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"À Paris, place au peuple !"

Vœu pour l’interdiction de la pêche à Paris

“J’ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu’en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie”. C’est Louis de Funès qui disait cela en 1981 après avoir été un passionné de la pêche.

Chers collègues, par arrêté préfectoral, il est interdit de consommer et de commercialiser les poissons pêchés dans la Seine et l’Ourcq pour des raisons de santé évidente liée à la pollution. Notre Municipalité est par ailleurs pleinement engagée dans la lutte contre la pollution de l’eau de la Seine et s’engage de plus en plus dans la prise en compte de la question de la souffrance animale.

Mais en attendant, la pêche, qui est autorisée encore à Paris, est un loisir, certes populaire, mais qui inflige une souffrance gratuite aux poissons puisqu’on ne peut pas les manger. Je propose donc que la pêche y soit interdite au nom de la prise en compte de cette souffrance animale.

Je tiens vraiment à remercier sincèrement les défenseurs de la pêche “no-kill” pour leurs messages argumentés qu’ils m’ont envoyés très nombreux. Mais ils ne m’ont pas convaincue, car même lors d’une pêche “no-kill”, il y a une souffrance et, même avec des hameçons sans ardillon, nombre de poissons relâchés meurent quelques jours après avoir été péchés.

Je tiens en revanche à vous informer que j’ai reçu plusieurs centaines de message d’insultes sexistes, à caractère pornographique, y compris de nombreuses menaces de mort suite à la publication de la vidéo que j’ai effectuée avec une militante de “Zoopolis” que je remercie.

Je vais même vous lire quelques exemples. Eh bien si : il faut que vous en preniez conscience, chers collègues. “Plus on donne de pouvoir aux femmes, et plus elles ont l’esprit carrément tordu. La plupart du temps, elles ne savent même pas de quoi il retourne. Qu’elles retournent à leur cuisine.” “Ta gueule mal baisée”. Voyez, cela vous réveille ! “C’est vous que l’on devrait faire souffrir.” “On lui met une balle quand dans sa tête à celle-là ?” “Une conne comme ça, il faut l’abattre tout de suite, elle est juste bonne à mettre sur le trottoir”.

Comme j’en ai 300 environ de cet ordre-là, je ne vais pas vous les lire.

 

Mme Danielle SIMONNET. – Je terminerai par dire la chose suivante : évidemment, je vais porter plainte. Mais j’en profite pour dire à toutes mes collègues femmes de ce Conseil de Paris : il ne faut plus que l’on accepte sur les réseaux sociaux ce genre d’attaque. Moi, je vais porter plainte. Je vous invite aussi à porter plainte quand vous recevez ce genre de message et je souhaite que l’on échange nos expériences à ce sujet car il faut que cela se sache, car il faut que cela cesse.

Je vous remercie.

 

Mme Danielle SIMONNET. – Une phrase pour remercier les expressions des collègues au regard de ces attaques. Dire que, par ailleurs, je soutiendrai également le vœu des Ecologistes. Je suis tout à fait d’accord que beaucoup de pêcheurs sont des amoureux de la nature, beaucoup se mettent d’ailleurs à pratiquer la pêche avec des hameçons sans ardillon. Raison de plus pour promouvoir cela. Je reste néanmoins convaincue que là où on ne peut pas consommer le poisson, mieux vaut ne pas le pêcher.

Je vous remercie.

 

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