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"À Paris, place au peuple !"

Sur la demande de local pour le BAAM

Mme Danielle SIMONNET.- Je pense que tout le monde connaît le travail d’intérêt général effectué par le Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants, le B.A.M. La situation actuelle de crise de l’accueil à Paris rend d’autant plus précieux ce travail qui s’est manifesté par un service de conseil juridique, des activités culturelles, des cours de français à destination de populations en situation d’exil à Paris.

Le B.A.M., c’est une structure qui repose fortement sur le bénévolat, dont la tenue et la diversité des activités n’auraient pas été possibles sans le bénéfice apporté par l’occupation d’un espace, au sein de l’espace des Grands Voisins loués auprès des structures Aurore et Plateau Urbain.

Or, depuis le 6 septembre 2019, le B.A.M. n’a plus de local pour exercer ses activités, malgré les promesses de relogement non tenues par l’organisme Plateau Urbain. Le retrait de ce local met directement en danger la poursuite des activités du B.A.M. Quand vous connaissez, puisqu’on ne cesse d’en parler, la détérioration des politiques d’accueil qui pousse à déléguer tout ce travail d’accueil aux associations, il faut absolument que nous réagissions et que nous trouvions des locaux pérennes à l’association pour qu’elle puisse reprendre ses activités au plus vite, et dans des conditions dignes.

Je pense que c’est de notre rôle de favoriser le dialogue entre Plateau Urbain et Aurore pour que, compte tenu de la situation de cette crise de l’accueil, les associations d’aide aux personnes migrantes exilées, qui louent encore des locaux à ces organismes, puissent être garanties de continuer leur activité.

De fait, ce sujet pose aussi la question de l’occupation précaire. Qu’est-ce que l’on fait quand on a des structures dans de l’occupation précaire qui répondent pleinement à l’intérêt général ? Comment leur permettre d’être bien plus pérennes dans leur installation dans la ville ? En effet, de fait, elles participent de la vie de la ville et non pas juste d’une parenthèse, quand l’intérêt général auquel elles répondent, lui, est hélas bien pérenne. J’espère que ce vœu sera adopté par la majorité des conseillers de Paris. Je vous remercie.

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