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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur le budget primitif de la Préfecture de police

Mon intervention :

Sur ce budget primitif de la Préfecture de police, ce que je souhaitais dire en 2 minutes, c’est qu’évidemment, on ne peut que se satisfaire de l’augmentation des moyens alloués aux sapeurs-pompiers, mais ayons conscience néanmoins qu’ils restent insuffisants et que la situation est extrêmement préoccupante.

Pour ce qui concernant les forces de l’ordre, nous sommes tous ici très attachés, j’imagine, à la police républicaine et très conscients de la difficulté pour la police d’avoir eu à assumer leur responsabilité, qu’il s’agisse à la fois des attentats et de l’ensemble des mobilisations sociales, mais que tout le monde prenne conscience de l’austérité qui s’abat sur la police républicaine pose d’extrêmes graves soucis, qu’on est face à un corps de fonctionnaires épuisés, épuisés par un nombre d’heures supplémentaires au-delà du supportable, et même si évidemment je n’adhère pas à l’ensemble de leurs revendications comme vous pouvez vous en douter, néanmoins ayons conscience de cette difficulté qui fait que notre société montre qu’elle craque de toutes parts et que la crise de la légitimité de l’autorité de l’État est diffuse à l’ensemble des corps, y compris dans la police.

Que s’est-il passé cette année ? Par toutes les heures supplémentaires qu’on fait faire à la police du fait des sous-effectifs, mais y compris du fait de difficultés – excusez-moi si je sors du simple débat sur le budget alloué à la Préfecture de police – liées en termes de désaccord sur les commandements lors des mobilisations sociales, cela doit poser de vraies questions, de vrais débats puisque ces commandements, lors des mobilisations sociales, ont été contestés par nombre de personnels internes à la police.

Je suis assez déçue qu’ici, nous n’ayons jamais eu réellement de débat à ce sujet, notamment sur toutes les conséquences en termes de violences policières qu’il a pu y avoir avec l’usage des flash-balls, l’usage des grenades de désencerclement et sachons qu’aucune violence inacceptable faite à l’encontre des forces de l’ordre ne justifie, par ailleurs, un certain nombre d’actes qui ont été conduits.
Pour conclure, Madame la Maire, j’estime que l’austérité, pour autant, n’a pas à toucher la Préfecture de police et la police. On sait qu’il y a de grosses difficultés toujours dans nos commissariats. Je désapprouve fortement mais je reviendrai dans le Conseil de Paris, mais je dépose un vœu spécifique là-dessus concernant les A.S.P. et les difficultés et l’opposition à la privatisation de la verbalisation du stationnement.

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