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"À Paris, place au peuple !"

Compte-rendu du Conseil de Paris des 16 et 17 juin

Cette deuxième séance du Conseil de Paris fut dense. Grâce à l’implication de nombreux militants, syndicalistes, associatifs, j’ai pu intervenir sur 30 dossiers et défendre 15 voeux. Vous aussi, n’hésitez pas à contribuer pour que je puisse relayer au mieux dans les prochaines séances vos préoccupations, vos combats !

Vous pouvez trouver ici toutes mes interventions écrites ou en vidéo.

 

L’austérité contre les services publics

 

  • Crèches qui craquent : des emplois gagnés en séance !

Les personnels des crèches n’en peuvent plus et étaient en grève début juin. J’ai défendu un vœu en faveur de l’embauche d’un à deux agents supplémentaires par crèche. Le PS s’y est opposé, ne voulant pas s’engager sur les créations de postes. Les élus EELV et PCF se sont abstenus et des élus de droite l’ont voté. Ces derniers, qui demandent sans cesse la baisse des fonctionnaires, auront à gérer leurs contradictions. Exigeons maintenant que la Ville traduise en actes et respecte ainsi le vote des Conseillers de Paris.

Cette victoire a été reprise par la presse dans Metro et sur Paris Dépêches.

Ce tract a été relayé jeudi lors du rassemblement des grévistes. Vous pouvez le transmettre à la crèche de votre quartier !

 

  • Réforme de l’attribution des logements sociaux :

La Ville ne s’attaque pas à la crise du logement à Paris : les loyers restent toujours trop chers et il manque encore trop de de logements sociaux. Pour les attributions de logements sociaux, il était urgent de garantir l’équité et la transparence. La réforme instaure un système de cotation informatisée pour hiérarchiser les demandes de logement social maisreste très floue. Au nom de la mixité sociale et pour garantir « une diversité des profils », les personnes les plus démunies ne seront pas forcément prioritaires ! Les associations de droit au logement n’ont pas été impliquées pour définir ce système. J’ai défendu l’anonymat des dossiers dans la procédure de cotation et d’attribution par les bailleurs et un droit à l’information du demandeur sur le résultat de sa cotation.

 

  • Les services publics parisiens au pain sec !

Nous le dénoncions pendant la campagne mais oui l’austérité sévit bien à Paris aussi. Le débat sur le compte administratif comme sur les missions de l’Inspection générale furent l’occasion pour moi de dénoncer les baisses continues du budget de la Ville.

En 2014, la baisse des dotations de l’Etat a atteint un demi-milliard d’euros auquel s’ajoute la dette de l’Etat de près de 2 milliards d’euros due aux parisiens pour transfert de charges non compensées de moyens. Résultat, comme elle se soumet à cette austérité, la maire de Paris refuse d’embaucher.

Mais tous les services publics craquent sous les sous-effectifs et la précarité. Les grèves dans les crèches, les bibliothèques, les équipements sportifsles catacombes en témoignent, comme le recours à des contrats aidés, des précaires pour effectuer des missions correspondant à des besoins permanents de la ville.

Les services publics de l’Etat subissent de plein fouet également ces orientations libérales. J’ai choisi de soutenir la grève des cheminots dans ma question d’actualité. Je suis également intervenue pour défendre la grève des postiers dans le 15e, ai exigé l’augmentation de la création de postes pour les écoles parisiennes et ai réaffirmé mes désaccords avec la réforme des rythmes éducatifs.

Dans le même temps, la ville favorise la mainmise des intérêts privés sur la capitale. Je me suis opposée aux marchés avec des société lucratives pour la gestion des crèches comme des parkings, le développement du mécénat publicitaire sur les berges sur Seine et le financement de « Paris Europlace », une association valorisant la finance à Paris !

 

L’écologie à Paris, c’est possible !  

 

  • Victoire ! Suite au voeu que j’ai déposé, la ville de Paris va non seulement s’engager à instaurer une collecte des déchets organiques, en commençant par tous les établissements comprenant de la restauration collective, mais Paris a également décidé d’adhérer au collectif, « zéro waste France » (zéro déchet). Ces engagements vont lui permettre, comme d’autres villes avant elle, de parvenir à réduire considérablement ses déchets par l’instauration de la collecte des déchets organiques pour le compost.

