Le Front de gauche thématique «Pour les droits des migrant-e-s et contre le racisme» rassemble de nombreux militant-e-s syndicalistes, associatifs, politiques et simples citoyen-ne-s pour :

 

  • Approfondir le programme du Front de Gauche sur l’immigration, pour l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations
  • Agir dans les luttes sociales et citoyennes pour exiger le changement maintenant

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Je serai aujourd'hui même à 12h devant l'Assemblée Nationale au rassemblement de soutien à la loi d'amnistie sociale proposée par les parlementaires du Front de Gauche. Les députés doivent choisir leur camp : défendre les salariés et les libertés syndicales ou défendre les intérêts du MEDEF et la répression du mouvement sociale dictée par les politiques austéritaires.

Ci dessous ma lettre aux députés du 20ème arrondissement les appelant à soutenir cette proposition de loi :

 

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Après la formidable marée citoyenne du 5 mai et une pause d'une semaine bien méritée, les luttes reprennent...

La nouvelle vient de tomber aujourd’hui : la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu pour le 4 novembre prochain.

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La mobilisation monte ! Alors que quelques jours nous séparent du 5 mai et de la grande marche citoyenne "Contre l'austérité et la finance, pour la 6e République" , départ 13h30 Bastille ; voilà quelques vidéos et actions militantes d'agit prop' à partager :

 

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- Interventions sur la délibération DASES 171 G en faveur de l’association Emmaüs Coup de main pour financer les actions contribuant à l’insertion des familles Roms. Les élu-e-s soutiendront cette délibération mais dénonceront les politiques discriminatoires d’expulsion des bidonvilles de Roms menées par le gouvernement et exigent la tenue d’une table ronde régionale.

Mme Danielle SIMONNET. - Le groupe Communiste et les élus du Parti de Gauche voteront pour cette délibération. Elle vise à accompagner les familles Roms pendant une période transitoire pour qu’elles puissent trouver les moyens de vivre dans des conditions décentes et de manière autonome.

Mais il serait positif, il serait un peu moins hypocrite d'avoir aussi un débat politique franc entre nous sur le sort qui est aujourd'hui réservé aux Roms.

Alors revenons rapidement sur la délibération. Cette délibération traite d'appartements qui sont mis à la disposition de l'association "Coup de main", afin de pallier si possible le manque de solution d'hébergement et de limiter le recours à l'hébergement temporaire. Ainsi en 2012, 7 familles ont pu être suivies et prises en charge. L'association organise des maraudes spécialisées à l'attention de certaines familles Roms installées dans des campements de fortune sur le territoire parisien.

Ce dispositif d'hébergement temporaire diffus comme outils d'insertion est à développer pour qu’on en finisse avec le recours aux hôtels qui nourrit tant de marchands de sommeil, est bien plus coûteux à la collectivité et au final ne permet pas aux familles de bénéficier de conditions adéquates à toute vie de famille.

Nous devons par ailleurs développer en assurant des partenariats avec une diversité d'association. Emmaüs Coup de main n'est pas la seule structure associative travaillant avec les familles et populations Roms.

Mais je souhaiterais, en m'inscrivant sur cette délibération, que le débat ait enfin lieu sur la politique nationale suivie à l'encontre des populations Roms et sur ses répercussions notamment régionales et parisiennes.

Victimes de lourdes discriminations dans leurs pays d'origine, ces ressortissants européens ont quitté comme vous le savez la Roumanie et la Bulgarie principalement dans l’espoir de trouver des conditions de vie favorables dans d'autres pays d'Etats de la communauté européenne dont la France.

En mars 2012, le candidat François HOLLANDE dénonçait les stigmatisations contre les Roms, toute la Gauche pour mémoire avait condamné la sinistre circulaire discriminatoire du Gouvernement SARKOZY, qui avait été épinglée par les institutions européennes.

Ces familles ont été traquées par les différents Gouvernements de Droite un an plus tard. Elles le sont toujours alors que la politique du chiffre et du bouc émissaire est officiellement abandonnée, entre parenthèses "les autorités françaises continuent à pratiquer une politique de rejet et à violer les droits fondamentaux de ces personnes."

