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"À Paris, place au peuple !"

l’Hébergement d’urgence

Mme Danielle SIMONNET. – Nous avons à plus d’une reprise dans cette instance abordé la grave crise du logement et notamment l’insuffisance du nombre de places en hébergement d’urgence.

Comme vous le savez, il manque au moins 13.000 places en Ile-de-France et la situation a vraiment été aggravée par les coupes budgétaires décidées par le Gouvernement précédent.

A travers ce vœu, le groupe Communiste et élu-e-s du Parti de Gauche propose que le Conseil de Paris émette un vœu d’intensifier les efforts engagés dans le dispositif “Louez Solidaire” pour atteindre l’objectif des 1.000 places, car c’est une vraie alternative à l’hébergement hôtelier et c’est vraiment essentiel de pouvoir accentuer nos efforts dans ce domaine.

On aimerait avoir une information plus précise sur l’avancement de ce dispositif : le nombre de places, la localisation géographique, les publics concernés, les structures associatives porteuses.

On souhaite également que soient recherchés dans le patrimoine de la Ville et celui des institutions et organismes qu’elle dirige ou codirige, des logements, locaux et terrains vacants pour satisfaire au droit au logement jusqu’au relogement.

On souhaite également que le Conseil de Paris demande au Maire de Paris d’intervenir auprès du nouveau Préfet de police de Paris pour que soit suspendue toute mesure d’expulsion locative sans solution de relogement, afin de ne pas aggraver la crise du logement ; que tout ménage reconnu prioritaire en vertu de la loi D.A.L.O. soit maintenu dans son logement jusqu’à son relogement, conformément également à l’engagement pris auprès du D.A.L. par le Président de la République lors de la campagne électorale.

On demande également que le Maire de Paris intervienne auprès du Gouvernement pour faire respecter la loi D.A.L.O. et l’améliorer afin que les personnes reconnues prioritaires soient enfin relogées, conformément à l’engagement également pris pendant la campagne, que soit lancé un plan d’urgence et que soient débloqués des moyens d’action et des moyens financiers pour mettre en œuvre le droit à l’hébergement jusqu’au relogement de toute personne sans abri, conformément à la loi et à l’ordonnance du Conseil d’Etat du 10 février 2012.

Pour finir : que soient mis à disposition les bâtiments et locaux propriétés de l’Etat et d’entreprises publiques ou contrôlés par l’Etat pour satisfaire à cette obligation et que les centres d’hébergement d’urgence restent ouverts toute l’année, conformément aux besoins si nombreux constatés sur le terrain.

Je vous remercie.

Mme Danielle SIMONNET. – Oui, nous retirons notre vœu au profit du vœu de l’Exécutif.