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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur le plan Biodiversité

 

Il est heureux que toutes les interventions soient unanimes à ce Conseil pour que Paris s’engage dans la protection et l’enrichissement de la biodiversité à l’aune du changement climatique. Si tout le monde sort de ce débat en ayant enfin compris le terme anthropocène, cette nouvelle ère géologique imputable à l’espèce humaine et responsable de la sixième grande crise d’extinction des espèces, vous me direz, c’est déjà cela.

Mais encore faut-t-il en conclure qu’il est plus que temps de modifier notre mode de développement de façon radicale et non par du “green washing” pour réagir et y remédier. C’est bien notre mode de développement capitaliste productiviste qui en est responsable. Et la spatialisation de ce système dans la métropole hyper dense l’aggrave.

Il ne faut donc pas simplement réintroduire de la nature en ville dans des pots de fleur, des toitures, des murs végétalisés : il faut cesser de bétonner la capitale. Paris est d’ores et déjà une ville extrêmement dense, la plus dense d’Europe, disposant de très peu d’espaces verts par habitant.

Voilà pourquoi j’avais défendu en vain le fait de bloquer dans le P.L.U. tous les espaces verts et espaces non construits. Il faut également limiter la minéralisation des sols qui fragmente les habitats naturels, les écosystèmes et affecte fortement la biodiversité. Je voterai d’ailleurs l’ensemble des amendements écologistes à ce sujet.

Notre objectif doit être d’augmenter la surface de pleine terre et des imperméabilités. Il faut assumer de poursuivre et repenser en ce sens la couverture du périphérique. Il faut préserver la petite ceinture ferroviaire en tant que poumon vert de biodiversité. Il faut n’avoir recours qu’aux plantes de notre région, comme je l’avais déjà défendu dans un de mes vœux à un précédent Conseil. La trame noire liée à l’éclairage public exige bien plus de contrôles contre notamment les nouvelles formes de projections publicitaires murales, jusqu’aux murs face à l’Hôtel de Ville pas plus tard que la semaine dernière.

Pour conclure, afin de planifier, contrôler, évaluer le politique en faveur de la biodiversité, je plaide pour que soit effectué un bilan des mesures prises, notamment dès le premier plan de 2011, une cartographie précise et des évaluations indépendantes à la disposition des citoyennes et des citoyens.

Je vous remercie.