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"À Paris, place au peuple !"

5 décembre, la Macronie tremble, ne la décevons pas !

5 décembre, la Macronie tremble, ne la décevons pas !

Ils ont peur. Ils paniquent même. Le 5 décembre, la grève et la mobilisation se préparent de toutes parts. Les cheminots, la RATP, l’hôpital, l’énergie, la pétrochimie, les étudiants, les retraités, les chômeurs et combien d’autres secteurs encore avec la convergence également de nombreux Gilets Jaunes. La CGT, FO, Solidaires, la FSU, l’UNSA et même la CFDT dans certaines branches ou entreprises. La Macronie craint la journée du 5 et sait déjà qu’elle devrait se prolonger, le 6, le 7 et jusqu’à quand ?

Ils tremblent et déjà en cela c’est si réconfortant ! Réalisons la force de notre nombre ! Oui, nos déplacements vont être galères. On redécouvrira l’auto-stop comme en 1995 et tous ces riches échanges qu’on avait alors ! Oui, le pays va être sans doute bloqué, et c’est souhaitable pour que leur politique soit empêchée ! Car la pire des galère, c’est celle qu’ils veulent nous imposer en remettant en cause tous nos acquis conquis de haute lutte !

Leur réforme des retraites, les salariés n’en veulent pas. Et à juste titre ! Tout le monde y perdra ! Le fond de l’affaire c’est que la réforme Macron-Delavoye a décidé de ne pas allouer d’avantage de ressources au financement des retraites qu’un plafond fixé à 14% du PIB. Jusqu’à présent, les ressources augmentaient à mesure que la population vieillissait. Du coup, leur réforme de la retraite par points, c’est l’outil pour partager un gâteau qui ne grossira pas pour toujours plus de personnes. Bien au-delà du débat sur les régimes spéciaux, tout le monde y perdra. Le résultat, c’est que tout le monde dans leur système sera condamné à travailler plus longtemps pour des pensions condamnées à baisser de 20% et même plus ! La valeur du point diminuera à chaque fois que l’espérance de vie et/ou le nombre de retraités augmenteront. Qui en profitera ? Les produits financiers par capitalisation. Et c’est sans doute cela leur objectif : financiariser les retraites.

Au nom de l’égalité, de l’universalité, le gouvernement s’attaque aux régimes spéciaux. Mais une autre harmonisation doit être instaurée, par le haut ! Le seul régime spécial avec lequel il faut en finir c’est celui des ultras riches, qui vivent avec leur rente et leurs évasions fiscales au-dessus de nos moyens.

L’alternative est simple : Elle commence par bien comprendre qu’on ne vit plus longtemps que parce qu’on travaille moins longtemps. Notre objectif doit être de garantir à toutes et tous le maintien du niveau de vie et de permettre de partir en retraite quand on le souhaite à 60 ans. Partir en retraite, doit être l’opportunité d’un autre temps de vie, en bonne santé et sécurisé dans ses moyens ! La vie des gens, leur niveau de vie, leur âge, leur état de santé, ne doivent pas être la variable d’ajustement.

On peut financer une tout autre réforme des retraites, en mettant à contribution les revenus financiers, car les retraites c’est une question de répartition de la richesse produite. En mettant fin à l’inégalité salariale Femmes/hommes, qui dépasse les 20%, on augmente aussi considérablement les cotisations. En augmentant les salaires, en créant les emplois nécessaires aux enjeux de planification écologiques, répondant à tous les besoins sociaux non satisfaits, on a plus de problèmes de financement des retraites ! Il suffirait d’augmenter l’enveloppe allouée de deux points du PIB, soit la même proportion accordée à l’inutile CICE qui ne créé pas d’emploi, et le financement des retraites serait assurée pour les 50 prochaines années.

Mais la colère et la détermination du 5 et au-delà, c’est contre leur contre-réforme des retraites mais aussi contre l’ensemble de leur politique libérale : celle qui fait que le pays craque aussi profondément, avec des suicides professionnels dans tant de secteurs, jusqu’à cet étudiant qui s’est immolé par le feu pour dénoncer la précarité qui tue. C’est l’hôpital public qui n’en peut plus, l’administration fiscale qui refuse le démantèlement de l’État, le secteur de l’énergie qui ne veut pas que tout le secteur des énergies renouvelables soit privatisé. La liste est longue.

Nous sommes toutes et tous concerné-e-s.
A Paris aussi, et peut être encore plus qu’ailleurs, on voit le résultat des politiques libérales nationales et municipales. La spéculation explose et chasse les habitant-e-s, 12000 personnes par an issues majoritairement des classes populaires. La précarité, la misère, le nombre de sans-abris ne cessent d’augmenter dont de nombreux enfants. Nos services publics sont privatisés un par an, des lignes de bus jusqu’aux crématoriums ! Il n’y a aucune fatalité à cela. Dans la rue et dans les urnes, démontrons que nous sommes plus nombreux qu’eux !

Faisons du 5 le commencement d’une immense résistance ! Dans le Val d’Oise, on m’a raconté une assemblée interprofessionnelle, avec nombre de syndicats et des gilets jaunes qui s’est terminée avec ce slogan : « On entre ensemble, on sort ensemble ! » C’est-à-dire en restant solidaires. Contre toutes les tentatives de division que le pouvoir ne manquera pas d’exploiter.

Pour les un an des gilets jaunes, ils ont organisé un véritable traquenard. Avec le préfet éborgneur et le ministre du désordre et de l’escalade de la violence. Ils ont tout fait pour empêcher que la manifestation se tienne et pour envoyer leur message autoritaire visant à terroriser jusqu’à l’idée même de manifester. Leurs médias aux ordres ont distillé le discours de formatage pour dénigrer toute résistance.
Mais on ne se laissera pas faire. Nos mobilisations construisent l’espoir. Dans le contexte international du Chili à l’Algérie, en passant par le Liban, l’Irak et tant d’autres pays, des peuples se sont mis e mouvement. Pacifiquement. Nous aussi, soyons au rendez-vous de l’Histoire !

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