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"À Paris, place au peuple !"

A Tokyo, contre les JO !

A Tokyo, contre les JO !

J’avais décidé de participer à la première rencontre internationale des collectifs contre les Jeux Olympiques qui se tenaient à Tokyo, soit un an avant l’édition 2020. Alors que Paris a décidé d’accueillir les JO en 2024, ces rencontres ne pouvaient avoir lieu sans français-e-s. Nous nous sommes retrouvés, avec Frédéric Viale, Président de l’association contre les JO de Paris 2024 dès l’aéroport Charles de Gaulle pour ce court voyage militant.

 

 

Commençons d’emblée par nous débarrasser des polémiques des trolls en tous genres, macronistes ou frontistes, qui n’ont cessé de fustiger mon empreinte carbone. Imaginez celle de chaque édition de Jeux Olympiques avec entre 15 et 20 millions de visiteurs attendus pour les JO à Paris de 2024 (selon Roland Héguy, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie qui s’en félicite d’avance) ! Si seulement toutes celles et ceux qui en ont fait la remarque pouvaient se joindre au combat pour l’annulation des Jeux Olympiques ! La course au tourisme de masse est une aberration écologique.

 

Bien sûr, c’est une contradiction de vouloir à la fois limiter drastiquement l’usage de l’avion, refuser le futur terminal T4 et prendre un vol pour Tokyo pour moins d’une semaine sur place. Et pourtant ces voyages sont nécessaires. Il est illusoire de croire que l’on peut construire des solidarités internationales en restant derrière son ordinateur. Notre internationalisme a besoin de rencontres humaines. Il faut les vivre pour y puiser tout le sens des combats communs à porter, tisser les liens pour construire les résistances, prendre des initiatives. Evidemment, c’est mon parti qui a payé le billet d’avion et non la collectivité parisienne. En amont, Kolin Kobayashi, militant franco japonais anti nucléaire et opposé aux JO m’avait aidé à préparer ce voyage et anticiper différentes rencontres. Sur place, j’ai eu la chance d’être hébergée chez les parents japonais d’un militant associatif de Belleville. Le père est un grand photographe spécialiste de la Roumanie et de l’art folklorique roumain. Écouter au réveil le mystère des voix bulgares en dégustant un petit déjeuner japonais, j’avoue que le dépaysement était complet ! Que je remercie leur immense générosité, une magnifique rencontre. Ces quelques jours au Japon furent bien courts, laissant peu de place aux visites mais les rencontres passionnantes.

 

Le capitalisme globalisé et financiarisé domine le monde et montre sans cesse la solidarité de classe de l’oligarchie triomphante tandis qu’elle ne cesse de saccager la planète et surexploiter la condition humaine. Alors oui, c’est une tâche essentielle, primordiale, de construire nos solidarités internationalistes. La résistance aux JO est un front de combat. Fragile, minoritaire et pourtant essentiel. Visiter Tokyo en manifestant, dans cette ville si caractéristique du capitalisme, scander les slogans en anglais et en japonais avec des activistes de tant de pays différents, au milieu des gratte-ciel, de la prolifération publicitaire restera un souvenir inoubliable.

(Merci à Clare Solomon, initiatrice du collectif contre les JO de Londres pour cette vidéo qu’elle m’a envoyée de notre manifestation à Tokyo ! )

 

 

L’enjeu politique des JO de Tokyo : Faire oublier Fukushima.

 

 

Le Mardi 23 juillet, une conférence de presse avait lieu à Tokyo, permettant de mieux comprendre les enjeux notamment au Japon de s’opposer à l’édition 2020 des Jeux olympiques.

 

Les JO de Tokyo ne dérogent pas à la règle de toutes les éditions des Jeux olympiques, celle du dépassement du budget : le budget a été annoncé à 11,2 milliards d’euros en décembre, soit le double de la prévision de 5,8 milliards dans le projet de candidature. Mais selon la responsable du collectif anti JO de Tokyo, Misako Ichimura, ce sont 30 milliards de dollars qui auraient déjà été dépensés depuis le début pour les JO de Tokyo.

 

 

Tout comme les JO de Tokyo de 1964 avaient servi à démontrer que le Japon s’était relevé de la guerre, le gouvernement Abé entend utiliser les JO de 2020 pour faire oublier la catastrophe de Fukushima et d’en faire ainsi les « JO de reconstruction ».

