. J’ai obtenu un engagement de la ville à interpeller Macron et le gouvernement pour qu’ils condamnent l’attaque de la Turquie d’Erdogan contre Afrin. Les kurdes ont été et sont les meilleurs combattants contre Daech et leur expérience politique au Rojava, laïque, féministe, écologique et socialiste est unique dans la région et à soutenir. C’est aussi pour ce qu’ils incarnent qu’ils sont ainsi attaqués par le régime fasciste, nationaliste et islamiste de l’AKP d’Erdogan. Pendant ce temps, ici en France, une organisation étudiante a voulu interdire la représentation de la lecture spectacle du dernier livre de Charb, écrit juste avant qu’il soit assassiné par les terroristes islamistes avec l’équipe de Charlie Hebdo. J’ai obtenu l’adoption de mon voeu à l’unanimité du Conseil de Paris pour que tous les lieux, universités, théâtres qui s’engagent à assurer la représentation de “Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes” soient fortement soutenus et encouragés par la ville.

 

 
J’ai par ailleurs obtenu que la ville se déclare volontaire pour expérimenter un dispositif de récépissé pour lutter contre le contrôle au faciès, relayant ainsi la proposition de loi des députés de la France Insoumise.

 

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