Il ne s'agit pas là d'un jugement politique spécifique au Front de gauche, mais c'est la conclusion du rapport rendu public ce 9 avril 2013 par l'Association européenne pour les droits de l'Homme, AEDH, et la LDH.

Durant le premier trimestre 2013, plus de 4.000 personnes ont ainsi été expulsées de leur lieu de vie sans solution de relogement contrairement aux directives de la circulaire interministérielle du 26 août 2012.

Le Ministre VALLS lui-même s'est senti autorisé à tenir des propos scandaleux, dans une interview donnée au Figaro, considérant que les Roms ne voulaient pas s’intégrer, pour justifier sa politique discriminatoire, car stigmatisant une partie de la population en fonction de ses origines, celle du démantèlement des bidonvilles pour reprendre ses termes.

Alors que le jugement du Tribunal administratif de Lyon en faveur des Roms a récemment mis en accusation l'Etat, qui manque à toutes ses obligations, il y a urgence, mes chers collègues, urgence que le Gouvernement s'engage dans la lutte contre les discriminations subies par les Roms.

Urgence qu'il s'engage dans le respect des droits humains fondamentaux, des droits inaliénables.

Urgence que l'on arrête cette hypocrisie qui fait que l'on condamne une politique quand c'est SARKOZY qui la mène et qu'on se tait quand c'est un autre Gouvernement qui la poursuit.

Mes chers collègues, cette urgence est aussi régionale et donc elle doit nous interpeller en tant qu’élu-e-s parisiens de la République. Après les incendies qui ont détruit des bidonvilles situés notamment à Aubervilliers, Sarcelles, Bobigny ces dernières semaines, de nouveaux incendies se sont déclarés le 16 avril dernier dans des bidonvilles implantés à Stains et à Montreuil.

En Ile-de-France, plus de 10.000 personnes dont de nombreux enfants tentent de survivre dans des habitats de fortune sordides, insalubres et dangereux, 7.000 d'entre elles seraient installées en Seine-Saint-Denis.

S’il est concevable qu'il soit difficile de traiter l'intégration et l'accès au logement des 7.000 familles qui sont dans la Seine-Saint-Denis dans ce seul département, au niveau régional il me semble que nous avons tout à fait les moyens pour que plus personne ne vive dans ces bidonvilles et nous en avons l'obligation de résultats, non pas en chassant ces occupants et en les condamnant à plus de précarité encore, mais en organisant leur accès aux droits.

En réponse à mon intervention, l’Exécutif socialiste s’est dit très intéressé par le vœu que j’entends présenter au prochain Conseil de Paris en faveur d’une table ronde régionale… Affaire à suivre !

 

 

Mme Danielle SIMONNET. - Monsieur le Maire, la Direction d'Universcience, établissement public qui réunit la Cité des sciences et le Palais de la découverte, a annoncé le 8 février la transformation de la B.S.I., bibliothèque de vulgarisation scientifique et technique d'envergure nationale, en un "Learning center" - excusez-moi mon anglais terrifiant ! -, centre d'apprentissage destiné aux 14-25 ans. Le projet vise donc à réduire de façon drastique le périmètre et l'offre, évacuant de fait les actuelles bibliothèques adultes et jeunesse, la bibliothèque de l'Histoire des sciences, les fonds anciens, le centre de documentation du Palais de la découverte, ainsi que tous les services contingents (prêts, équipements, réparation, gestion), ce qui va ruiner la mission centrale de la B.S.I. : promouvoir la lecture publique à caractère scientifique et technique au sein d'un établissement d'envergure nationale.

Nous souhaitons, à travers ce vœu, que le Conseil de Paris émette le vœu que le Maire de Paris intervienne auprès de la Direction d’Universcience et de la Ministre de la Culture et de la Communication pour réaffirmer l’attachement de la Ville de Paris au respect de la mission de service public et de lecture publique de la Bibliothèque des sciences et de l’industrie au sein de l’établissement, et le souhait que le projet à venir respecte ces fondamentaux.

Je vous remercie.

