Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Ne confisquons pas la mémoire : pour un centre d’archives LGBTQI autonome !

Ne confisquons pas la mémoire : pour un centre d’archives LGBTQI autonome !

Le projet de création d’un centre d’archives LGBTQI date depuis près de 20 ans. La mairie de Paris, après avoir promis sa réalisation, n’a cessé de faire traîner le projet au mépris des personnes qui le portent depuis le début des années 2000.

Alors qu’un collectif s’était constitué pour porter le projet, devant faire l’objet d’une convention à venir, avec promesse d’un local et de subventions à la suite de voeux que j’avais présenté ainsi que le groupe écologiste de Paris, la Mairie a fait le choix de lancer un appel à projet, instaurant une mise en concurrence et sur une vision patrimoniale confiscatoire des Archives.

L’appel à projet de Centre de valorisation et d’archives LGBTQI+ lancé le 19 avril ne respecte pas le projet initial puisqu’il consiste pour la mairie à confisquer une partie du travail, faisant de ce centre un simple lieu de tri et stockage et ouvrant la porte à une dispersion de ces archives délégant leur gestion de fait en partie aux archives nationales.

Cette dépossession du projet n’est pas acceptable. Il est nécessaires de garantir une gestion communautaire de ces archives de la collecte, à la conservation, à la consultation et enfin à la communication. La Mairie de Paris n’a pas à dicter aux associations et personnes concernées comment faire mémoire. Leur place est en tant que partenaires, pour aider et permettre de la faire vivre, respecter les associations et leur liberté d’initiatives et non les déposséder de leur projet et de fait de leur mémoire et de sa gestion.

Ce lundi 3 juin 2019 lors de la conférence de presse du collectif des Archives LGBTQI, le collectif, constitué de dizaines d’associations LGBTQI, a annoncé qu’ils avaient décidé de ne pas y candidater et d’avancer la réalisation de leur projet quitte à faire sans la Mairie de Paris. L’appel à projet de la Mairie de Paris s’est clos le 24 mai 2019 sans aucune candidature.

La mairie va t-elle chercher coûte que coûte à réaliser ce projet sans les premiers intéressés ? Sur les enjeux LGBTQI, elle se réveille en ce mois de juin pour un fracas d’annonces alors qu’elle étouffe au quotidien les associations. La Mairie de Paris ne peut plus continuer d’avancer à rebours des volontés et exigences des citoyen·nes qui font Paris. Paris n’a pas besoin de “Pinkwashing” à un an des élections, ni de chercher à “contrôler” les projets associatifs. Qu’elle respecte la capacité d’auto-organisation associative.

Je soutiens le choix du collectif en faveur de la création d’un centre autonome d’archives LGBTQI, seule forme sous laquelle la mémoire peut vivre protégée des intérêts privés ou patrimoniaux.

Au travers d’un voeu présenté à ce Conseil de Paris, je demande à la Mairie de Paris de renoncer à cet appel à projet et de tenir ses engagements passés.

One Comment

  1. Intéressant que vous parliez de pinkwashing sur ce sujet alors que vous appartenez à un mouvement qui prône le « ric » qui est une arme de destruction massive des droits des minorités, qu’un de vos députés a d’ailleurs sorti que la réforme du mariage civil pouvait faire l’objet d’un tel plebiscite et que votre figure de proue (on peut dire ça?) a parlé d’un « pari positif du malentendu » vis à vis de ce groupe de radicalisés toxiques qu’est lmpt.

    Votre soutien est intéressant mais vu les positions des melenchonistes, c’est aussi un bel exemple de pinkwashing.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *