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"À Paris, place au peuple !"

Abandon de la bétonisation des bords de Seine face à la Maison de la Radio ?

Abandon de la bétonisation des  bords de Seine face à la Maison de la Radio ?

La délibération retirée de l’ordre du jour !
le projet de bétonisation des  bords de Seine face à la Maison de la Radio abandonné ?

La délibération relative au projet que je conteste de bétonisation des bords de Seine sur les terrains en face de la Maison de la Radio vient d’être retiré de l’ordre du jour.

Mon vœu le demandait. Il est donc en partie exaucé avant même d’avoir été présenté !
Après l’échec à vouloir faire construire des ponts commerciaux sur la Seine, L’équipe Hidalgo-Missika échoue à bétonner ces bords de Seine. La détermination des associations comme “La Seine n’est pas vendre” et “France Nature Environnement” que je m’attache à relayer au sein du Conseil a permis cette nouvelle victoire.

Mais restons vigilants :

Le devenir de la dalle face à la maison de la radio doit être discuté publiquement avec les responsables de Radio France, les usager-e-s, les habitant-e-s, les élu-e-s et les associations du quartier, dans le cadre par exemple de l’Atelier Seine mis en place par la Mairie, pouvant donner lieu à la création d’un nouvel espace public paysager accessible à des événements culturels. Les bords de Seine ne doivent pas être bétonnés et transformés en foncier spéculatif pour renflouer les caisses de la ville ! Il faut pour des impératifs écologiques et patrimoniaux préserver les bords du fleuve, notre bien commun !

Pour comprendre plus amplement le dossier :

Dans le cadre de l’appel à projets « Réinventer la Seine », la ville prévoyait un projet urbain sur le site situé 1 à 9 avenue du Président Kennedy à Paris (16ème), dit Parking du Pont de Grenelle, correspondant à des terrains privés expropriés en 1965, il y a plus de 50 ans par l’Etat et la Préfecture de Paris, pour y construire le nouveau pont de Grenelle, dégager sur la Seine le nouveau bâtiment de la jeune ORTF,  et réaliser la voie express rive droite. L’esprit de l’architecte de la Maison de la Radio envisageait que puisse ainsi être réalisé, un grand parvis jusqu’aux berges du fleuve.
Les terrains expropriés, devenus propriété de la Ville et de l’Etat, ont été par la suite affectés par voie de concession à la réalisation d’un parc de stationnement, laissant  dégagé de toutes constructions le niveau du quai haut de cet équipement en bord de Seine.

Le projet « En Seine ! » retenu par la ville et proposé par la Sogaris mandataire d’un groupement, devait comporter une partie en sous-sol, à la place de l’ancien parking, consistant en une plate-forme logistique fluviale et urbaine du dernier kilomètre et une station-service multi-énergies décarbonnées, équipement semblant a priori vertueux au regard des objectifs de fret sur le fleuve et du plan climat de Paris.
Sur la dalle, il était prévu la construction d’un immeuble de trois étages abritant un pôle d’enseignement supérieur privé, mais qui de fait allait s’interposer entre la Seine et la maison de la radio, reléguée en deuxième plan.

Sauf que ce faisant, la ville passait outre que la Maison de la Radio a été inscrite le 26 mars 2018 par arrêté du préfet de région n°2018-03-26-001, au titre des monuments historiques, mettant précisément en exergue l’importance de la visibilité de la Maison de la Radio depuis la Seine et dans le paysage urbain.
De plus, s’agissant du domaine privé de collectivités publiques, la cession d’un terrain à des opérateurs privés nécessite au préalable d’engager par voie d’enquête publique leur déclassement. La ville prévoyait bien de procéder à cette enquête publique mais après avoir autoriser un opérateur à y faire plus amples études et d’occuper le terrain !

Bref, une fois de plus, la ville de Paris pense pouvoir passer en force contre les réglementations et les procédures et se prend les pieds dans le tapis et retire in extremis un nouveau projet monté en dépit du bon sens !

Pourquoi autant d’incompétence ? Parce que la ville veut à chaque fois “auto-financer” ses projets. Résultat, le montage économique du projet dans la démarche “Réinventer la Seine” fait porter le financement du projet en sous-sol relevant de l’intérêt général par le projet de construction sur la dalle, pour rentabiliser via des promoteurs privés la transformation du foncier en foncier constructible et donc spéculatif.

2 Comments

  1. Je soutiens votre initiative.
    Merci de bien vouloir nous faire suivre les développements concernant ce projet pour le moins discutable.

  2. Bonjour, serait-il possible d’avoir davantage d’informations ? Cordialement, M.A.

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