L’exécutif municipal présente un vœu de l’exécutif et nous demande de retirer le nôtre. Ce que nous refusons car dans le vœu de l’exécutif il n’y a plus de critique sur le projet en cours…

Mme Danielle SIMONNET. - Non, puisque le vœu de l’Exécutif vide de toute sa substance. Il y a zéro critique du projet engagé. On ne voit franchement pas le vœu de l'Exécutif quand on a vidé tous ces considérants, donc on maintient notre vœu.

Notre vœu est rejeté.

Signer la pétition en ligne : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2013N37101


- Vœu relatif au risque de fermeture du centre social Le Relais Ménilmontant, menacé de fermeture du fait de la mise en vente par le diocèse des locaux.

Mme Danielle SIMONNET. - Ne soyez pas négatif, il s'agit d'un risque de fermeture, mais tout n'est pas encore mis en place et je pense que nous pouvons et nous devons rester optimistes.

Très rapidement, le centre social le Relais Ménilmontant, qui est aussi vieux que la promesse du droit de vote des résidents étrangers, est situé à la confluence des quartiers Belleville et Amandiers et il joue un rôle majeur dans le 20e arrondissement au service de l'implication citoyenne.

La Ville de Paris et la Caisse d'allocations familiales en sont par ailleurs les principaux financeurs.

Mais, voilà : le diocèse de Paris est propriétaire du principal local du centre social et souhaite vendre ce bien et si possible à un bon prix.

Une relocalisation de ce centre social ailleurs n'aurait absolument aucun sens, puisque c'est là qu'il est implanté et, s'il était délocalisé dans un autre quartier, il se retrouverait à marcher sur les plates-bandes d'un autre centre social. Ce serait une absurdité.

Donc, nous émettons le vœu que le Conseil de Paris mobilise tous les moyens nécessaires, toutes les pistes envisageables pour garantir le maintien de l'activité du centre social dans ses locaux actuels, notamment en cherchant activement - et je sais que beaucoup de démarches ont d'ores et déjà été engagées - un bailleur social pour la reprise des locaux, en tous les cas que tout soit engagé pour garantir le maintien dans ses murs de ce centre social le Relais Ménilmontant auquel nous sommes très attachés.

Je vous remercie.

L’exécutif demande de retirer le vœu car les négociations sont en cours avec le diocèse pour finalement envisager la prolongation du nail au centre social Relais Ménilmontant, ce que nous acceptons.

Mme Danielle SIMONNET. - Oui, puisque visiblement c'est un message optimiste qui se dégage, à travers cette demande de retrait du vœu.

On le retire, je ne comprends pas néanmoins la dernière phrase que vous avez formulée, en estimant qu’il ne fallait pas en informer les usagers. Je pense au contraire qu’ils sont en train de se mobiliser, c'est fort utile, on a toujours besoin de s'appuyer sur un rapport de force favorable pour pouvoir défendre l'intérêt de la pérennité de ce centre social, mais nous retirons notre vœu et je vous en remercie. On sera vigilant et attentif.


- Intervention sur la délibération DDEES 49G et DASES 200G relatif au financement de la plate-forme de services à la personne gérée par la fondation les Amis de la Croix St Simon. Si les élus soutiennent cette délibération, ils tiennent à exprimer leur désaccord avec le choix unilatéral de la fondation d’abandonner le centre social du même nom dont ils avaient la gestion, pour cause de « non rentabilité ».

Mme Danielle SIMONNET. - C'est exactement dans le même esprit, nous avons abordé ce sujet au Conseil d'arrondissement et nous étions unanimes pour dire qu'il était déplorable qu'une fondation, du jour au lendemain, sans se donner la peine de prévenir les élu-e-s, les représentants de la collectivité, qui, pour autant, participait à soutenir financièrement ce centre social… Il est déplorable de voir que la Fondation "Œuvre de la Croix Saint-Simon" a décidé de se retirer de ce centre social.

Il serait quand même bon que, du coup, nous réfléchissions : comment des structures, au statut associatif, peuvent, à un moment donné, toucher un certain nombre de financements pour mener des activités ? Ici, dans la délibération, il s'agit de poursuivre les activités menées dans le cadre de la plate-forme de service à la personne, qu'elle a initiée depuis 2008.

