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"À Paris, place au peuple !"

Pour l’arrêt du financement par la Ville de Paris des structures d’accueil petite enfance à caractère confessionnel.

Mme Danielle SIMONNET. – Mes chers collègues, ce sujet, vous le connaissez. Vous le connaissez, parce qu’il y a un certain nombre d’établissements dans la Ville de Paris, de petite enfance, à caractère confessionnel, qui sont financés par la Ville et que nous dénonçons année après année.

Les éléments nouveaux qui nous ont amenés à déposer ce vœu sont de deux types.

D’abord, il y a eu un vote au sein du Conseil régional Ile-de-France, dont, bien évidemment, la compétence première n’est pas les crèches petite enfance mais qui a développé un dispositif permettant de contribuer au financement sur investissement pour des nouvelles places de création. Un amendement présenté par le groupe Front de Gauche et Alternatifs a obtenu une majorité. Il établit un certain nombre de principes et dit qu’au nom du respect de la laïcité, le Conseil régional se doit de ne pas financer les crèches à caractère confessionnel qui ne respectent pas la laïcité, la liberté de conscience et la mixité sociale.

Nous demandons à travers ce vœu que la Ville de Paris s’applique les mêmes principes et se mette en conformité sur sa politique en la matière avec le Conseil régional d’Ile-de-France. Et sachez que, deuxième élément, il y a un peu plus d’un mois, il y a eu une visite surprise dans un établissement confessionnel dans le 20e, qu’il a été établi que dans cette crèche, la laïcité n’était absolument pas respectées, j’ai des photos ici qui montrent bien tous les documents religieux et qui, clairement, établissent que cet établissement est totalement en dehors des clous que nous exigeons dans nos conventions.

De la même manière que nous avons procédé d’ores et déjà sous cette mandature au déconventionnement et à l’arrêt de financement d’une crèche, il faut enfin que l’on prenne ce dossier et que l’on décide d’arrêter, au nom de la laïcité, au nom de la mixité, au nom d’une autre conception de l’émancipation qui commence dès la petite enfance, de financer ces structures.

Je vous remercie.

Mme Danielle SIMONNET. – Bien sûr que nous maintenons le vœu.

Cette mise en conformité est une mise en conformité que nous demandons d’un point de vue politique au nom des principes et, voilà, force est de constater que ces crèches ne respectent pas la laïcité de nos conventions, donc nous estimons que les subventions doivent être stoppées et reversées vers d’autres associations pour la création de places petite enfance.

Nous maintenons donc notre vœu.