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"À Paris, place au peuple !"

Pour une rue Robespierre à Paris !

Cher-e-s collègues, je soutiendrai bien évidemment la délibération de l’UDI Modem proposant la création d’un parcours de la Révolution française à Paris.

 

Comme vous le savez, j’ai déposé un voeu rattaché. Plus de 220 ans après sa mort, il n’y a toujours pas de rue Robespierre à Paris, cette figure décisive de la grande Révolution Française, à qui nous devons notre triptyque “Liberté, Egalité, Fraternité”.

 

Sans occulter la réflexion critique sur son action, il est temps de sortir de la caricature de Robespierre “tyran sanguinaire”, dont tous les historien-ne-s sérieux ont montré qu’elle était fausse et reconnaître enfin celui qui s’est battu contre le vote censitaire, contre l’esclavage, contre la peine de mort, pour l’égalité, comme cette assemblée avait assumé de le faire au lendemain de la libération avant qu’un autre vote ne l’annule.

 

Devant les réticences de certains, j’ai fait la proposition à l’ensemble des groupes, et l’ensemble des Présidents groupes était d’accord hier après midi, que mon voeu soit adopté après amendement autour de la formule suivante :

 

Le Conseil de Paris émet le vœu que la mission de préfiguration du Parcours de la Révolution française à Paris, proposée par le groupe UDI-ModeM, mène la réflexion, dans le cadre d’un travail historique et scientifique qui étudiera l’opportunité d’attribuer, à toutes les grandes figures de la Révolution, dont Maximilien Robespierre, leurs noms à des lieux de Paris ou d’apposer des plaques commémoratives.

 

Que c’est il donc passé dans la soirée pour qu’à 21h30, j’apprenne que l’UDI-Modem et le groupe LR ne souhaitaient plus s’en remettre à la réflexion des historiens, à leur travaux scientifiques, pour que la mission de préfiguration puisse étudier et décider s’il est opportun d’attribuer ou non un lieu ou une plaque aux grandes figures de la Révolution dont Robespierre ?

 

Et pourquoi dans la foulée de ce refus, l’exécutif décide t-il de se rétracter et de demander le retrait du voeu ?

Hier, vous étiez tous pour et aujourd’hui vous vous y opposerez ? N’y a t-il donc pas dans cette assemblée un plus de courage, d’audace, un peu moins d’inculture ou de dépendance à l’idéologie contre révolutionnaire ? Vous pouvez encore changer d’avis.


J’en appelle pour conclure aux historiens. Battez-vous. Battez -vous sans relâche, cette assemblée n’est pas digne de son héritage.