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Front de Gauche - "À Paris, place au peuple !"

Budget, le rabot continue…

Budget, le rabot continue…

 

La maire de Paris déplore la baisse des dotations de l’Etat mais sans prendre aucune initiative pour organiser un réel rapport de force pour s’y opposer. La baisse des dotations, cumulée à la hausse des contributions de péréquation, amène la ville à devoir quasiment autofinancer l’ensemble de ses politiques !

La dette de l’état due à Paris qui était de 1,3 milliard d’euros sous Delanoë et Sarkozy, s’élève aujourd’hui à 5,3 milliards, soit 4 milliards cumulés sous le quinquennat de Hollande, l’équivalent de la moitié d’un budget annuel !

La ville s’est enfin décidée depuis 2016 à augmenter les DMTO (taxes sur les transactions immobilières). Si elle l’avait fait depuis le début de la mandature, elle aurait pu améliorer la qualité de ses services publics et le soutien aux associations de façon bien plus conséquente.

Si Paris, ville riche, mais du fait de la spéculation immobilière et de la gentrification qui s’est aggravée, peut soutenir le choc de ces baisses, la majorité des collectivités sont aujourd’hui en état d’asphyxie. Paris devrait d’autant plus prendre la tête d’une opposition réelle à ces politiques d’austérité imposées par les gouvernements successifs et les injonctions de Bruxelles.

Résultat, la ville applique des coups de rabot sur l’ensemble de ses dépenses.

Non sans cynisme, les dépenses sociales liées à l’aide sociale à l’enfance pour les Mineurs isolés étrangers (MIE), pour le RSA et la prise en charge des personnes âgées sont fortement diminuées, au nom d’une soi-disant amélioration de la situation économique ! Alors que dans les faits, 80% des jeunes sollicitant une prise en charge MIE se la voient refuser, près d’un ayant droit sur deux au RSA y renonce et souvent faute d’information du fait d’un manque de suivi social et la situation des personnes âgées se dégrade (manque de capacités d’accueil et d’effectifs dans les EPAHD parisiens).

La souffrance au travail explose dans l’ensemble des services publics et administration parisienne à cause des réorganisations de service, de l’insuffisance des postes et de la précarité persistante.

Le soutien aux associations est fortement impacté, et en premier lieu les subventions de fonctionnement, au mépris du soutien à l’autonomie des libertés associatives.

Si la ville daigne enfin à augmenter son recours à l’emprunt au service des investissement en matière de logement et de nouveaux équipements publics, elle est encore loin de le faire à la hauteur des besoins.

Pour toutes ces raisons, comme les années précédentes, je voterai contre ce budget.

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