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"À Paris, place au peuple !"

3- Ecologie

Ecologie : défendre un projet écologique pour le bien-vivre à Paris !

   Paris doit porter un véritable projet écologique pour devenir la capitale du bien-vivre pour toutes et tous ! En repensant l’aménagement du territoire, en réduisant les distances domicile-travail, la place de la voiture au profit des transports publics et des circulations douces, en avançant dans la production et la distribution d’énergies renouvelables, en promouvant la biodiversité dans la ville, une agriculture biologique et de proximité, en réduisant nos déchets et en luttant contre le gaspillage… Au-delà de mesurettes vertes, le rôle des collectivités est de penser le temps long pour organiser la planification écologique au service du bien-vivre.  Le principe de la règle verte s’appliquera à toutes nos politiques.

        La région Ile-de-France s’est construite à partir d’un aménagement du territoire aberrant en spécialisant des zones pour dormir, pour travailler, pour consommer, au nom de la compétitivité et au profit des promoteurs spéculateurs. Moins on a de revenus, plus on est contraint à des distances longues et souvent condamné à la voiture pour se déplacer. L’urgence écologique nous commande de repenser notre aménagement du territoire. Les listes « A Paris, place au peuple ! » proposent de diversifier les activités dans la ville, de réduire les distances domicile-travail, l’usage individuel de la voiture, le temps passé dans les transports. Ces questions sont indissociables de celle du logement et de la maîtrise du foncier. Contre le projet a-démocratique, antisocial et anti-écologique du Grand Paris, nous pouvons porter un projet de ville qui défende la coopération entre la ville et sa banlieue et non leur mise en concurrence.

               Un projet écologique au service du bien-vivre doit supprimer les méga-projets énergivores tels que la Tour triangle, promouvoir la distribution et la production des énergies renouvelables par la création d’une régie municipale des énergies renouvelables et porter un large plan de rénovation énergétique.

               Un projet écosocialiste pour Paris doit promouvoir une agriculture de proximité, défendre les terres agricoles en Ile de France, et généraliser les jardins partagés et potagers dans la ville. Pour garantir à toutes et tous l’accès à une alimentation saine et bio, nous développerons les AMAP et les produits issus de l’agriculture de proximité et bio dans la restauration collective. Garante de notre santé et de notre qualité de vie, la biodiversité dans la ville doit être promue et passer par la plantation de végétation et d’arbres en pleine terre et la création de corridors écologiques pour relier les espaces verts de Paris aux grands espaces naturels régionaux.

               La remunicipalisation de la gestion des déchets dans tous les arrondissements, le développement du tri et du compost des déchets organiques sont un  aspect essentiel de la transition écologique.

               La lutte contre le gaspillage de l’eau et pour la gratuité des premiers mètres cubes d’eau est également un élément clé du programme des listes A Paris, place au peuple !

              §  Promouvoir la biodiversité dans la ville

Pour nous, l’écologie ne peut se réduire au « capitalisme vert ». Ces termes sont contradictoires ! Les intérêts portés par le capitalisme financiarisé s’opposent à la protection de l’environnement. La société ne peut d’un côté enjoindre les citoyens à consommer toujours plus et de l’autre les culpabiliser de gaspiller. Notre objectif est la transition écologique : sortir des énergies carbonées et du nucléaire. Ceci impose de rompre avec la logique libérale qui nous gouverne. Pour y parvenir nous avons un outil : la planification écologique à mettre en oeuvre tant au niveau national qu’au niveau local.

  • Créer un 3ème bois dans Paris au niveau de la friche industrielle de Chapelle international.
  • Fermer les berges de Seine aux voitures et les renaturer.
  • Poursuivre la couverture du périphérique là où c’est possible et créer des espaces verts.
  • Rouvrir les parties souterraines de canaux.
  • Développer les surfaces d’espaces verts en pleine terre.
  • Faire du bâti un support pour la végétalisation : développer les toitures végétalisées et les jardins en terrasse.
  • Refuser toute utilisation des produits phytosanitaires de synthèse dans les parcs et bâtiments publics.
  • Appliquer le principe de précaution sur les antennes des opérateurs téléphoniques en respectant le seuil de 0,6 volt/mètre.

§  Transports : réduire les distances domicile-travail, soutenir les transports en commun et les circulations douces.

