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"À Paris, place au peuple !"

Intervention relative voeu contre la maltraitance institutionnelle potentielle dans les EHPAD, pour une augmentation des effectifs des agents

Le voeu que j’ai défendu :

Voeu contre la maltraitance institutionnelle potentielle dans les EHPAD, pour une augmentation des effectifs des agents

Mon intervention :

Ecoutez, je souhaite, à travers ce vœu, alerter face aux situations de maltraitance institutionnelle potentielle – je dis bien “potentielle” – dans les E.H.P.A.D., dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, et son corollaire, l’augmentation de la souffrance au travail des agents dans ces E.H.P.A.D. qui subissent une situation de sous-effectif. Je tiens à vous alerter, sachant que ce vœu peut vous paraître un petit peu étrange parce qu’il ne cible pas un E.H.P.A.D. particulier et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que les personnes qui ont témoigné auprès de moi de la situation dans au moins deux E.H.P.A.D. considèrent que la situation est équivalente dans beaucoup d’E.H.P.A.D. Deuxièmement, parce que ces personnes-là – et c’est préoccupant, je trouve, suffisamment pour le signaler – ne souhaitent pas que leur nom d’E.H.P.A.D. soit affiché car elles ont peur, y compris des représailles qu’il pourrait y avoir à l’encontre de leurs proches qui résident dans ces E.H.P.A.D.

Je sais que vous êtes tous conscients de cette situation-là, mais cela me semble important de réaliser que les restrictions successives qui ont été faites par le ministère et qui se déclinent dans le budget national alloué et par les choix budgétaires des agences régionales de santé, aggravent les conditions de taux d’encadrement, que ce soit pour les soins ou que ce soit pour la dépendance, alors que nos personnes âgées doivent être, pour leurs dernières années, respectées, avoir accès à tous les soins garantis mais aussi accès à la dignité.

Il y a une situation de souffrance extrêmement dure, avec un personnel qui n’en peut plus, qui craque parce qu’on le met dans une situation de ne pas pouvoir faire son travail dans de bonnes conditions alors qu’il y est attaché, ainsi que les familles – et personne ici ne souhaiterait que les siens, ni même que soi-même ne termine ainsi -, se retrouve confronté à des situations de minutage pour la douche, le lever, l’habillement, la toilette, totalement déshumanisées.

Je tiens à signaler d’emblée que j’accepterai de retirer mon vœu pour le vœu de l’Exécutif, dont je viens de prendre connaissance, parce qu’il reconnaît bien la problématique et qu’il assume d’interpeller l’Agence régionale de santé. Car il faut bien comprendre que si les restrictions actuelles continuent d’être appliquées par les A.R.S. dans la continuité des restrictions de financement de la Sécurité sociale votées chaque année par les parlementaires, si les E.H.P.A.D. ne sont pas protégés de ces restrictions sur les soins, les personnes âgées dépendantes en E.H.P.A.D. publics et associatifs vont continuer de vivre dans la plus grande indignité leurs dernières années. Je pense qu’il est important que nous interpellions unanimement les directions d’A.R.S. et le Gouvernement à ce sujet.

Je vous remercie.

 

One Comment

  1. Ma mère a été maltraitée dans une maison de retraite à Bourges (18000).
    Elle est morte entre les mains de ses maltraitants grâce à la justice “vallssiste” de notre pauvre résidu de république. Je ne peux donc pas donner de la situation de notre pays une appréciation rassurante. Les politiques de restriction budgétaires ont clairement des conséquences criminelles du fait du sous-effectif qu’elles induisent dans les ehpad mais aussi à l’Hôpital. Je suis intéressé par toutes les luttes qui peuvent permettre de faire connaître les véritables conséquences de ces politiques au plus grand nombre. Respectueuses salutations d’un militant de la France Insoumise à Bourges.

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