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"À Paris, place au peuple !"

L’évacuation n’est pas la solution : Substituons à la politique du tri, une politique d’accueil !

L’évacuation n’est pas la solution : Substituons à la politique du tri, une politique d’accueil !

L’évacuation du campement d’exilés dit du “Millénaire” s’est passé dans le calme ce matin mais le problème reste entier : la grande majorité des exilés sont des «dublinés» et se retrouveront à la rue dans 15 jours, sans étude de leur demande d’asile. Ce piétinement par la France du droit d’asile est inacceptable et irresponsable. La France peut et devrait examiner les dossiers de tous les demandeurs d’asile sur son territoire. Chaque Etat de l’Union Européenne a en effet la possibilité de ne pas appliquer la disposition du règlement « Dublin » sur le dépôt de demande d’asile dans le pays d’entrée, et de mettre en oeuvre souverainement la politique d’accueil qu’il souhaite.

 

Mais la priorité du gouvernement n’est pas la mise à l’abri et l’accueil mais l’expulsion. Sa loi Asile Immigration vise à durcir et restreindre plus encore l’accès à l’asile et à criminaliser l’immigration sans aucunement par ailleurs agir sur les causes.  Cette politique est inhumaine, absurde et inefficace.

 

Depuis 2015 plus de 35 opérations d’évacuation d’envergure se sont succédées sur Paris sans aucune anticipation et volonté d’appréhender réellement l’urgence humanitaire qui elle, va perdurer. Rappelons que cette évacuation intervient après deux décès de deux exilés aux abords du camps début mai qui auraient du être évités. L’Etat, la Région et Paris devraient créer des centres d’hébergement et camps humanitaires pérennes, aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés pour garantir la mise à l’abri, le droit inconditionnel à un hébergement d’urgence pour toutes et tous et l’accompagnement dans l’accès aux droits afin que ces campements indignes ne se reconstituent pas.

 

Même si la responsabilité relève d’abord et avant tout de la compétence de l’Etat, la Maire de Paris, si elle veut prétendre à un bras de fer sincère face au ministre de l’intérieur, devrait :

– assumer d’engager une réelle bataille contre le règlement de Dublin

– ouvrir des lieux pérennes, gérés par les associations, sans faire le tri des “dublinés”, permettant un accompagnement juridique pour les procédures de demandes d’asile ainsi qu’un accueil global.

– organiser une conférence internationale des villes solidaires en partenariat avec les associations.

 

Que Paris montre enfin l’exemple comme le fit Grande Synthe !

Que le gouvernement accepte enfin l’étude des dossiers des “dublinés”, et que la Ville de Paris ouvre des lieux d’accueil pérennes avec les associations ! 

 

Je défendrai en ce sens un vœu au Conseil de Paris des 4, 5 et 6 juin (vœu déposé avant cette évacuation).

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