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"À Paris, place au peuple !"

Place Jérusalem à Paris : une faute politique

Place Jérusalem à Paris : une faute politique

Place Jérusalem à Paris : une faute politique au mépris du droit international, de la paix et de la fraternité entre les peuples israéliens et palestinien. 

Mon communiqué de presse :

La décision de la majorité parisienne, par l’intermédiaire d’Anne Hidalgo et de son adjointe communiste Catherine Vieu-Charrier, de dénommer une Place “Jérusalem” à Paris est une faute politique. 

Un an après le déménagement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, en reconnaissance de Jérusalem comme capitale du seul Israël, comment cette décision de la municipalité aurait-elle pu paraître neutre ? Pour avoir l’assurance que cette Place soit un symbole de paix, et non de mépris du droit international qui stipule que Jérusalem doit être la capitale partagée de deux États de Palestine et d’Israël, j’avais défendu au Conseil de Paris un amendement proposant de préciser sous  “Place de Jérusalem” : “avec le vœu qu’elle devienne la future capitale de deux Etats”, conformément aux résolutions de l’ONU et à la position officielle de la France. Aucun des groupes de la majorité, dont le PCF, EELV et Générations, n’ont voté pour cet amendement, et je fus également la seule à voter contre cette délibération. 

Personne ne peut prétendre avoir été abusé. Chaque élu-e-s pouvait voter en conscience. Le lieu choisi, situé devant le futur siège du Centre européen du Judaïsme et à proximité du siège du Consistoire central, indiquait clairement l’assignation exclusive d’une seule religion à une ville pourtant considérée comme trois fois sainte, car contenant les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l’islam. 

Dans la continuité, l’inauguration de cette place prévue dimanche en présence du Maire de Jérusalem, fervent défenseur de l’annexion de Jérusalem-Est et de la politique de colonisation israélienne, et sans concertation aucune avec l’Ambassadeur de Palestine en France, est elle-même une provocation.  

En novembre 2014 un vœu avait été adopté à mon initiative, à l’unanimité moins une voix, pour que “la France reconnaisse l’État de Palestine et que cette reconnaissance accompagne la négociation entre ces deux états afin qu’ils vivent, l’un et l’autre, en paix et en sécurité avec des frontières mutuellement et internationalement reconnues.” La Place de Jérusalem tourne de fait le dos aux positions d’hier au service de la paix, du respect du droit international et de la fraternité entre les peuples. 

C’est pourquoi je participerai au rassemblement organisé ce dimanche 30 juin à partir de 15h Place Maréchal Juin, Terre plein à l’angle de la rue de Courcelles et de l’Avenue de Villiers , initié  par le Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

 

Cliquez ici pour lire mon amendement (rejeté) et mon intervention pour que le nom de la place mentionne le souhait que Jérusalem soit la capitale des deux États d’Israël et de Palestine.

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