Vous pouvez trouver ici la tribune que j’ai signée à ce sujet en février 2014.

 

  • Gratuité des premiers m3 d’eau pour toutes et tous ou aumône aux pauvres ? Hélas, la ville a tranché. Elle ne souhaite instaurer la gratuité de ces premiers m3 indispensables à la vie que sous condition de ressources. Je défendais au contraire la gratuité inconditionnelle de ces premiers m3 d’eau, une tarification sociale distinguant les usages domestiques et professionnels et un renchérissement des surconsommations de confort ou de luxe.

 

  • Wifi : le principe de précaution doit s’imposer ! Le wifi est reconnu par de nombreuses études indépendantes comme dangereux pour la santé (cancérigène potentiel et néfaste pour les personnes électro hypersensibles). Or, il a été décidé à ce Conseil d’installer le wifi dans un nombre toujours croissants d’équipements municipaux, alors que des solutions alternatives d’accès à l’internet par câblage existent et mériteraient d’être étudiées et développées. J’ai été la seule à m’opposer à ce texte et je suis intervenue en séance pour rappeler la nocivité du wifi et appeler au respect du principe de précaution.

 

  • Du bio dans les crèches : tout en saluant l’augmentation de la part d’alimentation bio dans les crèches, j’ai tenu à rappeler les dangers du Grand Marché Transatlantique, actuellement négocié par l’UE avec les Etats-Unis d’Amérique, qui vise à remettre en cause nos normes sociales et écologiques, autorisant par exemple le retour des biberons avec du bisphenol A, substance reconnue comme nuisible et actuellement interdite. Une firme américaine pourra ester en justice les collectivités pour entrave à la concurrence libre et non faussée. Mobilisons-nous contre le GMT!

 

Défendons nos principes républicains !

 

 

  • J’ai également voté contre la subvention de 800 000 euros à l’institut des cultures de l’Islam, établissement qui organise volontairement la confusion entre le culturel et le cultuel pour contourner la loi de 1905 et remettre en cause le principe républicain essentiel de laïcité qui stipule que « la République ne reconnait ni ne finance aucun culte. ».

 

  • J’ai défendu un vœu pour que la maire interpelle le gouvernement afin que la réforme pénale ne donne pas aux élus locaux la possibilité d’avoir accès à des dossiers nominatifs de condamnés. Imaginons ce qu’en ferait une ville dirigée par le FN ! J’ai également relayé en vœu une pétition de RESF contre l’emprisonnement de jeunes sans papiers pour soi-disante fraude à l’aide sociale à l’enfance. Il faut que cesse la criminalisation des jeunes sans papiers et le recours aux tests osseux.

 

  • Alors que la ville se vante de vouloir faire progresser les démarches de démocratie participative, force est de constater qu’elle est encore bien incapable de travailler en amont ses délibérations avec les premiers concernés. La ville souhaite faciliter l’inscription des librairies indépendantes dans les marchés de la ville pour les commandes des bibliothèques, écoles, et crèches, trop souvent doublé par les grossistes de départements éloignés. Mais j’ai dénoncé le trop peu de concertation et l’impréparation de ces marchés qui ne répondront pas une fois de plus à leur promesses.

 

  • Pour finir, j’ai voté favorablement pour deux vœux demandant à la Ville d’installer des écrans géants pour permettre la diffusion des matchs de foot de la coupe du monde, comme le rapporte un article sur le site de France 3. Certes il s’agit de vœux présentés par l’UMP. Mais le PS ne s’y opposait que du fait du coût (l’austérité toujours !). Et pourquoi ne pas diffuser avant les matchs des reportage sur les grèves au Brésil ou sur les expériences démocratiques radicales que menait Socrates contre la dictature dans les 80’s ? Oui, mêler passion du sport et éducation populaire au service des consciences, c’est possible ! Comme les indignés brésiliens, clamons « I love Football, I hate FIFA ! »