Visiblement, nous sommes satisfaits de la Fondation "Œuvre de la Croix Saint-Simon" dans la gestion de cette plate-forme, mais, visiblement, la Fondation de la Croix Saint-Simon, elle aussi, puisqu'elle abandonne le centre social parce qu’elle estime que c'est une activité trop coûteuse et elle garde d'autres activités d'intérêt général, social, mais qui, visiblement, le sont moins à ses yeux dans sa comptabilité. Cela pose quand même débat.

Est-ce que l’on peut, à un moment donné, accepter que des structures, du jour au lendemain, cassent une structure associative et d’implication citoyenne sur un quartier, mais pour autant, sans être le moins du monde inquiétées, puissent continuer à répondre à d'autres sollicitations de notre collectivité, ici pour une plate-forme de service à la personne, cela aurait pu être autre chose ? On devrait s'interroger.

Nous soutiendrons cette délibération, mais je pense qu'il était important que nous exprimions notre plus vif mécontentement vis-à-vis de la Fondation "Œuvre de la Croix Saint-Simon" et que nous demandions également à l'ensemble des adjoints concernés par cette Fondation que l’on réfléchisse aussi sur les rapports qui permettent, tout d'un coup, à une fondation d'accepter de se préoccuper de ci ou de cela parce que cela semble économiquement viable et, tout d'un coup, de se satisfaire d'un quartier, d'une structure de démocratie locale aussi essentielle que peut représenter un centre social.

Je vous remercie.

 

 

 


Les élu-e-s sont opposés à la privatisation de logements publics, qui plus est dans les arrondissements bourgeois où le manque de logements sociaux est criant. Ils exigent la transformation de ce logement en logement social, soutiennent les acquisitions de logements dans le diffus, le développement des dispositifs type « Louez solidaire » et la création d’une SEM spécialisée dans l’acquisition de logements en petits lots ou unités séparées.

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, dans cette délibération, l'Exécutif nous demande notre accord pour mettre en vente au profit de son locataire (un congé pour vente) un appartement situé au troisième étage de l’immeuble du 33, avenue du Maréchal-Liautey de plus de 116 mètres carrés au prix de 1,36 million d'euros.

Il s'agit apparemment d'une histoire ancienne, puisque cet appartement a fait l’objet de délibérations depuis juillet 1977, puis en juin 2002 et sur laquelle, je pense, M. MANO, pourra revenir. Il resterait 40 autres appartements dans la même situation.

Il me semble nécessaire de se saisir de cette délibération pour avoir un échange entre nous sur le recours, pour le développement du logement social, aux logements isolés dans le diffus.

Tout le monde est conscient - et on en a largement parlé ce matin - de la grande crise du logement qui frappe particulièrement les faibles revenus, mais également nombre de familles aux revenus supérieurs au S.M.I.C.

Nous devons avoir conscience que la privatisation de fait de logements publics doit être considérée, pour nous, comme une aberration.

Faciliter l'accès à la propriété privée pour des locataires de logements publics, c’est par ailleurs, de fait, organiser la privatisation de logements publics déjà bien insuffisants, participer de fait à la spéculation immobilière et, de fait, contribuer à l'aggravation de la crise du logement.

Là, il s’agit sans doute d'une situation très particulière sur laquelle il est important que nous ayons de plus amples précisions.

Mais nous devons être conscients que, dans les rangs de la Droite, de l'Opposition, il y a une opposition quasi systématique dès qu’il y a le moindre projet de logements sociaux dans les arrondissements bourgeois du centre et de l'ouest de Paris et il me semble que, par contre, parmi les gens de la majorité municipale, tous les groupes s'accordent à dire qu'il est essentiel d'enrayer les déséquilibres dans la répartition des logements sociaux, on en a aussi beaucoup parlé ce matin.

Par contre, nous savons que les possibilités de préemption d'immeubles et de construction dans les beaux quartiers sont plus restreintes et sont très coûteuses.

On se dirige en effet vers une raréfaction d'immeubles à la vente en mono-propriété et la tendance est accentuée par la raréfaction du foncier à bâtir.

Il y a beaucoup de bruit, ici, c’est très difficile d’intervenir.

