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"À Paris, place au peuple !"

Vœu relatif au maintien des places en centre d’hébergement et au respect du droit au logement

Tous les groupes ont déposé des vœux relatifs à l’hébergement d’urgence et l’organisation de la nuit de la solidarité. Je n’ai cependant pas retiré mon vœu au profit de celui de l’exécutif. Car si nous sommes face à une compétence prioritairement de l’Etat, ça suffit de se renvoyer la patate chaude. L’urgence humanitaire est là, et la ville a diminué son budget social alors qu’elle devrait assumer de palier aux démissions de l’Etat plutôt que de laisser la situation se dégrader et compter nos morts de la rue. 

 

 
Dans ce débat que nous avons, nous ne débattons pas des causes de la grande exclusion. Nous sommes là, hélas, simplement pour intervenir sur les conséquences de politiques qui ont provoqué cela. Donc, nous sommes là pour intervenir. Que faisons-nous face à cette situation d’urgence et ce manque criant de places en centres d’hébergement d’urgence ? Ce, pour toute personne, qu’elle soit en situation administrative régulière ou pas, quel que soit son statut, les personnes qui sont à la rue.

Je me joins à l’ensemble des collègues, qui ont toutes et tous salué l’opération de la “Nuit de la solidarité”, qui a permis un engagement citoyen solidaire extrêmement fort des Parisiens et des Parisiennes, et a permis également, concrètement,  d’avoir une estimation si possible la plus proche de la réalité. Nous savons qu’elle est très certainement bien en deçà du nombre de personnes sans-abri. Elles ont été recensées au nombre de 3.000, c’est-à-dire un nombre bien éloigné, bien plus élevé que des estimations complètement honteuses de certains députés de “La République en marche”, qui estimaient qu’il y en avait tout au plus 50.

Maintenant, que fait-on ?

3.000 personnes sans-abris recensées à Paris. En même temps, un dispositif d’hébergement d’urgence pour la période grand froid et la période hivernale, qui est donc arrêté. On est donc toujours dans une gestion en grande partie saisonnière des personnes sans-abris. Or, toutes les associations vous le diront et vous le rediront, on meurt aussi en plein été à Paris. Même si l’on croit toujours la chanson “La misère serait moins pénible au soleil”, la vérité, c’est que les morts de la rue, c’est pendant toutes les saisons de l’année.

Nous rappelons tous et tous que c’est de la compétence de l’Etat, d’abord et avant tout. La compétence de l’Etat, quand il n’y a pas de familles avec des enfants en danger, et un Etat qui est bien en deçà de ses responsabilités, qu’il s’agisse de ce gouvernement comme des précédents.

Je salue les engagements pris par l’Exécutif. Je sais que l’engagement de Mme VERSINI et de la majorité municipale fait que la Ville de Paris va au-delà de ses compétences. C’est important de le dire, la Ville de Paris va au-delà de ses compétences. Pour autant, on ne répond pas à la situation de crise humanitaire que nous connaissons aujourd’hui.

J’ai quand même une question qui fâche à vous poser. On a donc cette urgence humanitaire.

 

Mme Danielle SIMONNET. – Le budget social, prévention, santé de la Ville de Paris  a diminué de 15,5 millions d’euros au total. Je pense que nous n’avons pas fait le choix de mettre l’argent là où il le fallait. Merci.

 

 

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Mars 2018