 

La catastrophe de Fukushima est sans conteste la plus grave catastrophe nucléaire du 21ème siècle. Le Tsunami du 11 mars 2011 consécutif au séisme le plus important mesuré au Japon, a mis hors service le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, entraînant la fusion des coeurs de réacteur, attaquant la piscine de désactivation et provoquant d’immenses rejets radioactifs. La vague de plus de 15 mètres de haut avait entièrement inondé la centrale. Le bilan reste un sujet polémique tant l’opacité règne du côté de la société d’exploitation de la centrale Tepco et des autorités japonaises. Selon la police nationale japonaise, 15 894 personnes seraient mortes et 2561 seraient toujours portées disparues, 6100 blessées et 470 000 personnes auraient été évacuées à la suite du tsunami et des menaces radioactives. Les chiffres ne comportent aucune distinction entre les victimes du tsunami et les victimes de l’accident nucléaire. 8 ans après, l’opacité se poursuit quant aux nombres de cancers provoqués par les radiations, notamment une forte augmentation de cancers de la thyroïde.

 

 

J’ai pu rencontrer Naoto Kan qui fut 1er ministre du Japon au moment de la catastrophe. Il était jusque là en totale confiance avec la technologie japonaise et comme tous les pro nucléaires, était persuadé qu’il s’agissait d’une énergie sûre.

Depuis, il se bat au Japon pour une proposition de loi pour zéro énergie nucléaire et parcourt le monde entier pour tenter de convaincre de la nécessité impérieuse de sortir du nucléaire. Je devrais pouvoir récupérer leur proposition de loi et la faire traduire en français afin d’approfondir les échanges avec le groupe parlementaire FI. J’ai échangé à cette occasion longuement avec Reiko Matsushita, la première femme maire de la ville de Musahino située à proximité de Tokyo. Lorsqu’elle fut auparavant élue régionale de Tokyo, elle s’était battue contre un projet anti-écologique de barrage. Dorénavant, elle mène le combat féministe pour l’émancipation des femmes dans une société japonaise fortement marquée par la tradition patriarcale, où une majorité de femmes ne travaille pas ou peu et subit une grande précarité.

 

 

J’ai eu également un entretien avec la sénatrice Mizuho Fukushima, ancienne responsable du parti social démocrate qui soutient également la même proposition de loi de sortie du nucléaire. Il y a toujours 54 centrales nucléaires au Japon et les risques sismiques sont toujours réels. Selon la sénatrice, la majorité des japonais sont pour la sortie du nucléaire, sans pour autant qu’ils aient réussi à le traduire du point de vue de la représentation politique.

 

Si le gouvernement ne cesse de répéter que la situation est « sous contrôle », dans les faits, pour refroidir les 3 réacteurs, de l’eau est toujours nécessaire en grande quantité et les 1000 réservoirs d’eau contaminée seront saturés d’ici moins d’un an. La seule solution préconisée pour l’instant est de rejeter l’eau contaminée dans l’océan !

 

Aussi, plus de 16 millions de sacs de terre irradiée sont stockées à l’air libre. Sans autre solution pour gérer ces déchets radioactifs, le gouvernement privilégie la modification des seuils, afin de réutiliser ces terres dans la construction ou l’étaler sur l’ensemble du territoire du Japon sous les terres agricoles. On arriverait à une situation totalement absurde et irresponsable où la totalité du Japon serait contaminée !

 

Kolin Kobayashi a bien voulu en vidéo revenir de façon résumée sur ces enjeux.

 

Alors que l’analyse de la catastrophe devrait imposer le démantèlement des centrales, il n’en est rien. Et si des projets à l’étranger d’exploitation de centrales nucléaires ont été interrompus, c’est bien contre la volonté de Tepco et du gouvernement japonais, toujours attaché au nucléaire et bien décidé à pouvoir de nouveau exporter leur technologie en la matière.

