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"À Paris, place au peuple !"

Sur le droit de manifester et les violences policières

Mme Danielle SIMONNET.- Je souscris à ce que vient de dire Didier LE RESTE et mon vœu va également dans le même sens.

On s’est retrouvé, ce 21 septembre, avec plusieurs manifestations qui étaient prévues, dont une à 9 heures à la Madeleine qui marquait la convergence entre les “gilets jaunes” et les associations de lutte pour la justice climatique, et on avait la Marche pour le climat prévue à 13 heures au départ du jardin du Luxembourg.

La manifestation du matin, qui était pourtant déclarée en Préfecture par l’association “Attac” et le syndicat “Solidaires”, a été interdite par la Préfecture de police. L’association “Attac”, ainsi que Solidaires d’ailleurs, dépose une requête en référé-liberté contre cette entrave à la liberté de manifester. La Marche pour le climat a été brutalement interrompue par des jets de grenades de désencerclement sans sommation par les forces de l’ordre, dans le cortège même qui commençait sa manifestation.

Il revenait aux services de police et de la Préfecture de police de contenir et d’empêcher d’éventuelles violences en tête de la manifestation, de permettre à la manifestation autorisée d’avoir lieu sans heurt ni violence et de n’engager la force qu’en dernier recours, toujours selon le principe de proportionnalité, et non d’envoyer des grenades et des gaz lacrymogènes au milieu de la manifestation.

Mais moi, je vais vous dire, j’ai vraiment le sentiment que le ministère de l’Intérieur a semblé plus prompt à utiliser des moyens disproportionnés pour empêcher la convergence des luttes qu’à garantir le droit de manifester et la sécurité des manifestants, alors que tel est son devoir, telle est sa responsabilité.

Face à cette violence de l’attaque, nombre de manifestants ont dû réagir en quittant la manifestation ; cela a été dit, certaines organisations ont même incité à quitter la manifestation. Il faut quand même prendre conscience que la France a été l’un des pays où la Marche pour le climat a été des moins massives, parce que cela fait des mois et des années que nous avons une répression des manifestations de plus en plus violente et que la politique du gouvernement MACRON à cet égard est une remise en cause des libertés extrêmement inquiétantes.

Je terminerai pour dire qu’il faut qu’à travers ce vœu notre Conseil interpelle le gouvernement sur la nécessité de défendre le droit de manifester et de mettre fin aux violences policières, dire qu’on exprime notre soutien à la démarche d’Attac et de Solidaires, qui ont déposé une requête en référé-liberté contre l’interdiction de la manifestation, et qu’on demande une enquête indépendante sur les faits qui ont amené à l’interruption de la Marche pour le climat par des jets de grenades de désencerclement.

Je vous remercie.

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