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"À Paris, place au peuple !"

Conseil de Paris : la démocratie confinée, l’urgence sociale attendra…

Conseil de Paris : la démocratie confinée, l’urgence sociale attendra…

 

Une démocratie confinée alors qu’il faudrait bien plus de démocratie ! 

 

La séance du Conseil de Paris sera limitée à une demi-journée, avec un débat d’actualité et un débat organisé fourre-tout, incluant toutes les délibérations et les vœux, qui ont été limités à un par groupe. Bien qu’élue non inscrite, j’ai néanmoins pu déposer un long vœu qui aborde différents points et propositions, mais qui ne peut hélas traiter tous les aspects que j’aurais souhaité porter au débat de ce conseil. 

Je dénonce ce confinement de la démocratie parisienne. C’est précisément parce que nous ne vivons pas un contexte « ordinaire » que nous devrions échanger et débattre plus que d’ordinaire. Alors que les formations politiques des groupes de la majorité parisienne dénoncent à juste titre, comme la France Insoumise, la dérive autoritaire de Macron et du gouvernement qui piétinent le Parlement en exploitant les institutions de la 5ème République et les dispositions de l’état d’urgence sanitaire, force est de constater que la démocratie ne se porte pas mieux au Conseil de Paris. 

 

Une seule demi-journée ne permettra pas d’aborder le fiasco gouvernemental des masques et des tests et les difficultés pour la ville qui cherche à y pallier mais peine à honorer ses promesses, de tirer les leçons de la crise de l’hôpital public, de celle des EHPAD et des aides à domicile, les inquiétudes des parents et de l’ensemble des personnels sur les conditions de la “reprise” scolaire et combien d’autres sujets encore. Aucun temps spécifique n’est par ailleurs prévu pour permettre aux élu.e.s d’interpeller le Préfet de Police alors que les restrictions de nos libertés et les dérives sécuritaires sur Paris se devraient d’être abordées. 

 

J’entends y réaffirmer la nécessité de plus de démocratie :

  • création d’un conseil scientifique et citoyen, sanitaire et social : la pandémie n’est pas finie et les problématiques de santé environnementale doivent enfin être traitées démocratiquement et en transparence. 
  • création d’un conseil du 4ème âge : si un tel conseil avait existé, regroupant enfin les salariés des EHPAD et des structures d’aides à domicile ainsi que les associations de familles de résidents, la catastrophe aurait pu, sinon être évitée, au moins être mieux contenue et anticipée.
  • respect des CHSCT et suivi des préconisations syndicales : pour exemple, il est urgent face aux problématiques de contamination des eaux usées de prévoir des masques adaptés aux égoutiers. 

Plus que jamais je compte défendre : 

  • la gratuité des masques, la réquisition de ceux stockés par la grande distribution et l’organisation de dépistage massif
  • la remise en cause de la réorganisation de la “Nouvelle AP-HP”, la réouverture du Val-DeGrâce, l’annulation du projet de privatisation du tiers de l’Hôtel-Dieu, notamment pour des commerces, des start-up et un restaurant gastronomique et le soutien aux revendications salariales de hausse de 300 €  pour tous les personnels de l’hôpital public. 
  • le refus des suppressions de classes prévues à la rentrée de septembre.
  • la réouverture des parcs et jardins et l’effectivité des nouvelles pistes cyclables promises.

 

La relance de l’activité : pas sans répondre à la crise sociale, refusons le retour à l’Anormal !

 

Une seule nouvelle délibération liée à la crise du Covid-19 nous est présentée, concernant le plan de soutien en direction des acteurs économiques, associatifs et culturels. Aucune mesure n’est soumise au vote pour répondre à la crise sociale subie par les familles ! Les mesures prises pendant le confinement (aides exceptionnelles aux familles via la CAF, distributions de paniers solidaires et subventions aux associations) ne suffisent pas à répondre à l’urgence sociale : beaucoup de familles dans les quartiers populaires vont devoir arbitrer entre payer le loyer ou remplir le frigo. Les mesures annoncées pour les locataires des bailleurs sociaux de la ville méritent d’être débattues, renforcées et automatisées. La ville prévoit l’exonération de 6 mois de loyers pour les associations, les institutions culturelles et les entreprises de moins de 10 salariés et pour les autres acteurs, des exonérations en fonction de leur perte de chiffre d’affaire. Il faut faire de même pour les locataires ! 

 

Je défendrai notamment : 

  • l’instauration auprès des bailleurs sociaux de la ville d’un moratoire immédiat de 6 mois sur les loyers, l’exonération de loyers pour les personnes ayant perdu tout revenu et diminution correspondant aux pertes de revenus pour les autres. 
  • l’interpellation des gestionnaires des Foyers de Travailleurs Migrants pour des mesures similaires.
  • renforcement des aides alimentaires, plan de lutte contre le non recours aux aides sociales. 
  • Garantir la poursuite de la mise à l’abri de tous les sans abris, les jeunes isolés, mineurs comme majeurs. 

 

L’intégralité des propositions émises à ce Conseil de Paris sont accessibles dans le vœu à ce lien, ainsi que les 75 propositions élaborées par Décidons Paris

 

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