Nous pensons, au Front de Gauche, que la Ville de Paris doit développer au contraire dans cette situation une politique d'acquisition de logements par lots ou à l’unité et ne se limite pas aux acquisitions d'immeubles en monopropriété.

Cette politique permettrait de réduire les délais de mise à disposition de trois à six mois au lieu des deux à trois ans pour les acquisitions ou réhabilitations ou constructions.

Elle permettrait une meilleure correspondance de l'offre à la demande, en termes de typologie et de financement.

Même si l'acquisition peut parfois être plus chère, évidemment, au mètre carré, en comparaison à un immeuble, le coût global du mal logement supporté par la collectivité, notamment en prise en charge hôtelière via l'A.S.E. et en suivi sanitaire et social, relativise cette comparaison.

Evidemment, sur d’autres types de logements que celui concerné par cette délibération, j'imagine, cette politique permet en outre une connaissance plus fine et une réponse plus rapide aux risques d’insalubrité et de copropriétés en difficulté par la présence de la Ville dans les A.G. de copropriétaires.

Mais surtout - et c’est typiquement le cas de cet appartement situé dans le 16e - c'est également un moyen d'agir concrètement en faveur de la mixité sociale pour reloger une famille parmi les près de 8.000 ménages parisiens demandeurs d’un H.L.M. depuis plus de 10 ans ou parmi les 17.000 prioritaires D.A.L.O. en attente de relogement.

Au lieu de vendre ces appartements isolés, notamment dans ces beaux quartiers, nous devrions nous doter d'outils pour les transformer en appartements de logement social.

Des logements sociaux dans le diffus, il y en a déjà d'ailleurs, gérés notamment par des associations, les 800 "Louez Solidaire" plus un certain nombre de logements sociaux dont la délégation de gestion a été faite à ces associations par "Paris Habitat".

Le diffus se prête particulièrement bien à l’insertion par le logement.

Si les bailleurs sociaux ne sont pas par ailleurs en capacité aujourd'hui de gérer des appartements isolés, alors il faut d'urgence que l'on puisse créer une S.E.M. appropriée, dont la mission doit être de gérer des appartements préemptés dans le diffus.

Il me semble que cette délibération doit être l'occasion, pour nous, d'approfondir ce débat parce qu'il n'est pas acceptable, par principe, que la Ville vende des appartements en sa possession au vu de la crise du logement.

Je vous remercie.

Malgré nos désaccords, la délibération est adoptée. L’exécutif expliquant qu’une politique efficace en faveur du logement nécessite aussi des recettes pour financer des projets de construction… Et quand on aura tout vendu, cela veut dire qu’on ne pourra plus faire de logement social ? Cette logique est en fait liée aux budgets d’austérité qui contraignent l’exécutif à trouver les moyens qui manquent du fait des baisses des dotations de l’Etat…

 

Les élu-e-s sont en désaccord avec ces pôles de compétitivité au service des mises en concurrence des territoires. Dans cette délibération, 300 000 euros sont par ailleurs prévus pour financer la PME Work4, filiale américaine chargée de mettre en relation les demandeurs d’emploi et les employeurs via facebook et twitter. La collectivité n’a pas à financer des entreprises privées lucratives en concurrence avec le service public Pôle emploi, qui ne cesse de se dégrader du fait des politiques d’austérité !

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, autant le dire tout de suite, il est hors de question, pour nous, de voter cette délibération.

D'abord, nous sommes en désaccord profond avec ces pôles de compétitivité. Toute la logique qui sous-tend la démarche est celle de la mise en concurrence des territoires et donc le renforcement de l'attractivité de l'Ile-de-France et de Paris.

Au nom de quoi faudrait-il que Paris et la Région soient plus attractifs que les autres territoires ? Car comprenez bien, tant que vous inscrirez les politiques de l'emploi dans cette logique de l'attractivité, vous vous inscrirez dans la concurrence et donc celle-ci, forcément, se fera au détriment des autres territoires.

Cette logique ne peut être la nôtre, aucun élu s'inscrivant à gauche, partageant l’idéal républicain et les principes de solidarité ne devrait d'ailleurs l'accepter.

