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"À Paris, place au peuple !"

Sur les moyens donnés aux clubs de prévention

Mme Danielle SIMONNET.- Je voudrais, à travers ce vœu, réaffirmer d’abord tout notre attachement au rôle essentiel que jouent les clubs de prévention dans nos quartiers et nos quartiers populaires. C’est un travail déterminant que d’œuvrer en faveur de la protection de l’enfance, de l’adolescence, par l’éducation spécialisée. Cela se fait dans le cadre des missions du département. Pour revenir sur la définition du Code de l’action sociale et des familles, ce sont des actions de prévention de la marginalisation et d’aide à l’insertion dans des lieux où se manifestent des risques d’inadaptation sociale. On est face à une difficulté qu’il faut bien regarder en face, c’est qu’il y a un “turnover” énorme dans les clubs de prévention, me dit-on, qui n’est pas propre à celui dont mon vœu initial était l’objet, le GRAJAR.

Je voudrais, par ailleurs, préciser que pour être allée dans le quartier “Emile Bollaert-Rosa Parks”, dans le 19e arrondissement, j’ai rencontré des jeunes qui sont extrêmement attachés au travail qu’ont pu effectuer pendant des années leurs éducateurs, des jeunes pour qui ces rencontres avec un éducateur spécialisé ont changé sans doute leur vie, parce que, par des actions concrètes, des voyages, des initiatives, des projets, ils se sont mis à avoir à nouveau une estime d’eux-mêmes plus positive, à reprendre confiance, à être en capacité de se projeter et à construire, qui des passions, qui des parcours professionnels.

Ce rôle est déterminant. Je pense que l’on ne le redira jamais assez. C’est bien par le renforcement des moyens alloués aux clubs de prévention, aux centres sociaux, à l’éducation populaire, au mouvement associatif, à l’éducation, à la culture, que l’on permet justement aux quartiers humainement de se développer, et pas par des logiques sécuritaires.

Au moment où j’ai écrit ce vœu, on était face à une difficulté dans ce club de prévention, qui n’est sans doute pas propre à…

Mme Danielle SIMONNET.- On a 12 personnes qui ont soit démissionné, soit ont été licenciées en l’espace de 3 ans, sur 15. Madame la Maire adjointe, m’explique que ce n’est pas propre à ce club de prévention. Comment pouvons-nous, au niveau de la Ville, mieux accompagner les clubs de prévention face à ces difficultés ?

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