Il y a un enjeu économique et politique, tant international que national pour le pouvoir japonais de démontrer que « tout va bien ». Résultat, le gouvernement et le comité olympique japonais ont prévu, en lien avec le CIO, que la flamme Olympique traverse une zone proche de Fukushima…

 

Le jour de mon arrivée à Tokyo coïncidait avec les élections à la Chambre haute du Japon. Si la majorité de Shinzo Abe l’a une fois de plus remporté de loin, l’abstention a atteint ses plus hauts scores depuis la seconde guerre mondiale. le camp du pouvoir n’a surtout pas obtenu le nombre de siège lui permettant de réaliser la réforme de la constitution voulue et de rompre avec ses principes pacifistes. L’objectif politique d’Abe est de doter le Japon d’une force armée pouvant suivre une logique offensive, ce que l’actuelle constitution interdit. Mais pour ce faire il lui faut les deux tiers des sénateurs pour déclencher un référendum, perspective compromise au vue des résultats. Dans un tel contexte de dérive autoritaire et militariste du pouvoir, on imagine la fonction nationaliste que vont revêtir ces JO de 2020. Je ne sais si l’opinion japonaise serait favorable à cette stratégie va-t-en-guerre. J’aurais bien aimé échanger avec ces militants pacifistes croisés en face du Kantei, la résidence du 1er Ministre japonais. Leurs pancartes affichaient leur refus de la base américaine à Okinawa mais la barrière de la langue ne nous a pas permis d’échanger plus.

 

Pendant ce temps, les réfugiés de Fukushima, qui ne sont toujours pas relogés, n’ont plus droit à aucune aide. Le gouvernement veut les contraindre au retour dans la zone contaminée. Les problèmes de santé des travailleurs de la centrale et notamment des société de sous traitance, la santé des enfants de la zone contaminée révèlent pourtant la gravité des risques sanitaires du nucléaire. Voici le sombre décor antisocial et anti-écologique, que le CIO et l’ensemble des Etats participants aux JO vont cautionner.

 

 

Evidemment, la situation de Los Angeles, comme de Paris, n’est pas comparable à celle de Tokyo. Mais, là-bas aussi, d’autres priorités exigeraient que l’argent alloué aux JO réponde d’abord à l’intérêt général. Selon Anne Orchier, du collectif contre les JO de Los Angeles, prévues pour 2028, la ville est confrontée à une grave crise du logement avec près de 60 000 personnes sans abri. Elle a également dénoncé lors de la conférence de presse l’absence de débat autour des JO, symptôme de l’effondrement démocratique, loin d’être propre aux Etats-Unis.

 

 

Lors de la conférence de presse, Jules Boykoff, ancien joueur de football américain, universitaire et très engagé contre les JO, est revenu sur les promesses mensongères de retombées économiques  qui ne profitent guère aux entreprises locales, exclues des périmètres des JO au profit des entreprises sponsors et aux grands groupes.

 

 

Il est revenu sur les JO de Londres, pour montrer que malgré les promesses que les villages olympiques se transforment en héritage en logement social, à la fin, c’est surtout la spéculation qui a gagné du terrain et la gentrification des quartiers concernés qui s’est aggravée, chassant plus loin les classes populaires. En France, on nous vend la même promesse, celle de 40% de logements sociaux à l’arrivée sur le village olympique dans le 93. Mais dans les faits, aucune précision n’est donnée sur la nature de ces logements sociaux (quelle catégorie ? au profit d’accession à la propriété ou réellement du locatif social ? ). La promesse permet d’abord et avant tout un financement à 40% par les OPHLM !

Jules Boykoff a dénoncé également le greenwashing qui accompagne dorénavant tout dossier de candidature.

 

Lors de la manifestation du mercredi 24 juillet, un activiste coréen portait un masque en écorce d’arbre. Lors de sa prise de parole il nous a expliqué  que plus de 200 000 arbres de plus de 500 ans avaient été abattus pour seulement 15 jours de manifestations sportives lors des JO d’hiver de 2018 de Pyeongchang en Corée du Sud.

 

 

La conférence d’Attac

 

J’ai pu à Tokyo faire la connaissance des insoumis Tokyoïtes. Des français venus s’installer là-bas pour certains depuis plus de 35 ans.