A quand, mes chers collègues, des politiques de coopération au service d'un maillage sur l’ensemble des territoires d’une activité économique répondant aux intérêts écologiques et sociaux ? Qui plus est d'une activité économique socialement novatrice, de type coopérative, de l'économie sociale et solidaire et pas uniquement ou principalement des entreprises privées, lucratives, sans fonctionnement coopératif ni démocratique en leur sein, sans redistribution des richesses produites entre celles et ceux qui y ont travaillé, sans garantie de réinvestissement immédiat dans le développement de l'activité.

De plus, regardons plus précisément ce qu’il nous est demandé de financer dans cette délibération qui est quand même d'un montant bien élevé, de 756.230 euros.

Alors, je commencerai par le positif.

Il y a certains projets, le projet Symbio, qui sont fort intéressants, mais qui mériterait par ailleurs des notes un peu plus explicatives pour que les élu-e-s puissent se prononcer en connaissance de cause.

De quoi s'agit-il ? L'agence X-TU travaille depuis plusieurs années, avec notamment l'architecte Anouk LEGENDRE, à la possibilité d'élever des façades usines qui rendraient la ville productrice de ses propres besoins, notamment via la culture de micro algues sur des doubles murs-rideaux photosynthétiques, ces micro algues produites peuvent être utilisées sur le marché des ingrédients de spécialités pour l'alimentation humaine et animale.

Ces cultures de micro algues en façade pourraient par ailleurs présenter des hautes performances environnementales pour les bâtiments neufs, comme pour les constructions.

Nous n'avons cependant pas encore de bilan énergétique lié à l’évaluation de l’énergie grise du système de fonctionnement hydraulique qui est nécessaire pour les vidanges fréquentes de ces parois murales.

C'est le positif.

Mais il y a dans cette délibération un autre projet, qui lui nous a fait bondir, il s'agit de soutenir la P.M.E. "Work4" pour le projet collectif "Sonar" pour un montant d'aide de 362.509 euros.

Le projet "Sonar" cela signifie, excusez mon accent déplorable en anglais, "sourcing and automated recruitment" et, dans notre belle langue académique, il s'agit d'outils automatisés pour mettre en relation efficacement des candidats avec leurs recruteurs.

"Work4 Labs" aide les entreprises à "tirer parti des médias sociaux comme Facebook et Twitter pour trouver, engager et embaucher les meilleurs candidats."

Cette entreprise est basée à San Francisco et a également des bureaux à Paris. Le rôle est de permettre aux entreprises de toutes les tailles de créer un site de carrière personnalisable social sur Facebook.

On s'apprête donc, mes chers collègues, à verser plus de 300.000 euros à la filiale parisienne d’une multinationale américaine pour faire, au final, le travail de Pôle Emploi !

Et que nous dit le cabinet de M. MISSIKA, lorsqu'on essaie d'avoir de plus amples explications ? Eh bien, qu’il faut reconnaître que Pôle Emploi n'est pas efficace et manque totalement de capacité d’innovation en la matière…

Mais que se passe-t-il, mes chers collègues, à Pôle Emploi, que nous dénoncions sous les gouvernements  SARKOZY mais qui se poursuit de plus belle depuis que la majorité a changé ? Eh bien, que se passe-t-il à Pôle Emploi ? Eh bien, pourquoi ce service public ne serait-il pas capable d'innover et de permettre ces améliorations de mise en relation entre les demandeurs d'emploi et les employeurs via les réseaux sociaux, si c'est la méthode miracle innovante, au point qu'il faudrait nécessairement en appeler au service lucratif, mais néanmoins subventionné par la collectivité, dont, par ailleurs, on ne sait rien des partenariats éventuels avec les services publics ? Mais peut-être allez-vous nous le préciser…

Mes chers collègues, les politiques d'austérité de l'Etat ne cessent de réduire les moyens et de fermer des agences, de réduire les postes, refusent d'augmenter les salaires et dégradent les conditions de travail des professionnels de Pôle Emploi, ce qui dégrade également de manière catastrophique les conditions d'utilisation des usagers.

