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"À Paris, place au peuple !"

Griveaux, Hidalgo et le prochain Conseil de Paris….

Griveaux, Hidalgo et le prochain Conseil de Paris….

 

Avant de vous présenter les différents vœux que je vais défendre à ce conseil, je vous adresse brièvement mes réactions suite à l’annonce de la candidature de Benjamin Griveaux et vous informe du lancement du mouvement “Paris en commun”.

 

Nous sommes à un an des élections municipales. Le Porte parole du gouvernement démissionne pour s’engager dans la bataille municipale pour Paris. Julien Bargeton, l’ancien adjoint en charge des finances s’est empressé de lui apporter son soutien. Preuve en est que Hidalgo et Griveaux, c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

 

La mandature de Delanoë s’est terminé sur le scandale du chantier de la Canopée du Forum des halles et celui à venir de la Tour triangle… Qui était adjointe en charge de l’urbanisme ? Hidalgo. Qui était en charge de la communication à Unibail; et donc le lobbyiste payé à 17 000 € par mois ? Griveaux. Hidalgo a vendu Paris, Griveaux a acheté Paris. Finalement, on a affaire à une maire sortante au service des lobbys, et à un lobbyiste prétendant voulant devenir maire de Paris ! Benjamin Griveaux, c’est juste un lien plus direct avec les lobbys….

Les élections municipales ne peuvent se réduire à un arbitrage entre des nuances de macronisme ou des commissaires priseurs d’une conseil de Paris transformé en salle des enchères !

 

Contre cela, avec d’autres, des militant-e-s, des citoyen-ne-s qui s’impliquent avec moi dans tant de batailles parisiennes, nous avons lancé lundi dernier le mouvement Paris en commun, autour d’un appel clair : Pas de 4e mandat pour l’équipe sortante dont le bilan peut se résumer à ces 3 mots : gentrification, bétonisation et privatisation, ni à aucun de ses jumeaux macronistes. Vous trouverez à ce lien le texte de l’appel et la vidéo de sa lecture collective.

 

La 1ère des urgences est écologique. Notre humanité même est menacée d’extinction. Il faut sortir du dogme de la croissance, de la ville attractive qui gentrifie, bétonne la moindre friche et dent creuse, développe les tours et collabore avec le désaménagement libéral et productiviste de la métropole. Que dirons nous à nos enfants ? Que les JO s’étaient plus importants que le climat ? On doit annuler ces JO. Je continue à défendre l’organisation d’un référendum francilien sur le sujet.

 

Afin de relancer ce débat, j’ai co-signé une tribune dans Reporterre, avec Mathilde Panot, Députée FI, Frédéric Viale, président de l’association Non aux JO 2024 à Paris ; Alice Le Roy professeure en écologie urbaine et membre de la convergence anti EuropaCity et Sergio Coronado responsable de la Coopérative politique écologie sociale. Un autocollant a déjà été distribué dans les manifs climat à des milliers d’exemplaires. Le mouvement associatif et d’ONG pour l’urgence climatique doit se saisir de cette bataille pour exiger l’annulation des JO. A ceux qui doutent de l’issue positive de cette bataille, je réponds qu’il n’y a que les combats qu’on ne mène pas qu’on est sure de perdre. Aussi, lancer ce débat permet également de renforcer nombres de luttes locales qui tentent de limiter la casse des projets multiples liés aux JO ou d’arracher de meilleurs arbitrages.

 

Si les municipales se préparent dès maintenant, soit une année avant le scrutin, en organisant via la plateforme “Paris en commun” le travail programmatique (plus de 20 groupes thématiques à rejoindre !) par le biais de nombreuses auditions d’associations, de collectifs, de syndicalistes, d’intellectuels, le premier scrutin devant nous est celui des européennes. Et il est essentiel ! Tous les problèmes locaux à Paris sont des problèmes globaux, liés au carcan des traités et aux orientations libérales de Macron. L’austérité à Paris qui conduit à la vente à la découpe et à la bétonisation du moindre lopin de terre, la course vers la recette publicitaire, la dégradation des services publics et le retour au privé ? tout cela relève de cette règle d’Or imposée par Bruxelles. Nous devons lui opposer la règle verte. C’est ce que porte la liste “Maintenant le Peuple” conduite par Manon Aubry, la rupture avec les traités libéraux européens pour porter d’autres coopérations entre les peuples au service de la justice climatique et sociale !

 

Liste des vœux défendus au Conseil de Paris des 1, 2 et 3 avril 2019

 

Ras la pub !

