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"À Paris, place au peuple !"

Ni déni de justice, ni expulsion pour le Miamour !

Ni déni de justice, ni expulsion pour le Miamour !

Personne ne peut ignorer, qui plus est en cette période de crise sociale liée au COVID-19, que les artistes ont besoin de soutien et de lieux, pour résider et créer. Après être allée visiter et soutenir le collectif d’artistes “Le Miamour” ce vendredi 22 mai, j’interpelle le ministre de la culture, Franck Riester, mais aussi la maire du 7e, Rachida Dati et la maire de Paris Anne Hidalgo : Ne laissez pas le Miamour se faire expulser du quai Voltaire, soutenez-les ! 

Le Miamour, un collectif de trente artistes internationaux et de précaires fait depuis plusieurs mois une réquisition citoyenne de l’ancienne Documentation Française, propriété de l’Etat. Vide depuis 2018, sans projet d’affectation, le projet du collectif est de fournir, par une convention d’occupation intercalaire, un hébergement et un espace de travail à ces artistes. En pleine procédure d’expulsion, les dispositions prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (article 9 de l’ordonnance n°2020305 du 25 mars) permettent la tenue d’un jugement sans audience, qui empêche le plein exercice des droits de la défense. La situation est kafkaïenne : ils n’ont pas reçu d’assignation en justice, leur avocate n’a pu avoir accès au dossier, ils ont dû batailler pour obtenir le numéro de dossier ainsi que les documents nécessaires à la constitution d’une aide juridictionnelle et donc d’une défense. C’est un déni de justice, et il y a urgence : l’instruction sera close ce mercredi 27 mai à 12h, sans qu’ils aient pu faire valoir leurs droits. C’est une situation inédite, permise par des mesures d’exception, dont on peut craindre qu’elle devienne la norme face à d’autres réquisitions citoyennes.

D’autant plus que celle-ci vise à rendre aux citoyens ce bien public en en faisant un centre d’Art et de solidarité éco-responsable. Ce faisant le collectif veille à l’entretien, la préservation et à la valorisation du bâtiment laissé à l’abandon. Comme aux Grands Voisins et dans d’autres tiers-lieux culturels bénéficiant d’un bail intercalaire, cette convention permettrait de faire économiser des dizaines de milliers d’euros de frais de gardiennage au contribuable. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre des projets de revitalisation par les tiers-lieux de la ville de Paris.
En tant que conseillère de Paris et candidate aux municipales, j’appuie fortement la demande du collectif : la mairie de Paris, la Maire du 7e, doivent s’impliquer pour mettre en place une médiation avec le cabinet du Premier Ministre et éviter l’expulsion du collectif Le Miamour.

 

Communiqué de Danielle Simonnet, Conseillère de Paris

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