Sublime, l’animatrice du groupe local, chanteuse professionnelle s’était beaucoup impliquée dans des actions de solidarité auprès des populations après la catastrophe de Fukushima et avait par la suite initié une caravane organisant des spectacles de soutien. Certains sont enseignants, d’autres travaillent dans le privé. On s’est pour la plupart également retrouvés à la conférence qu’organisait le groupe Attac Japon contre les JO avec Frédéric Viale, Président de l’association Non aux JO 2024 à Paris.

 

Les JO sont l’expression du vieux monde et son organisateur principal, le CIO, est une institution intrinsèquement antidémocratique. Les JO relèvent avant tout d’une grande opération de détournement d’argent public au profit de grandes entreprises privées. Tous les budgets depuis au moins ceux de Los Angeles de 1984 ont été dépassés. Si les institutions publiques sont les principales payeuses, les principaux bénéficiaires, eux, sont privés : grands sponsors, multinationales. Les médias étant tenus pour 90% par 9 milliardaires ayant des énormes intérêts dans cette manifestation mondiale, aucun espoir qu’ils relaient réellement les scandales qui entourent ces JO.

 

Le CIO est un trou noir des institutions internationales : c’est une organisation de droit suisse, qui ne publie jamais ses comptes, est couverte par le secret bancaire, ce qui rend toute enquête impossible. Mais le CIO encaisse des sommes colossales en droits TV, droits à l’image, qui se chiffrent en milliards de dollars. A chaque édition des Jeux, le CIO exige du pays hôte l’adoption d’une loi Olympique qui leur permet de déroger aux législations et réglementations locales et reporte la responsabilité de déficits éventuels (systématiques dans les faits du point de vue des dépassement de budgets) sur les Etats d’accueil. La bonne vieille règle de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits.

 

Il a, à son tour déconstruit la promesse parisienne de jeux “écologiques”. Comment croire en une empreinte carbone neutre des Jo quand plus de 3 millions de personnes (estimation basse) sont attendues ? La promesse de compensation carbone n’est qu’un mensonge de plus si en deçà de l’urgence écologique et climatique. La Maire de Paris a même promis que la Seine sera d’ici là dépolluée, mais les inquiétudes d’un recours à des méthodes de dépollution chimique sont les plus fortes.

 

A Paris, les JO servent d’accélérateur à la financiarisation du Grand Paris, renforçant sa gentrification et l’artificialisation des sols. L’idéologie des JO, c’est le sport spectacle de la compétition pour mieux occulter la précarité et l’étendue de la crise sociale, comme l’a révélée l’insurrection citoyenne des gilets jaunes. Tant d’argent public englouti pour 15 jours quand il en manque tant dans les services publics.

 

Je suis également intervenue lors de cette conférence d’Attac pour ré-insister sur le déni démocratique de cette candidature aux JO de Paris. La maire de Paris, Anne Hidalgo était au départ opposée aux JO et la candidature de la France ne faisait pas partie de ses engagements de campagne. Puis, sous la pression de Hollande, elle avait fini par tourner sa veste. Je continue à défendre la nécessité de l’organisation d’un référendum francilien pour ou contre les JO, souhaitant leur annulation.

 

Les JO deviennent le prétexte à toutes les politiques publiques au service du temps court et des intérêts privés. L’attractivité touristique et économique devient l’alpha et l’oméga au mépris de l’intérêt général, de l’urgence écologique et sociale. Le calendrier Olympique dicte sa loi pour la restauration de la cathédrale Notre Dame et le gouvernement et la ville sont prêts à tous les mensonges sur la réalité de la pollution au plomb pour ne pas effrayer le touriste quitte à mettre en danger la santé des enfants, des travailleurs et des habitants.

 

Face aux problématiques de pollution et de canicule, la priorité devrait être de repenser l’aménagement du territoire pour réduire les distances domicile-travail, préserver et étendre la pleine terre et lutter contre l’artificialisation des sols mais c’est l’inverse qui est engagé via notamment le Grand Paris Express et surtout le Charles de Gaulle Express (ce train des riches visant à relier l’aéroport Charles de Gaulle à la gare de l’est pour plus de 23€ le ticket n’est toujours pas abandonné mais pourrait être livré après les JO), et nombres de grands projets directement liés aux JO (une grande piscine olympique dans le 93, département qui aurait surtout besoin de nombres de bassins écoles ; infrastructures olympiques empiétant sur le parc de La Courneuve poumon vert du 93 ; village olympique sacrifiant à coût d’expropriation un foyer de travailleur migrants, une école d’ingénieur, sa résidence étudiante et son restaurant, et 23 entreprises locales) ou indirectement, tel que EuropaCity ou la Tour Triangle dont l’édification est accélérée par la loi Olympique.