 

 

 

Je demande que la Ville renonce au marché sur les panneaux mixtes (publicités et informations) municipaux, qui a été invalidé par la justice à plusieurs reprises, et que la Ville veut relancer à ce Conseil. Il ne faut pas prévoir de panneaux numériques énergivores et au contraire engager la municipalisation de ces panneaux d’information, et en bannir la pub !

On voit se multiplier, dans les couloirs du métro, des panneaux de publicité numériques, sur lesquels une mention discrète évoque la présence de capteurs. Ceux-ci contiendraient, selon certains articles de presse, des capteurs qui scanneraient le téléphone des passant-e-s pour collecter des données personnelles. Ce type de dispositif est inacceptable ! Je demande que la Ville interpelle la RATP.

 

Non aux GP2I

 

Le PLU a été annulé, mais il faut que le projet soit totalement abandonné et donc que soit aussi abandonnée la gare du triangle de Gonesse sur la ligne 17 et que la ville soutienne le projet CARMA pour la transition des terres agricoles autour de Paris, pour l’emploi filière de transition écologique

 

Le Conseil d’Etat a invalidé le projet aberrant que M. Missika de passerelles pour centres commerciaux sur la Seine, à l’ouest entre le 15e et le16e , à l’est entre le 12 et le 13, et une au centre entre pont Henri IV et pont Austerlitz. Je demande que la Ville renonce à ce projet : la Seine n’est pas à vendre !

 

Il ne faut pas abandonner les 6 tunnels du Tunnel des artisans : avec leurs 14° toute l’année, ils forment un frigidaire naturel. Préserver ce lieu est un enjeu climatique majeur. Mais la Mairie a décidé de casser une partie des tunnels pour son projet de tours Bercy-Charenton. Quid du devenir des artisans et commerçant ?

 

Une délibération porte sur le projet de Gare du Nord, où il est prévu de faire un grand centre commercial géré par une entreprise de la famille Mulliez. Je demande le retrait de la délibération, en exigeant une étude détaillée en terme de programmation, de projets, d’agendas et surtout de coûts pour l’aménagement et la requalification des espaces publics et un cadre démocratique.

 

Je demande dans un vœu un moratoire sur l’abattage des arbres et la création d’une  mission d’échange et de contre expertise sur la place des arbres dans la ville.

 

Des habitant-e-s du 20e se mobilisent contre le projet d’installation de trois antennes-relais face à l’école maternelle rue Pali Kao, sans aucune concertation, et avec un avis négatif de la mairie du 20e.

 

 

 

La parcelle du Bois Dormoy (18e) doit être laissée en pleine terre, sanctuarisée et classée en zone naturelle protégée non constructible.

 

Défendre nos libertés, nos droits, face à la dérive autoritaire

 

Des lycéen-ne-s d’Arago ont en 2018 subi des gardes à vue dans des conditions qui semblent abusives (jeunes, dont certains mineurs, parqués pendant des heures dans des bus, garde à vue de très longue durée, etc.), alors qu’ils occupaient leur lycée pour s’organiser en AG dans le cadre du mouvement des jeunes contre Parcoursup. On apprend maintenant que certains de ces jeunes seraient fichés “S” pour atteinte à la sûreté de l’Etat. La dérive autoritaire du gouvernement que cela révèle est glaçante : un manifestant n’est pas un terroriste !

 

Les annonces récentes du gouvernement concernant les manifestations des Gilets jaunes et l’ordre public (restriction de la liberté de manifester, renvoi du préfet pour ses consignes de retenue dans l’usage des LBD, appel aux “Sentinelles”) ne peuvent qu’aggraver la spirale de la violence : il faut au contraire penser l’ordre public pour permettre la désescalade, et donne des réponses politiques aux exigences des manifestant-e-s.

 

Dans le 13e et le 18e arrondissements, des fresques en soutien aux Gilets Jaunes ont été effacées par la Mairie, après une demande de la préfecture. Alors que la Ville affiche sans cesse son soutien au street art, comment justifier cette censure d’oeuvres d’art engagées ? Je demande des explications et des garanties de la Ville.

 

Je demande que la Ville de Paris s’engage pour la suppression de la clause de conscience relative à l’IVG : les femmes ont droit de disposer de leur corps, nous devons défendre le droit pour toutes les femmes qui le souhaitent d’accéder à l’IVG.

 

Après l’organisation d’une lecture de contes non-genrées par des drag-queens dans le cadre de la QueerWeek, la bibliothèque Louise Michel a subi un harcèlement en ligne inacceptable. Tout mon soutien au personnel face à cette vague de haine réactionnaire. Je demande que la Ville soutienne les démarches judiciaires contre ce harcèlement, et encourage les initiatives comme celle de la QueerWeek à se multiplier.

