Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Vœu de solidarité avec les travailleur-euse-s de Mac Donald’s en grève

 

Mme Danielle SIMONNET. – Vous savez que l’entreprise “McDonald’s” va tirer, en 2018, plus de chiffre d’affaires de ses rentes immobilières que de la vente en tant que telle de ses sandwichs. En fait, toute leur stratégie internationale offensive est celle d’acquisition de restaurants, achats de terrains, constructions, rachats de restaurants, qu’ils vont ensuite proposer à la location en gérance pour en faire des franchisés. Finalement, le montant des loyers réglés à la maison mère permet de transformer les bénéfices en coûts, et donc, de ne pas payer d’impôts ni de participation auprès des salariés. Il y a au moins 41 millions d’euros d’intéressement au bénéfice qui échappent totalement aux salariés français, soit à peu près l’équivalent d’un 13e mois. Vous savez que “Carrefour”, ce n’est pas simplement la malbouffe, c’est aussi la surexploitation de travailleurs précaires sous-payés. En France et à Paris, nous voyons ce que cela fait.

Je tiens, à travers ce vœu, que nous exprimions notre solidarité avec les salariés qui dénoncent que, d’un côté, nous ayons une grande multinationale qui est record dans l’évasion fiscale – vous savez qu’il y a une procédure de redressement fiscal estimé à 300 millions d’euros rien que pour les années 2009-2015 et qu’ils sous-payent de l’autre côté. On a, en plus, pas mal de franchisés avec l’entreprise “Parmentier”, 25 franchisés sur Paris, où évidemment, les franchisés ne veulent pas reconnaître que tous les magasins qui appartiennent à une même franchise devraient être un ensemble où il y a les mêmes situations de rémunération salariale.

Les grévistes de “McDonald’s” demandent à la fois un 13e mois et surtout d’être payés au minimum 13 euros de l’heure, ce qui, me semble-t-il, est une revendication totalement raisonnable et plus que légitime.

A travers ce vœu, je demande que la Mairie de Paris interpelle la Ministre du Travail, Madame PENICAUD, afin de ne pas s’opposer aux décisions de l’Inspection du travail et refuser le transfert des salariés protégés de “McDonald’s”, notamment des Champs-Elysées où il y a eu un vrai combat, McDonald’s Paris-Nord vers le franchisé Michel Parmentier, mais également qu’il y ait la reconnaissance d’unités économiques et sociales dans les établissements qui appartiennent à la même franchise, afin que cela ouvre droit à la représentation syndicale sur le territoire de Paris et qu’on interpelle également le Préfet de police contre les procédés indignes de la société “McDonald’s” qui se fait justice elle-même par le biais d’évacuations violentes lors des mouvements sociaux.

Je vous remercie.

Téléchargez (PDF, 196KB)