 

L’ensemble de ces problématiques fait écho à celles rencontrées par les JO de Londres comme le dénonçait Claire Solomon rencontrée lors de la manifestation. Elle fut l’initiatrice du collectif anti JO de la capitale britannique. On les retrouve également en échangeant avec les activistes de Los Angeles venus en belle délégation participer à cette semaine à Tokyo anti JO.

 

Lors des prises de parole avant le départ de la manifestation, je suis intervenue sur l’importance de porter ensemble la bataille démocratique contre les JO. Si un référendum avait eu lieu à Tokyo, quelle priorité les japonais auraient-il mis en avant ? Organiser les JO ou s’occuper des terribles conséquences sociales et environnementales de la catastrophe de Fukushima ? Et à Los Angeles, régler la crise du logement ou l’aggraver par l’accueil des JO ? Et nous à Paris, vu le peu d’engouement pour les JO,  les citoyen-ne-s seraient-ils réellement favorable à ces jeux pharaoniques alors qu’ils savent bien qu’on leur présentera la facture ? Et quel devrait être notre impératif mondial à toutes et tous : bousiller un plus la planète pour ces manifestations tous les 4 ans au profit des sponsors ou décréter le monde en état d’urgence climatique et décider de l’annulation à minima de ces 3 prochaines éditions, Tokyo, Paris et Los Angeles ?

 

Pour éviter l’effondrement de notre société et de notre écosystème, il faut avoir le courage de renoncer aux JO et à leurs fausses promesses. Le CIO envisage dorénavant d’exiger des villes candidates qu’elles organisent en amont de leur décision un référendum. Pourquoi attendre les éditions de 2032 pour faire appliquer ce principe ?  J’entends bien porter ce débat dans la campagne municipale. je souhaite que les listes citoyennes que je souhaite soutenir au travers de l’appel “Décidons nous-mêmes” porte cette bataille.

 

Et de retour en France, je suis bien décidée à poursuivre ces liens internationaux tissés pour demander, ensemble, dès maintenant des référendums à Tokyo, Paris et Los Angeles pour permettre aux citoyen-ne-s de choisir. Leurs profits ou nos vies ? Nous avons choisi la préservation du climat avant tout !

 

3 Comments

  1. Bonjour,

    Pour que l’opposition aux J.O. soit plus qu’audible, entendable, ne faudrait-il pas proposer à l’entendement des arguments non plus seulement “négatifs” – aussi fondés soient-ils- mais aussi une alternative au sport et à son idéologie qui imbibe toute la société ? [Attention : au sport, défini comme pratique compétitive, mais pas à toute activité physique].

    Sinon l’opposition aux JO se heurtera toujours, en fin de compte, à l’idée reçue que s’attaquer aux J.O. c’est s’attaquer à un évènement qui couronne et garantit des pratiques, quotidiennes pour certains, promouvant le lien social, mais surtout la sacro-sainte SANTÉ. [ OMS-CIO : même combat ?]

    C’est ici qu’il faut citer, par exemple, l’engagement de Fabien Olier et de sa revue Quel Sport ?. Pêché rapidement dans le Net, en voici un bref aperçu : https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-sport/20111108.RUE5532/philosophe-de-l-anti-sport-on-court-on-ne-lit-plus.html

    j’en tire ceci : ” Je ne peux m’identifier à aucun parti car ils sont tous sportivisés, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Historiquement, la critique du sport était liée à la LCR dans les années 70 mais quand elle a pris parti pour les JO de Moscou, elle s’en est éloignée. ”

    Bien à vous.
    PS : http://nonjo2024aparis.neowordpress.fr/

    • Lire : Fabien OLLier ! Ollé !

  2. Remarquable compte-rendu, captivant.. Madame Simonnet, merci pour ce travail, toutes ces infos, la clarté de votre langage, la diversité des sujets concomitants aux JO. Merci infiniment de votre engagement.

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