Entre les 9 et 13 décembre 2013, Paris a encore connu un pic de pollution durant 5 jours consécutifs. Pourtant, les études récentes de l’OMS et de l’Union européenne ont confirmé qu’une exposition prolongée à la pollution et aux particules fines a des effets néfastes pour la santé, dont l’augmentation des risques de cancer. Le principe de réduction de la voiture en ville est à présent largement partagé à gauche comme à droite. Mais la politique municipale du PS reste très axée sur la culpabilisation des automobilistes. Or, la majorité des parisiens et des franciliens qui traversent la capitale en voiture le font par nécessité. Paris voit converger chaque jour en moyenne 900.000 travailleurs quand 200.000 Parisiens se rendent à l’extérieur de Paris pour leur travail. Ce n’est pas par choix, mais par nécessité que nombre de Franciliens viennent en effet en voiture travailler à Paris, souvent relégués loin de leur lieu de travail parisien pour se loger dignement. Il est donc urgent de repenser l’aménagement du territoire. La politique des transports doit s’articuler à une politique d’urbanisme de mixité fonctionnelle et aux politiques sociales qui y correspondent (construction de nouveaux logements sociaux dans les centres urbains et baisse des loyers de ces logements). C’est dans cette perspective que les listes « A Paris, place au peuple ! » s’engagent pour une maîtrise de l’usage de la voiture (vitesse, stationnement, partage de la chaussée), une réduction de l’usage de la voiture individuelle, pour le développement de transports publics écologiques et de modes de transport doux (marche, vélo).

Réduire les distances domicile-travail

  • Respecter une mixité fonctionnelle dans tous les projets urbains : disposer de l’ensemble des fonctions nécessaires à la vie en ville dans chaque quartier (logement-emploi-services publics et espaces verts à moins de 30 mn à pied dans chaque bassin de vie).
  • Développer des commerces de proximité aux portes de Paris qui sont souvent des déserts d’activité.
  • Refuser le développement aberrant des pôles de compétitivité comme l’extension de La Défense qui contribue à la saturation de la ligne A.
  • Penser le développement de l’emploi en fonction des besoins locaux.
  • Le soutien au développement de l’emploi doit correspondre aux besoins et compétences des populations locales, et tout particulièrement aux portes de Paris.
  • Poursuivre les projets alternatifs en matière de logistique urbaine.
  • Interdire le transit de poids-lourds sur le périphérique par la réalisation avec la région d’un ferroutage (transport de camions sur des wagons de chemin de fer) de contournement de la région parisienne.

Des transports publics sûrs, agréables et abordables.

  • Exiger le retour à la TVA sur les transports à 7% après son augmentation à 10% au 1er janvier 2014.
  • Instaurer la tarification unique au tarif des zones 1-2.
  • Développer des espaces de gratuité dans les transports publics, notamment pour les étudiants, les chômeurs et les enfants de moins de 12 ans.
  • Restaurer la gratuité pour les personnes âgées et les personnes en situations de handicap dont les revenus sont inférieurs au SMIC.
  • Créer un Pass navigo intégré permettant d’accéder à tous les réseaux de transports de la région (tramway, métro, RER, bus et Vélib’).
  • Municipaliser et repenser la tarification des parkings aux portes de Paris afin d’inciter les franciliens à abandonner leur véhicule au profit des transports en commun dans Paris.
  • Investir dans le renouvellement du matériel et des infrastructures des transports en commun, notamment le désamiantage du métro parisien.
  • Soutenir une hausse des effectifs pour assurer la maintenance et le bon fonctionnement des transports en commun.
  • Pour des stations de métro et RER propres, remettre en cause la sous-traitance de l’entretien par le STIF.
  • Prolonger les lignes jusqu’aux portes de Paris et la proche banlieue.
  • Raccorder des lignes “ cul-de-sac ” (3bis et 7bis).
  • Dédoubler les lignes en fourche.
  • Développer la fréquence des bus, notamment des lignes saturées
  • Développer les bus en site propre.
  • Développer les bus doubles sur les lignes saturées.
  • Améliorer la desserte fine des territoires en transports en communs (lignes de bus type « traverse »).
  • Augmenter la fréquence du tramway.
  • Etendre les lignes de tramway, et notamment la ligne T8 jusqu’à la station de RER Rosa Parks pour construire une continuité urbaine entre Paris et sa banlieue.
  • Augmenter le nombre de véhicules et les effectifs, tout en assurant la formation des personnels gérant le dispositif PAM.
  • Instaurer pour les usagers de PAM une tarification équivalente au pass navigo (et gratuité pour les revenus inférieurs au SMIC).
  • Adapter 100% des stations de bus aux personnes à mobilité réduite.

