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"À Paris, place au peuple !"

Hidalgo se raccroche aux branches !

Hidalgo se raccroche aux branches !

Quel mépris du débat démocratique que de découvrir dans la presse de nouvelles annonces d’Anne Hidalgo alors qu’elle sèche le Conseil de Paris ! Décidément, la Maire de Paris sur la forme a bien intégré la méthode Macron.

 

Mais sur le fond surtout, ses annonces de création de 4 forêts urbaines viennent couronner une mandature entière de greenwashing.

 

Celle qui a passé toute la mandature à bétonner la moindre dent creuse et friche, à abattre tant d’arbres pour le bonheur des promoteurs se réveille au moment de partir en campagne pour se succéder à elle-même !

 

Mais que propose t-elle ? Alors que les problématiques d’îlots de chaleur urbains et le manque d’arbres sont criants dans les quartiers populaires, la maire n’y prévoit rien. Les habitant-e-s se contenteront de l’hypocrite “forêt linéaire” coincé entre le périphérique et les immeubles de bureaux qui ont poussé entre la gare Rosa Parks et la porte de La Villette. Là et dans le futur quartier Chapelle Charbon il aurait été possible de planter un grand parc d’au moins 12 hectares, comme je le proposais en 2014.

 

Le réaménagement des places parisiennes a été dominé par l’idéologie du bitume et de l’austérité budgétaire quand il était nécessaire de donner à l’urbanisme écologique les moyens de ses ambitions. La Place de la Nation, dernier ratage en date, laisse l’impression qu’Anne Hidalgo n’a ni vision ni boussole : l’espace disponible pour faire de l’écologie urbaine était immense, le résultat est artificiel et mesquin.

 

Toutes ces pseudo “forêts” se situent dans les beaux quartiers où règne l’attractivité, touristique, économique, étouffante ! Nommer “forêt” la plantation de 28 arbres à la place des fontaines (d’après sa simulation graphique), bouchant la vue dégagée vers la Seine, sur la place de la Libération de l’Hôtel de ville, en supprimant un étage du parking sans même s’être assurée de l’avis des Architectes des bâtiments de France témoigne d’une fébrilité, au mépris du symbole de la place de Grève, au mépris du peuple !

 

L’urgence écologique devrait dicter d’abandonner les projets de la Tour triangle, des 6 tours de Bercy Charenton, la casse du tunnel des artisans, le projet Chapelle-Charbon,  le projet de densification de l’îlot Netter-Debergue, de la friche de l’impasse Boutron, l’abandon des programmes “Réinventer Paris” et “Réinventer la Seine”, dont la réalisation produirait une hyperdensification urbaine écologiquement et socialement toxique.

 

C’est bien dans chaque quartier, dans chaque projet de réaménagement qu’au moins 30% d’espaces vert de pleine terre doivent être créés, avec une continuité verte redessinée entre les jardins !

 

Et l’urgence écologique devrait dicter à Hidalgo de retirer le permis de construire pour la centrale à béton de javel qui envisage de multiplier par deux sa production, d’abandonner le projet de panneaux publicitaires numériques et surtout de renoncer aux Jeux olympiques..

 

La seule forêt que vous verrez progresser devant l’Hotel de Ville c’est celle des citoyen.ne.s qui viendront vous chercher comme Lady Macbeth dans son château.

 

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