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"À Paris, place au peuple !"

Rapport CRC sur les animations emblématiques et la question des forains

Mme Danielle SIMONNET. – Pauvre M. VESPERINI qui se dit, qu’est-ce c’est embêtant quand on est entrepreneur, il faut respecter le Code du Travail, quand on est citoyen, il faut respecter le Code pénal.

Oui, fort heureusement, il y a la loi, la loi est là pour libérer.

Sur ce rapport de la C.R.C, je serai très rapide. Je trouve que dans ce rapport, il y a une excellente nouvelle,  nous allons pouvoir récupérer de nouvelles recettes pour la Ville à travers la nécessité de repenser le 14 juillet, le feu d’artifice, et le concert. C’est plutôt une bonne nouvelle.

Il faut absolument réinterroger les droits patrimoniaux du feu d’artifice de la Ville, qui donne lieu à une retransmission sur France Télévisions et donc des droits à un moment donné de redevance. Il y a une bonne nouvelle pour les recettes de la Ville. Il faut le faire tout en garantissant le caractère gratuit, public pour les citoyens et citoyennes qui participent à ce feu d’artifice.

C’est extrêmement important que la Ville soit attachée et fasse respecter toutes ces fêtes populaires qu’elle organise et permette qu’elles soient organisées sur la capitale, car cela fait partie de l’identité parisienne.

J’aimerais entendre cela aussi à travers les interventions des uns et des autres, et pas simplement l’obsession de la recherche de la recette, mais la joie d’avoir des fêtes populaires.

En ce qui concerne la grande roue, le marché de Noël, le rapport redit clairement le problème des conditions d’attribution régulière, irrégulière, les problèmes des dépenses qui incombaient à l’exploitant, mais qui ont été prises en charge par la Ville. Il y a vraiment une nécessité maintenant de bien se conformer.

Dans ce rapport, il y a finalement aussi toute une interrogation sur quel rapport la Ville entretien avec les intérêts privés. Finalement, beaucoup de concessions sont souvent sous-évaluées. J’aimerais bien que l’on s’intéresse aussi à L.V.M.H., n’est-on pas en train de sous-estimer aussi concernant  L.V.M.H. beaucoup de choses.

Maintenant, attention, il a bien été réaffirmé par M. GLEIZES qu’il y avait non-gratuité du domaine public. Il a raison de le rappeler, et le groupe Ecologiste l’a souvent rappelé dans cette instance.

Néanmoins, il ne faudrait pas que la Ville soit toujours en recherche de louer l’espace public. Il y a aussi une volonté d’être dans un rapport de non-marchandisation de l’espace public.

Je voudrais profiter de cette intervention pour dire que ce que révèle le rapport de la C.R.C. sur la grande roue et le marché de Noël ne doit pas amener non plus la Ville à ne plus vouloir faire de Paris une ville dans son histoire attachée à la culture foraine.

Je réaffirme ici que Paris dans son histoire a toujours été liée à la culture foraine, il y avait des manifestations de forains à toutes les portes de la ville auparavant. Je ne souhaiterais pas que l’on en termine avec cela. Je l’avais déjà exprimé lorsqu’il y avait eu la volonté d’en finir également avec la fête foraine de la Foire du Trône. Cela me semble important que l’on en arrête avec cette surenchère de l’éviction des forains de la capitale.

Je pense qu’au contraire, on doit y être attaché. Je pense que cela doit être possible de le faire tout en respectant le Code des marchés publics, tout en respectant une gestion saine de la ville. Cela doit pouvoir être possible de le faire dans un respect de l’intérêt général.

Il faut être sérieux. Surtout, ne croyez pas une seule seconde que c’est parce que vous donnerez toutes ces manifestations dans des marchés à des grands groupes comme L.V.M.H. qui n’attendent que cela, que les choses seront plus saines. Je ne le crois pas.

Soyons rigoureux dans les marchés, mais soyons aussi attentifs au respect de la culture populaire de Paris. Et pour moi, elle est totalement liée à la question des forains.

Je terminerai là, une minute avant la fin de mon temps de parole.