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"À Paris, place au peuple !"

Voeu de soutien aux personnels de la psychiatrie parisienne

Mon intervention : 

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Oui, toujours sur la psychiatrie parisienne, pour aller dans le sens de ce que disait la maire du 14e Carine PETIT, la situation est catastrophique.

Il faut comprendre que la marche forcée de la fusion des différents établissements, qu’il s’agisse de Maison-Blanche, de Sainte-Anne et Perray-Vaucluse, et qui a conduit à la suite au C.H.T., communauté hospitalière de territoire, à travers ensuite un groupement hospitalier de territoire, G.H.T. Et bientôt on se dirige vers un G.H.U., groupement hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences.

En fait, à chaque fois, dans l’évolution de ces fusions, ce qui se fait, c’est une réduction des effectifs, des moyens en deçà des besoins. Il ne faut pas croire que c’est simplement des temps d’attente, cela a des conséquences extrêmement profondes et graves.

Pour comprendre concrètement, par exemple, aujourd’hui, il faut savoir qu’il y a plus de 130 sites concernés par ces trois hôpitaux psychiatriques et énormément d’établissements et de structures.

Quand vous avez un jeune en situation de souffrance, par exemple, vous prenez une jeune fille en situation d’anorexie, pour avoir un rendez-vous dans un centre médico-psychologique (C.M.P.), pour un ado, il faut maintenant attendre entre 6 mois, voire un an, avant d’avoir un rendez-vous sur la Capitale. C’est totalement irresponsable parce que les familles qui en ont les moyens peuvent aller dans le privé, et toutes les autres sont dans une inégalité républicaine inacceptable.

Mais quand vous avez une situation aussi psychiatrique en urgence à Sainte-Anne, si vous n’avez pas assez de temps pour pouvoir vous occuper de convaincre, de mettre en confiance le patient pour le convaincre qu’il lui faut une hospitalisation, qu’est-ce qui se passe ? C’est le retour de la contrainte.

Voilà pourquoi la psychiatrie parisienne et l’ensemble des personnels sont en lutte, sont en grève et se mobilisent parce que c’est une question de principes fondamentaux de quelle psychiatrie humaine nous souhaitons.

Donc, à travers le vœu que je vous propose, il faut demander un moratoire, un moratoire sur cette fusion accélérée, et exiger une rediscussion, une renégociation avec l’ensemble des organisations syndicales sur la question du protocole qui est imposé, qui dégrade les conditions de travail et qui in fine dégrade les conditions de l’accès aux soins.

Je vous remercie.

 

Le groupe communiste intervient pour annoncer qu’il ne votera pas mon voeu, trop éloigné selon eux des positions des organisations syndicales…

 

Mme Danielle SIMONNET. – Ce n’est pas grave, mais, Monsieur BÉGUÉ, sachez juste que mon vœu, je le fais, je le rédige, je le fais corriger et s’y impliquent des représentants de différentes organisations syndicales qui sont par ailleurs impliquées dans le collectif de la psychiatrie parisienne.

Ensuite, vous êtes libre de faire ce que bon vous semble, bien évidemment. Je suis persuadée que c’est bien votre souci de respect des positions syndicales et non un quelconque sectarisme à mon égard qui vous anime.

Mais oui, je n’en doute pas, voyons, je vous connais bien.

Concernant le vœu de l’Exécutif, j’avoue que je ne comprends pas cette frilosité à interpeller la Ministre de la Santé, alors qu’elle est totalement responsable dans cette situation. On sait pertinemment que ces réductions de R.T.T. vont réduire le temps devant patient, la cause de la grande dégradation, et s’apparentent à une diminution d’effectifs. Je ne comprends pas pourquoi vous ne remettez pas en cause l’absence de discussions et de négociations réelles sur les questions du protocole social.

Je maintiens mon vœu.

 

Mon vœu : 

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