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"À Paris, place au peuple !"

Pas un jeune à la rue !

Pas un jeune à la rue !

 

 

Depuis plusieurs jours, un campement de solidarité avec les Mineurs Isolés Etrangers est installé chaque soir sur le stade situé sous le métro aérien face à la Paomie, 127 boulevard de la Villette.

 

Car tous les soirs, des jeunes se retrouvent à la rue alors qu’ils devraient être pris en charge par le Département ou par l’Etat :

 

–       Par le Département parce qu’ils sont mineurs, ou parce que leur demande de prise en charge par l’Aide Sociale à l’enfance est en cours d’évaluation, ou parce qu’ils sont mineurs ou majeurs, mais scolarisés,

 

–       Par l’Etat parce qu’ils sont majeurs et que l’Etat a l’obligation d’assurer le droit à l’hébergement et le droit au logement.

 

Je demande au Département de Paris et à l’Etat d’assumer leurs obligations,  telles que définies par la loi, rappelées par le Conseil de l’Europe et le défenseur des droits,  dans la mise à l’abri et l’accès aux droits de tous ces jeunes. 

 

Le PS dirige la département et le gouvernement, qu’il cesse de se défausser de ses obligations en répondant par de la répression. 

 

Je participerai ce soir à 20h au rassemblement de soutien devant le 127, boulevard de la Villette.

 

 

 

 

 

Communiqué de presse unitaire : 

Depuis le 17 mars, des mineurs dorment dans la rue, devant la PAOMIE, 127 Bd Jean Jaurès

RV ce soir (jeudi 19 mars) à partir de 20h, sur place
(Menace d’expulsion …)

Métro Jean Jaurès avec Mgr Gaillot, des représentants du  comité de soutien, des élus, les mineurs isolés en lutte ,   …

Chaque soir depuis mardi, des tentes, démontées à 7 heure chaque matin, sont installées devant le 127 Bd de la Villette, pour abriter les mineurs isolés à la rue. Une trentaine d’entre eux ont passé la nuit dernière sur place.

Les services de sécurité de la ville de Paris sont passés mercredi soir, menaçant les jeunes de les expulser ce soir.
Les jeunes restent ensemble pour se protéger des agressions de la rue. Où vont ils aller ?

C’est pourquoi nous appelons à nous rassembler ce soir, à partir de 20h, avec le soutien notamment de DAL et de “115 des particuliers” …

 

La mobilisation se poursuit, depuis décembre 2014 devant la PAOMIE (permanence d’accueil et d’orientation des mineurs isolés étrangers), pour soutenir les mineurs isolés. 100 à 200 repas sont distribués chaque jour depuis fin décembre par l’association “115 du particulier”.

Ahmed a été amputé d’un oeil, lundi 2 mars. Il trainait une infection depuis plusieurs semaines. L’ASE a estimé arbitrairement le 18 février qu’il n’était pas mineur. Encore un rejet basé sur des éléments subjectifs et infondés, provoqué par des considérations budgétaires.
Beaucoup de mineurs sont l’objet de ce traitement brutal qui les place dans la marginalisation total : en effet, s’il ne sont pas reconnus mineurs en France, ils ne sont pas non plus reconnus majeurs, et ne peuvent donc faire une demande d’asile  …

Quoiqu’il arrive, Ahmed aurait du bénéficier de l’assurance maladie, jusqu’à la décision de l’ASE de Paris, ce qui n’a pas été le cas. La responsabilité de l’ASE 75 est donc engagée.

D’autre part de plus en plus de mineurs dorment dans la rue, à nouveau, et la situation devrait se dégrader avec la fermeture prochaine des gymnases. Certains sont accueillis dans des locaux associatifs, faute d’hébergement.

Jeudi 26 février, près d’une centaine de mineurs avec le soutien des associations et organisations à leurs cotés, avaient occupé la PAOMIE, afin de faire valoir leur droit à un accueil décent et inconditionnel, violé quotidiennement par les institutions !
Mais la lutte va continuer, malgré les représailles après cette occupation, car les jeunes sont de plus en plus solidaires.

Samedi 7 février, les mineurs isolés de la PAOMIE, et le comité de soutien ont rejoint en manif, le rassemblement des lycéens sans papier  et leurs soutiens  devant l’hôtel de Ville, dans une volonté de convergence..

De plus, comme chaque dimanche depuis le début de l’année, le collectif de soutien organise un rassemblement dimanche prochain, à 16h.

Dimanche 22 mars et 29 mars, gouters festifs  à partir de 16h
Moment de fête et d’échanges,

 

APPEL  de janvier 2015:
SOLIDARITE avec les MINEURS ISOLÉS À LA RUE : APPLICATION DE LA LOI !

(1er signataires)  115 du particulier, CDSL, CNAFAL, DAL, GISTI, MRAP 75, Solidaires …
Avec le soutien de : EELV, NPA, PG …

À Paris, des centaines de jeunes, mineurs, isolés et étrangers sont en danger. Ils ont froid,  ils ont faim, ne peuvent se soigner, se déplacer, ni se scolariser, ils sont exposés à la violence de la rue;
Ils  ont fuit leur pays soumis à des guerres, au pillage économique, à la misère. Quand ils arrivent , ils sont laissés en plein dénuement, souvent plusieurs semaines, livrés à violence de la rue …
La Ville de Paris, comme chaque département, a pourtant l’obligation légale de protéger les mineurs et les jeunes majeurs, de subvenir à leurs besoins : c’est la loi !

Au lieu de cela, ils sont triés, mis en doute quant à leur âge et à leur parcours. Beaucoup sont classés arbitrairement dans la catégorie des majeurs sans aucun droit.
La « PAOMIE », 127 Bd de la villette à Jean Jaurès, est l’organisme privé chargé de les « trier », de les accueillir et de les protéger le temps d’examiner leur situation. Elle est financée par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), administration départementale de la Ville de Paris
Lorsqu’ils sont reconnus et admis, ils sont mal pris en charge, des lycéens dorment dans la rue ou dans des foyers d’urgence de sans abri, d’autres sont hébergés ponctuellement puis remis à la rue, souvent sans aucune aide.

Alors depuis plusieurs mois des associations et des citoyens solidaires leur portent secours, et agissent concrètement : Des jeunes sont scolarisés, des repas chauds et des vêtements sont distribués devant la PAOMIE, des enseignants et des lycéens se mobilisent avec leurs camarades , des permanences juridiques et médicales sont créées, des rassemblements sont organisés …

La Ville de Paris sous la pression, a du ouvrir un gymnase la nuit pendant la vague de froid, pour mettre une partie de ces jeunes à l’abri, mais tout les matin ils sont remis dans la rue jusqu’au soir, sans moyens de transport, ni repas …

Organisons la solidarité concrète pour aider ces jeunes  tout en faisant pression sur les pouvoirs publics afin qu’ils respectent les lois qui protègent les mineurs  et qu’ils cessent les tests osseux, qui ne sont pas fiables !

 (1er signataires) :  115 du particulier, CDSL, CNAFAL, DAL, GISTI, Solidaires …
Avec le soutien de : EELV, NPA, PG

12e semaine de permanence devant le 127 Bd de la Villette, Paris 19e, 7h/20 h :

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