Avec l’augmentation de la TVA sur les transports de 7% à 10% le gouvernement augmente le prix des transports en commun pour les usagers ce qui est contradictoire avec une politique de transport sociale et écologique : soit le STIF augmente les tarifs, soit il diminue les moyens affectés à la maintenance.

Développer les véhicules écologiques contre les véhicules polluants :

  • Renouveler le parc automobile de la ville en véhicules hybrides ou électriques (bennes à ordures comprises).
  • Renouveler le parc autobus de la RATP en véhicules hybrides ou électriques.
  • Municipaliser Autolib’.
  • Développer l’autopartage en soutenant les entreprises de l’économie sociale et solidaire qui le développent.
  • Soutenir et encourager le co-voiturage, notamment sur des liaisons Paris-Banlieue.
  • Taxer les véhicules en fonction de leur puissance.
  • Inciter les grandes entreprises et les compagnies de taxis le retrait des véhicules fonctionnant au gazole au profit de véhicules hybrides.
  • Créer des stations de rechargement des batteries alimentées par des énergies renouvelables.
  • Soutenir les taxis contre la concurrence déloyale des VTC.
  • Augmenter le nombre de places de parking pour les 2-roues.
  • Développer les 2-roues en autopartage.
  • Renforcer la formation des conducteurs de 2-roues.
  • Renforcer la prévention routière en direction des automobilistes pour une meilleure prise en compte des 2-roues.
  • Exiger des contrôles techniques qui permettraient d’éliminer les vieux véhicules 2-roues.

Se réapproprier la rue : développer la marche et le vélo.

  • Tripler le nombre de rues piétonnes à Paris qui soient des zones de vie, ouvertes à la  culture et aux associations.
  • Développer les zones de circulation à 30km/h.
  • Rendre les trottoirs aux piétons : en réduisant la part de la chaussée affectée à l’automobile et en luttant contre l’envahissement du matériel publicitaire.
  • Rendre transparentes et publique les autorisations délivrées aux commerçants pour l’installation de terrasses.
  • Municipaliser les Vélib’ et les rendre gratuits.
  • Rendre l’usage du vélo possible et sûr partout : développer de véritables pistes cyclables en site propre et limiter les cheminements cyclables sur les trottoirs.
  • Encourager l’usage du vélo : développer les double sens de circulation, expérimenter les chaussées à voie centrale sur certains axes, développer les stationnements de vélo autour des transports en commun.
  • Augmenter le nombre de stationnement des vélos.
  • Engager un programme de valorisation du vélo : atelier de réparation, promotion du vélo dans le périscolaire, programme avec les associations de jeunesse, les centres sociaux…
  • Renforcer l’accessibilité des rues parisiennes aux handicaps moteurs et visuels.

§  Energie : économiser l’énergie et rénover

En France, 52% de la consommation énergétique finale concerne la chaleur, due essentiellement au chauffage des bâtiments. La priorité doit donc être donnée aux économies d’énergie. Il y a notamment urgence à mettre en œuvre un plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et privés et à développer les techniques de création/ récupération d’énergie innovantes.

  • Créer une régie municipale des énergies renouvelables chargée de développer la production des énergies renouvelables (géothermie, aérothermie -récupération de la chaleur du métro-, récupération des eaux usées, la valorisation énergétique des ordures ménagères etc.). La régie sera également chargée de développer les énergies renouvelables redistribuées dans Paris.
  • Engager un plan de rénovation énergétique des logements et de lutte contre la précarité énergétique.
  • Porter la revendication de la gratuité des consommations de base d’énergie des ménages en fonction d’une surface moyenne par habitant et de l’isolation du logement.
  • Conditionner les garanties d’emprunt accordées aux bailleurs sociaux dans la construction neuve à l’exigence d’isolation énergétique des bâtiments aux normes (50kWhep/m²/an).
  • Donner la priorité dans la rénovation aux logements des personnes en situation de précarité énergétique.
  • Développer les projets innovants d’équipements passifs, c’est-à-dire des bâtiments produisant au moins autant d’énergie qu’ils en consomment, comme l’école de la rue Binet dans le 18ème arrondissement, ou la crèche de la rue de la Croix-Nivert dans le 15ème
  • Soutenir les innovations en isolation thermique du bâti comme les expériences de cultures d’algues.
  • Refuser les tours de grande hauteur, interdire les mégaprojets énergivores tels que la Tour Triangle dans le 15ème arrondissement.
  • Interdire les enseignes lumineuses nocturnes sur les toits de Paris et réduire, dans le cadre d’une concertation, les  éclairages des enseignes, boutiques et établissements divers.

