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"À Paris, place au peuple !"

Contre la subvention à l’association Paris Business Angels

Monsieur le Président et mes chers collègues, pour notre part nous voterons contre. Il nous est demandé de délibérer sur le versement d’une subvention de 50.000 euros en faveur de l’association Paris Business Angels, dans le cadre d’un avenant à la convention pluriannuelle 2007-2009.

Je rappelle qu’en juillet 2008, une délibération accordait à cette association une subvention de fonctionnement de 50.000 euros au titre de 2008, à laquelle s’ajoutait une autre subvention complémentaire de 35.000 euros pour le premier trimestre de l’année 2009. Comme vous le savez, nous avons exprimé dès le départ notre refus de voir notre collectivité participer financièrement à ce dispositif.

Notre position n’est pas uniquement liée à l’appellation grotesque de ce groupe de mécènes patronaux. Plus fondamentalement, le fonctionnement de Paris Business Angels consiste à inciter des investisseurs privés à s’engager dans des entreprises naissantes dans l’espoir d’en tirer des plus-values. L’argent de la collectivité, selon nous, ne doit pas servir au développement d’activités dont la motivation première et la recherche du profit.

Notre collectivité d’ailleurs s’honore quand elle conditionne ses aides à l’activité économique en fonction de l’utilité sociale et écologique des biens et des services produits, quand elle favorise systématiquement l’économie sociale et solitaire, quand elle privilégie des formes coopératives propices au développement de la démocratie sociale. Ainsi que les innovations notamment écologiques qui rompent avec les logiques productivistes.

Nous pensons, quant à nous, que c’est principalement aux banques que revient la mission de financer le développement des entreprises. D’ailleurs sommes-nous satisfaits des aides publiques que les banques ont grassement reçues du Gouvernement qui loin d’être orientés vers l’aide aux entreprises et la création d’emplois ont servi à gonfler de manière indécente le montant des bonus des traders et autres dividendes aux actionnaires.

Nous voterons contre cette délibération, car nous pensons que notre collectivité ne doit pas encourager financièrement ce mode d’investissement privé, mais elle peut user bien sûr de son influence en interpellant les banques et les grandes entreprises afin qu’elles apportent leur soutien à l’activité et à la création d’emplois des entreprises naissantes qui, en effet, peuvent avoir besoin d’investissements.

Je vous remercie.

(Applaudissements).