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"À Paris, place au peuple !"

Vœu pour le maintien de l’école d’Alembert

Mme Danielle SIMONNET. – Madame VERSINI, j’ai bien écouté vos propos valorisant le Plan de Paris de lutte contre la grande exclusion. Je vais hélas ternir le tableau. Je souhaite vous alerter, chers collègues, sur la situation de l’école d’Alembert. Quand nous avions parlé des mineurs isolés étrangers au précédent Conseil de Paris, nous avions abordé le drame d’un jeune qui s’est suicidé en se jetant dans la Seine, qui avait fait plusieurs étapes en hôpital psychiatrique, qui était hébergé à l’hôtel à défaut de place dans un autre type de centre prenant en compte l’ensemble de sa problématique.

L’école d’Alembert est un centre éducatif situé en Seine-et-Marne, à Montévrain, qui a installé des activités de formation-réinsertion qui relèvent de la Direction de l’Aide sociale, de l’Enfance et de la Santé – DASES.

Elle accueille à ce jour 62 jeunes âgés de 14 à 21 ans, dont une grande partie de mineurs isolés étrangers, les autres résidents étant des jeunes placés par la DASES en situation familiale difficile.

Hélas, la Ville visiblement a l’intention de fermer cette école. C’est une aberration, je vous le dis. C’est une aberration de ne pas tout faire pour préserver et défendre la pérennité de ces établissements même lorsqu’ils sont hors de Paris, parce que justement ils permettent la prise en charge de jeunes dans un accompagnement par ailleurs également à la formation, là-bas ce sont les professionnels aux métiers du transport logistique, de l’aide à la personne, l’apprentissage de la cuisine en collectivité.

Il y a de très bons résultats à la sortie de cette école, mais un besoin par ailleurs urgent de faire des travaux.

À travers ce vœu, je souhaite que la Ville de Paris :

– informe bien plus les personnels en place de l’évolution de la réflexion de la Ville, concernant les centres éducatifs de l’Est parisien ;

– réalise les travaux nécessaires à la bonne marche de l’activité sur le site d’Alembert en respect des normes de santé et de sécurité élémentaires qui permettent de garantir un environnement sain et viable ;

– et que l’on maintienne l’activité d’accueil-formation-insertion 24 heures sur 24 dans ce lieu et que l’on préserve l’emploi.

 

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