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"À Paris, place au peuple !"

Sur les pigeonniers à Paris

Mme Danielle SIMONNET.- Je trouve qu’en trois mandatures, on a peu évolué finalement sur le sujet. On a peu évolué sur le sujet parce qu’on ne découvre pas aujourd’hui les solutions. On les connaît depuis longtemps : il faut à la fois développer les pigeonniers et dissuader les gens de nourrir les pigeons pour que l’alimentation des pigeons se fasse dans les pigeonniers. Ensuite, il est tout à fait possible de contribuer à secouer les œufs des pigeons pour ne pas avoir de petits pigeons ; c’est pour la stérilisation des pigeons et des associations le font très bien. Il est donc possible de résoudre ce problème et de pouvoir à la fois suivre la population des pigeons, sans être dans une logique de tuer des pigeons.

Puis on est aussi en capacité de travailler à la modification du regard que les hommes et les femmes portent sur les pigeons. Non, les pigeons, pas plus que les rats d’ailleurs, ne sont des dangers sur la ville et ne doivent organiser la peur sur la ville, sur la transmission de tout un tas de maladies. Il faut bien sûr surveiller, accompagner et vérifier mais il est tout à fait possible de réguler.

Je tiens d’ailleurs à signaler que je soutiendrai l’excellent vœu du groupe Ecologiste qui insiste justement sur le fait qu’il vaut mieux travailler avec les associations qu’avec des entreprises privées. D’abord parce qu’avec une entreprise privée, on n’a jamais la garantie de son intérêt premier. Est-ce que son intérêt premier est d’encaisser l’argent que vous lui donnez ou vraiment de travailler au suivi de la population des pigeons ? Je pense que les associations sont beaucoup plus motivées pour effectuer un travail sérieux dans ces pigeonniers, avec aussi tout le travail de sensibilisation de la population adossé à cela.

Maintenant, franchement, trois mandatures et on en est là. On a si peu de pigeonniers, si peu de moyens accordés et je trouve cela vraiment regrettable. Je me souviens que la première fois que l’on en avait parlé, c’était dans un Conseil d’arrondissement du 20e sur la première mandature de Bertrand DELANOË. Certains riaient, évidemment cela faisait sourire. Aujourd’hui, alors que l’on connaît l’ensemble des solutions potentielles, je trouve qu’il serait temps que l’on s’adosse réellement au sujet.

Je vous remercie.