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"À Paris, place au peuple !"

Compte administratif : La Mairie est en train de vendre Paris. Mais Paris ne lui appartient pas !

J’ai voté contre le compte administratif.

Mon intervention :

 

 

Mme Danielle SIMONNET.- Vous vous félicitez d’une gestion encore plus austéritaire que celle exigée par la contractualisation imposée par Macron à laquelle, hélas, je le regrette, ni “Génération.s”, ni le groupe Ecologiste, ni même le groupe Communiste n’ont assumé de voter contre.

Quand la contractualisation macronienne n’exigeait pas plus de 1,14 % d’augmentation des dépenses de fonctionnement, vous les avez contraintes à 0,46 %. Quand la contractualisation exigeait une capacité d’endettement sur douze ans, vous la réduisez à 9,38 années, et le pire, c’est que vous vous en félicitez.

Et pour quel résultat ! Quand prendrez-vous enfin conscience que la dette écologique et la dette sociale doivent être bien plus prises en compte que toute dette préparant l’avenir. Résultat, vous bradez le foncier pour de la bétonisation spéculative privée. Paris se vide de ses habitants, et d’abord de ses classes populaires. On y meurt dans la rue car la lutte contre la grande exclusion ne dépasse pas les effets de com d’annonce. On y respire toujours aussi difficilement, avec plus de 4.000 décès prématurés par an du fait de la pollution, et on y suffoquera cet été, surtout dans les quartiers populaires où les espaces verts de pleine terre se réduisent quand il faudrait, au contraire, les étendre, comme le signale la tribune associative sur le site Reporterre.

Vous êtes en réalité de mauvais gestionnaires car, non seulement votre bilan est un échec social et écologique, mais en plus vous vendez la Ville aux intérêts privés, vous la bradez même dans un gâchis d’argent public.

Le groupe Indigo se gave sur le dos des contribuables en encaissant les bénéf’ de la gestion des parkings municipaux. Engie se gave en surfacturant le chauffage urbain et en faisant des travaux en dépit du bon sens. Et que dire des fausses facturations de Streeteo sur le stationnement, des fiascos Vélib’, et j’en passe.

Mes chers collègues, hélas, je n’ai pas plus de temps pour développer, mais vous êtes en train en plus, avec le conventionnement sur les loyers capitalisés, d’hypothéquer et de puiser dans le budget des mandatures à venir. En fait, vous êtes en train de vendre la Ville, mais la Ville ne vous appartient pas. Les communs, les usages de la Ville, c’est aux citoyennes et aux citoyens d’en décider, j’espère qu’enfin ils pourront reprendre la main bientôt.

Je vous remercie.