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"À Paris, place au peuple !"

Intervention relative à la communication “Objectif Paris propre”

J’entends dans certaines interventions que la propreté serait le sujet numéro 1 de préoccupation des Parisiennes et des Parisiens. Je ne voudrais surtout pas dénigrer l’importance de ce sujet, mais je remarque que Mme KOSCIUSKO-MORIZET, qui considérait que c’était le sujet numéro 1, n’a même pas daigné rester pendant toute la durée du débat. Il me semble qu’elle a déjà quitté notre hémicycle.

J’ai plutôt le sentiment que le sujet de préoccupation numéro 1 des Parisiennes et des Parisiens, et des Franciliennes et des Franciliens qui souhaiteraient vivre à Paris est la problématique du logement, par exemple.

D’un point de vue de ma conception de la vertu républicaine, je préférerais que la préoccupation numéro 1 des Parisiennes et des Parisiens soit notamment celle de l’indignation, non pas devant la saleté de nos rues mais devant celles et ceux qui meurent dans la rue.

La semaine dernière, nous avons eu une cérémonie pour ne pas oublier que 501 personnes sans-abri sont décédées à Paris l’an dernier. 501 personnes à Paris sur les 2.000 sur toute la France.

Il faut se préoccuper également des questions de propreté. J’ai essayé d’écouter pour me faire une opinion éclairée en toute objectivité. J’ai écouté les propos de Mme KOSCIUSKO-MORIZET. Quelle a été la proposition exprimée par les rangs des Républicains ? L’augmentation des effectifs. Hip hip hip hourra ! On est donc d’accord, il faut augmenter les effectifs, il faut plus de moyens pour ce service public pour qu’il fonctionne.

Mais quelle hypocrisie ! Quelle hypocrisie que de demander plus d’effectifs de fonctionnaires de la Ville de Paris de la part de celles et ceux qui soutiennent au contraire la suppression des effectifs au niveau national, de fonctionnaires, qui ne cessent de défendre, budget après budget, que Paris dépenserait trop pour l’intérêt général. Il faudrait un peu de cohérence. On veut plus de moyens humains, alors il faut s’opposer aux politiques d’austérité, parce qu’elles visent à réduire les dépenses publiques en termes de fonctionnaires et de masse salariale. Oui, il faut plus de moyens humains. Les 100 agents supplémentaires sont une bonne nouvelle mais ne seront pas suffisants.

Comprenons à quoi est dû l’absentéisme. L’absentéisme, qu’il s’agisse du secteur de la propreté comme dans n’importe quel secteur de la ville, est tout le temps étroitement corrélé à une souffrance au travail, à un problème de manque de considération, à un problème de manque de rémunération. C’est bien souvent une difficulté dans le fonctionnement des horaires, mais aussi un problème lié à la place du travail dans sa vie.

Discutez avec les agents de la propreté, vous verrez que très peu habitent dans la capitale. Beaucoup sont obligés d’habiter très loin de Paris et il faut absolument que l’on arrive à prendre en compte cette problématique pour héberger les personnes dans Paris.

Je n’ai, hélas, plus le temps pour dire ce que je souhaitais dire, mais concernant les problèmes de dératisation, n’oubliez pas qu’il y avait eu 14 postes supprimés en un an et demi et qui risqueront de ne pas être compensés par la création simplement de 4 postes dernièrement.

N’oubliez pas que la propreté doit être liée à la question de la collecte des déchets et que tout cela doit être géré dans un service public.

 

C’est bien que nous ayons fait abandonner l’usage des sacs plastique sur nos marchés, mais ce n’est pas encore complètement effectif. Oui, il faut inciter à ne plus jeter ses mégots par terre…

Il faudrait en même temps que la publicité s’arrête. Un bon coût de balai dans la publicité. Maintenant, ce qu’il faudrait en même temps, c’est que la publicité s’arrête. Un bon coup de balai dans la pub !

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