 

Empêcher l’ubérisation de la ville

 

Je demande l’interdiction des plateformes de free-floating sur les trottinettes : ces engins sont une aberration anti-écologique (une trottinette a une durée de vie de 28 jours !), ils occupent de manière chaotique l’espace public, et les plateformes surexploitent les travailleurs qui rechargent les trottinettes via une logique d’ubérisation du travail.

 

Les auto-écoles subissent de plein fouet le développement des plateformes de l’ubérisation, au détriment de la qualité pédagogique des enseignements ! Je demande que la Ville interpelle le gouvernement à ce sujet.

 

Stoppons les privatisations et la main mise d’intérêts privés sur les services publics

 

Suite à une directive européenne, les lignes de bus de la RATP vont pouvoir être mises en concurrence dès 2024 (2021 en grande couronne). Opposons nous à cette mesure absurde !

 

Scandale des compteurs d’eau jetables achetés par la Ville à Véolia et Suez : toute la lumière doit être faite sur cette affaire !

 

 

 

L’université Paris Sciences et Lettres (Dauphine) a décidé d’ouvrir une licence sur le développement durable, financée par BNP Paribas ! On marche sur la tête. Je demande que la Ville interpelle l’université et soutienne la mobilisation contre cette décision contraire à l’indépendance de l’université, et aberrante sur le plan écologique.

 

La loi Blanquer prévoit d’imposer la scolarité à 3 ans, ce qui remettra en cause le rôle et l’existence des jardins d’enfants pédagogiques. Or, la Ville a commandé un rapport sur ces jardins qui vante la qualité de ces établissements. Je demande qu’une négociation soit menée pour assurer leur pérennité.

 

Arrêté anti expulsion et défense du droit au logement

 

Je propose la création d’une instance citoyenne de contrôle pour que les signalements d’insalubrité de logements fassent réellement l’objet d’un suivi et de réponses concrètes.

 

Les familles qui occupent le gymnase 18 rue de Roquepine doivent être relogées de manière pérenne.

 

L’immeuble situé au 126 rue du Château des Rentiers, d’une surface de 9000 mètres carrés, est vide depuis 2017. Alors que des centaines de personnes meurent à la rue chaque année, c’est tout simplement indécent. Je dépose un vœu pour appeler la Ville à lancer une procédure d’expropriation sur ce bâtiment.

 

L’hôtel de Vienne, situé au 43 rue de Malte, accueille des réfugié-e-s majeur-e-s et de mineur-e-s isolées. Sa vente aux enchères, qui menace la pérennité du lieu pour leur accueil, ayant été annulée, je demande à la Ville d’exercer son droit de préemption.

 

 

 

Je demande que la Ville s’engage dans la bataille pour le droit au logement en prenant un arrêté anti-expulsions, et anti coupures d’électricité et de gaz. Même s’il y a un risque que cet arrêté soit cassé par le Tribunal administratif, il est symboliquement important d’assumer des actes concrets dans cette bataille décisive.

 

Démocratie : aux citoyen-ne-s de décider !

 

J’avais en janvier dernier obtenu de l’exécutif l’engagement d’organiser avant chaque Conseil de Paris une séance de pré-conseil ouverte à tou-te-s les citoyen-ne-s. Le premier pré-conseil ayant eu lieu ce vendredi 22 mars, je fais des propositions pour en améliorer l’organisation, cette première séance s’étant avéré plutôt un gadget, avec très peu de participant-e-s, qu’un véritable outil démocratique.

 

Je propose un référendum pour l’annulation des JO. L’urgence écologique est absolue : les JO de la bétonisation et de la gentrification sont une aberration. Que dirons nous à nos enfants ? Qu’on a préféré faire les JO que batailler pour chaque dixième de degré ?

 

Défendre l’emploi et les droits des salariés

 

 

 

L’exécutif veut étendre le travail dominicale au domaine funéraire, en obligeant ses agents à travailler le dimanche toutes les 5 à 8 semaines sous forme d’astreinte. mais les agents sont opposés et se sont mis en grève pour préserver leur droit au repos dominical. Je les soutiens dans cette bataille et dans leur revendication d’augmenter les effectifs, sous statut non précaire.

 

 

Je m’oppose à la pure logique de petites économies sur le dos de la qualité du service public que la ville de Paris veut faire en annonçant sa volonté de remplacer les éducateur-trice-s et moniteur-trice-s  pour les veilles de nuit dans les structures de l’Aide sociale à l’enfance par du personnel non qualifié.

 

 

 

La direction France de New Look veut fermer ses 30 magasins français, dont ceux du Forum des Halles et de Saint Antoine. 370 emplois sont menacés ! Je soutiens leur lutte et souhaite que la ville plaide pour que la direction s’engage dans une recherche active d’un repreneur pour sauvegarder l’emploi.

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