L'urgence, c’est que l'Etat accorde les moyens nécessaires à Pôle Emploi d'assurer correctement sa mission de service public, notamment en effectifs suffisants pour permettre de recevoir et traiter dans de bonnes conditions les demandes de tous les privés d'emploi.

Et l'Etat, qui le dirige actuellement ? Eh bien, principalement le Parti Socialiste et "Europe Ecologie - Les Verts", donc demandez à vos amis de prendre les bonnes mesures pour rendre Pôle Emploi efficace et innovant, en stoppant ces politiques d'austérité, pas simplement d'ailleurs dans l'intérêt des entreprises mais d’abord et avant tout dans l’intérêt des demandeurs d'emploi.

Donc, franchement non ! Ce projet "Work4" nous semble être une provocation et nous ne pouvons le soutenir.

Je vous en remercie.

Malgré notre opposition, cette délibération est adoptée…


- Vœu demandant à la Ville de Paris d’engager la procédure en vue d’acquérir les parcelles du 73 au 75 bd Davout pour réaliser une nouvelle école et une crèche.

 

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche a déjà présenté ce vœu à maintes reprises et il est grand temps qu’un engagement ferme de la Ville soit pris, comme cela a pu être dit précédemment par Frédérique CALANDRA, la maire du 20e arrondissement.

Le désenclavement de l’îlot du Clos faisait partie des principaux objectifs du projet de territoire pour le G.P.R.U. Saint-Blaise voté en 2005 et l'école du Clos, située au cœur de cet îlot, qui accueille 20 classes le fait dans une configuration très difficile à cause de jets d'objets récurrents ; la cour de l’école a dû être protégée de longue date par des filets et des auvents et on ne peut y offrir des conditions d’enseignement acceptables et dignes.

La relocalisation sur un autre site de la moitié des classes du groupe scolaire est urgente et cette relocalisation permettrait par ailleurs une amélioration très forte des conditions d'enseignement et l'engagement d'un projet urbain de désenclavement de l'ensemble de l'îlot et également d'implantation d'une structure d'accueil de la petite enfance.

Ces parcelles ont fait l'objet d'un emplacement réservé pour équipement scolaire dans le cadre du Plan local d'urbanisme. Les habitants et les membres de la communauté scolaire attendent de façon très mobilisés que l'on s'engage concrètement et il n'est pas envisageable que la Ville ne saisisse pas cette opportunité d'acquisition de passerelles.

C'est pour cela que, à travers ce vœu qui a été adopté à l'unanimité dans le 20e arrondissement, la Ville de Paris s'engage dans la procédure de déclaration d'utilité publique en vue d'acquérir les parcelles du 73 au 75 Davout en inscrivant à l'ordre du jour une délibération en ce sens lors des Conseils de Paris du mois d’avril ou du mois de juin 2013 pour réaliser une nouvelle école et une crèche.

J'espère que nous allons pouvoir enfin avancer sur ce dossier.

Je vous remercie.

L’exécutif a présenté un vœu en réponse au nôtre où il s’engage enfin à mettre une procédure préalable à la Déclaration Publique de cette opération afin d’y réaliser une école élémentaire de 10 classes et une crèche de 66 places et une délibération actera cela au prochain Conseil de Paris ! C’est une belle victoire pour toutes celles et ceux qui se sont mobilisés dans le quartier ! Le groupe PC PG a eu raison de s’obstiner sur ce dossier !


- Vœu demandant que cessent les interdictions de distribuer des tracts devant les gares SNCF parisiennes, suite à une amende de 75 euros.

Il y a deux semaines, des distributions de tracts unitaires contre la loi « made in Medef », l’accord ANI avaient été organisées devant les principales gares parisiennes. Mais les militants ont dû faire face aux forces de l’ordre nous interdisant ces distributions de tracts aux abords des gares, espaces considérés comme privés car dépendant des gare ! Un militant s’était même vu imposé une amende de 75 euros ! Mais à la suite de nos communiqués de presse et du vœu déposé à l’ordre du jour, la SNCF nous a contacté et s’est engagée à retirer l’amende. Nous avons donc retiré notre vœu. Reste à reprogrammer une nouvelle distribution de tracts pour bien vérifier que nous pouvons distribuer devant les gares !