§  Agriculture et alimentation : pour une alimentation saine et bio, défendre l’agriculture paysanne et promouvoir la permaculture

  • Engager Paris à lutter contre l’étalement urbain franciliens et les grands projets qui détruisent les terres agricoles en Ile-de-France tels que le centre commercial Europa city au triangle de Gonesse.
  • Soutenir et développer le commerce équitable.
  • Créer à la Ville et dans les mairies d’arrondissement un service de mise en relation des agriculteurs et des parisiens pour soutenir les initiatives citoyennes de création d’AMAP.
  • Mettre à disposition des AMAP des locaux et points de livraison.
  • Réserver des places dans les halles et les marchés de la ville pour les producteurs locaux.
  • Soutenir et développer les expériences de cultures maraîchères urbaines et la permaculture.
  • Pour la restauration collective (cantines municipales, hôpitaux, foyers,…) assurer des approvisionnements privilégiant les circuits courts de proximité, l’agriculture biologique et paysanne et les produits de saison.
  • Rétablir en régie publique les cantines scolaires gérées par des entreprises privées.
  • Généraliser la création de jardins potagers et de plantations d’espèces fruitières, notamment dans les résidences de logements sociaux, dans les parcs publics et la ceinture verte de Paris (bois de Vincennes et de Boulogne, certains terrains de la petite ceinture, etc.) en privilégiant la gestion collective ou par des associations ou des entreprises de l’ESS.

§  Déchets : réduire nos déchets, recycler, échanger !

  • Revenir sur la privatisation dans la moitié des arrondissements de la collecte et du traitement des déchets pour créer une régie publique de collecte et de traitement des déchets.
  • Poursuivre les campagnes d’information et de sensibilisation de tri des déchets.
  • Installer des containers de proximité en nombre suffisant pour faciliter le tri des habitants d’immeubles anciens ne disposant pas de locaux adaptés.
  • Développer les systèmes aspirants de déchets.
  • Développer la consignation des bouteilles en verre.
  • Développer les expériences de compost urbain dans le parc social et dans l’espace public de proximité (squares, parc, etc.).
  • Expérimenter la collecte des déchets organiques dans chaque immeuble (poubelle rouge) conformément aux revendications « Zero waste ».
  • Mettre à disposition des restaurateurs des bacs de récupération des huiles alimentaires pour éviter que celles-ci polluent le sous-sol et nuisent à la santé des égoutiers.
  • Soutenir et développer les expériences de recyclage : accorderie, ressourcerie, etc.
  • Développer l’implantation de bornes de récupération de vêtements (dons et recyclage).
  • Développer et soutenir les expériences de dons de livres et de meubles.

§  Eau : lutter contre le gaspillage à travers un véritable service public écologique et durable

  • Rendre gratuits pour tous les particuliers les premiers mètres cubes d’eau indispensables à la vie et nécessaires à l’hygiène et taxer les surconsommations.
  • Instaurer une tarification distinguant les usages de l’eau : taxer les consommations participant aux chiffres d’affaire des entreprises.
  • Séparer et traiter différemment les eaux de pluie et d’égout puisqu’elles ne sont pas polluées de façon identique.
  • Surveiller la consommation d’eau des immeubles pour mieux détecter les fuites.
  • Réaliser un audit complet des circuits d’adduction (détection du plomb et recensement des canalisations en mauvais état) afin de prévenir les fuites.
  • Installer systématiquement des compteurs individuels dans les habitats collectifs, financés par la régie de l’eau.
  • Réaliser une campagne de sensibilisation du public au gaspillage d’eau potable et au coût individuel et collectif.
  • Récupérer l’eau de pluie dans des citernes pour l’entretien de jardins partagés de proximité.
  • S’opposer à toute exploitation et recherche sur les gaz de schiste pour protéger les ressources en eau potable sur la région Ile-de-France.