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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur les orientations budgétaires

Et que se prépare-t-il avec les orientations budgétaires pour 2014 ? De fortes dégradations des conditions de vie des parisiens.

Le gouvernement a en effet décidé de poursuivre et d’amplifier sa politique d’austérité. La Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France nous annonce qu’entre la participation de Paris aux fonds de solidarité entre collectivités locales, qui n’est rien d’autre qu’une péréquation horizontale de l’austérité,  et la chute des dotations de l’État qui s’accélère, la Ville perdra près d’un demi-milliard d’euros en 2014. 1 demi-milliard d’euros !

Pourquoi ne précisez-vous pas ce montant de la baisse des dotations de l’État ? Vous la dénonciez sous Sarkozy et aujourd’hui, vous la taisez. Vous ne revendiquez plus le remboursement de la dette de l’Etat due aux parisiens du fait du transfert des charges non ou mal compensées que vous revendiquiez pourtant auparavant.

Les parisiens payent et vont payer ces politiques d’austérité via la hausse de la TVA qui sert à financer le cadeau des 20 milliards d’euros accordé aux patrons du CAC40.  Ils vont subir les conséquences  sur la santé aggravée par le PLFSS en perdant peut être définitivement l’hôtel dieu.

Dans votre communication, vous promettez déjà de baisser les dépenses de 50 millions d’euros en 2014. Alors que les dépenses sociales vont augmenter du fait de l’aggravation de la crise, la situation est des plus préoccupantes.

Nous pensons avec Alexis Corbière qu’une orientation alternative à la soumission aux politiques d’austérité est possible et nécessaire. Elle exige d’abord au niveau national de désobéir aux diktats de l’Europe austéritaire et de s’attaquer à la finance.

Au niveau local, ayons l’ambition de faire de Paris la capitale de la résistance à l’austérité. Assumons d’avoir bien plus recours à l’emprunt, pour engager les investissements en faveur du logement social, des équipements publics et de mesures phares au service de la transition énergétique.

Plutôt que de se vanter d’être une des villes aux plus bas niveaux d’impôts locaux, exigeons une révolution de la fiscalité locale pour qu’elle devienne enfin redistributive, basée sur l’ensemble des revenus et taxant notamment les rentiers de la spéculation immobilière. Et c’est ce que nous porterons notamment lors de la Marche citoyenne du 1er décembre.

Monsieur le maire, mes cher-e-s collègues, il n’y a aucune fierté à être bien notée par les agences de notation. Le rôle d’une gauche digne de ce nom est de les combattre et avec les logiques libérales qu’elles sous-tendent.  Vous faites le choix de l’accompagnement de l’austérité. S’il se confirme en décembre, nous voterons alors contre le budget.  Et les électeurs parisiens trancheront eux en mars prochain.